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Plus de bots que d’humains en ligne : ces chiffres sur l’IA qui font peur !

Le web a été inventé pour les humains, mais ce sont désormais les machines qui le font tourner. Pour la première fois de l’histoire, les bots génèrent plus de trafic que nous.

Le web a été conçu par des humains, pour des humains. En 2026, il est majoritairement parcouru par des machines. Les derniers chiffres de Cloudflare, le spécialiste des sites et réseaux internet, dressent un constat interpelant. Pour la première fois dans l’histoire d’internet, ce sont les bots qui sont les principaux générateurs de trafic.

Sur le web mondial, Cloudflare estime à 57,5% la part que représentent les bots dans les requêtes HTTP. Face à eux, l’humain ne représente aujourd’hui plus que 42,5% de ces requêtes, alors qu’il était, depuis 1989 et la création du World Wide Web, son principal “client”.

Par requêtes HTTP, on entend les demandes qu’envoie un navigateur (ou un bot désormais) à un serveur pour obtenir une page ou une ressource. A chaque fois que l’on charge une page, le navigateur envoie une requête HTTP au serveur qui héberge le site qui envoie le contenu en réponse. “Les bots ont désormais dépassé le trafic humain en ligne pour la première fois dans l’histoire d’Internet”, explique Matthew Prince, CEO de Cloudflare. Et d’ajouter : “ça s’est passé plus vite que je ne l’avais prédit”.

Ces bots, ce sont bien sûr nos désormais précieux Gemini, ChatGPT ou encore Claude, sans lesquels l’humanité semble perdue aujourd’hui. Ces agents IA agentiques naviguent sur le web comme des humains, mais surtout à leur place. Ils lisent des pages et comparent des prix, ils effectuent des tâches multi-étapes et agissent comme des assistants personnels, en commandant notamment de la nourriture. Un modèle d’IA qui compare 50 vols, lit 30 fiches produits et consulte 10 pages de prix va générer des milliers de requêtes, là où un humain ne va en générer que quelques dizaines, voire centaines.

Cloudflare précise même ses chiffres avec des données géographiques. Gibraltar est notamment le pays où les bots dominent le web, avec 92,1% d’utilisation dans ce pays où les data center pullulent. Le résultat est tout aussi significatif à Singapour, dominé par les bots à 76,4%.

L’IA plus présente sur le net, vraiment ?

Mais ces chiffres sont à prendre avec des pincettes. Non pas qu’ils soient faux, loin de là, mais plutôt parce qu’il convient de lire entre les lignes de ce graphique. En réalité, les bots restent très largement minoritaires sur le web face à l’humain.

Si les requêtes HTTP faites par un bot ont largement explosé, ce n’est rien comparé au temps passé en ligne de l’Homme. L’IA génère plus de pages, certes, mais l’être humain passe davantage de temps sur les Netflix, YouTube et autres jeux vidéo. En effet, 2 heures passées sur Netflix génère très peu, voire aucune, requête HTTP, là où une comparaison des hôtels sur Booking en génère énormément.

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