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100 000 satellites en orbite, le projet fou d’Elon Musk pour Starlink

L’orbite sera-t-elle bientôt la propriété des méga-constellations ? L’appétit de leurs créateurs semblent sans limite.

Il ne se passe pas une semaine sans qu’Elon Musk, Jeff Bezos ou la CNSA (l’agence spatiale chinoise) ne prenne la parole pour annoncer toujours plus de satellites en orbite. Dans cette course à l’espace et à l’orbite, le nombre de satellites en orbite est une donnée cruciale.

Plus vous avez de satellites actifs dans votre constellation, plus votre offre d’internet par satellite est performante. Pour venir concurrencer les solutions terrestres et notamment la fibre optique, c’est essentiel d’avoir une excellente couverture.

10 fois plus de satellites

Dans cette optique, Elon Musk vient d’annoncer vouloir atteindre les 100 000 satellites avec sa constellation Starlink. Ce chiffre, démentiel, est dix fois supérieur au nombre de satellites actuellement présents en orbite (10 413 satellites, dont une vingtaine inactifs).

Ce n’est pas la première fois qu’Elon Musk fait des annonces grandiloquentes de la sorte. On pourrait même dire que le multimilliardaire sud-africain de naissance est coutumier du fait. Il y a quelques mois il avait encore multiplié ce chiffre par 10, annonçant vouloir lancer un million de satellites en orbite pour répondre aux besoins de l’IA.

Un calendrier flou

Derrière ces annonces qui font réagir, le calendrier de SpaceX est beaucoup plus pragmatique. Oui le nombre de satellites en orbite va encore augmenter, mais pas de façon exponentielle. L’entreprise développe en ce moment de nouveaux appareils, les V3, beaucoup plus puissants.

Ces satellites de nouvelle génération devraient atteindre les 1 Tb/s, contre 96 Mb/s pour les V2 mini, actuellement en orbite. Plus rapides, ils ne pourront cependant être lancés qu’à une condition : le Starship. Vouloir envoyer des satellites par milliers en orbite est une chose, y arriver en est une autre.

Starship
© SpaceX

SpaceX devra pour cela utiliser le Starship, un vaisseau surpuissant, mais toujours en cours de développement. C’est la seule fusée capable de lancer des satellites V3 (beaucoup plus lourd) en grande quantité.

La FCC, nouvel ennemi de SpaceX

Mais les questions techniques ne sont pas les seuls freins au développement de Starlink. D’autres embûches, beaucoup plus bureaucratiques, pourraient limiter la solution d’internet par satellite voulue par Elon Musk. Lancer des satellites ne se fait pas sans autorisation et dans le cas de SpaceX c’est la FCC qui décide du nombre d’appareils pouvant atteindre l’orbite.

En janvier 2026 elle a répondu à une demande de SpaceX. L’entreprise voulait recevoir l’autorisation de lancer 15 000 nouveaux appareils en orbite. Mais la FCC a coupé la poire en deux et n’a donné à Elon Musk son feu vert « que » pour 7 500 appareils. Pour le reste, il faudra monter de nouveaux dossiers et justifier de leur utilité.

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