Passer au contenu

La NASA prévoit bien d’aller sur Mars en 2028 mais avec une fusée nucléaire

La NASA ne vise pas que la Lune avant la fin de la décennie. Elle espère aussi se rendre sur Mars et compte pour cela utiliser une fusée à propulsion nucléaire.

En 1986 l’accident de Tchernobyl rappelle au monde que l’énergie nucléaire est d’une puissance dévastatrice. 40 ans quasiment jour pour jour après les bombardements d’Hiroshima et de Nagasaki, c’était cette fois au tour d’un accident industriel de secouer la planète par la puissance de l’atome.

40 ans plus tard, le nucléaire civil comme militaire, fait toujours partie de nos vies. Cette source d’énergie est d’ailleurs à l’étude du côté de la NASA, qui prévoit de construire une fusée à propulsion nucléaire. Baptisée SR-1 Freedom, cette mission «test» devrait rejoindre notre voisine rouge dès 2028.

Grande spécificité de cette fusée, elle utilisera un réacteur à fission nucléaire (comme nos centrales, mais en taille réduite) pour générer de l’énergie. Elle sera ensuite transformé en électricité et permettra de propulser la fusée dans l’espace.

Quels avantages ?

Utiliser la propulsion nucléaire peut paraître dangereux, mais Jared Isaacman, le patron de la NASA se veut rassurant. Les quantités de matières radioactives présentes à bord sont très faibles, limitant les risques même en cas d’incident.

Plus important encore, utiliser de la propulsion nucléaire doit permettre de considérablement réduire la durée des voyages spatiaux. Alors qu’une fusée à propulsion chimique classique mettra (au mieux) 7 ans à faire l’aller-retour entre la Terre et Mars, la propulsion nucléaire, avec une accélération faible mais continue devrait atteindre la planète rouge en un peu moins d’un an.

Planète Mars 3d
© BoliviaInteligente / Unsplash

Sur le papier, cette réduction des temps de trajet ne présente que des avantages, surtout dans l’idée d’une mission habitée vers Mars. Si partir pendant près de 10 ans est déjà un défi (physique, mental et de ressources) c’est d’autant plus compliqué qu’il faut prendre en compte les très puissantes radiations solaires.

Nous avons tendance à l’oublier, protéger par le puissant champ magnétique de la Terre, mais le Soleil aimait des rayonnements infrarouges extrêmement puissants. Une exposition longue peut entraîner des cancers, des dérèglements hormonaux et d’autres soucis de santé. Réduire le temps d’exposition n’est donc pas qu’une question de calendrier pour la NASA, c’est avant tout une affaire de survie pour de potentiels humains qui se rendront un jour sur la planète rouge.

Aller sur Mars, une nécessité ?

Face aux embuches que posent un trajet entre la Terre et Mars, la question de la nécessité d’un tel périple se pose. Si les intérêts scientifiques de l’exploration martienne sont évidents, plusieurs chercheurs ont déjà mis en avant que la présence humaine n’était pas une nécessité.

Du côté de la NASA on ne semble pas envisager une étude scientifique de Mars, sans in fine, y envoyer des astronautes. Au delà des possibles découvertes scientifiques réalisables sur place (il faut près de 24 heures pour faire un prélèvement dans le sol martien avec un rover comme Perseverance), la présence humaine est surtout un objectif «naturel».

L’Homme a toujours voulu explorer son environnement, des premiers chasseurs cueilleurs à Neil Armstrong en passant par Magellan et Christophe Colomb. Se rendre sur Mars est une étape de plus dans cette quête d’un «Nouveau Monde» qui occupe autant nos esprits en 2026 qu’en 1492.

🟣 Pour ne manquer aucune news sur le Journal du Geek, suivez-nous sur Google et sur notre canal WhatsApp. Et si vous nous adorez, on a une newsletter tous les matins.

Mode