Les nostalgiques ont eu le dernier mot. Burger King vient de lancer un nouveau menu qui risque de ravir les fans des années 80 à début 2000. Le menu Boomer King fait son entrée en restaurant avec des goodies incroyables à enfiler ou à utiliser.
L’idée est d’imiter une machine à remonter le temps avec un t-shirt K 2000, des chaussettes Sauvés par le gong, un mug Charmed et un verre 90210 Beverly Hills. Un objet aléatoire se glisse dans la boite aux couleurs de l’époque, qui contient elle même des anecdotes, des quiz et des références aux accessoires utilisés à la fin du siècle dernier.
Deux nouvelles recettes rejoignent le roster, mais pas de nouveau burger pour cette fois. On découvre à la place un Canada Dry pour la boisson et une glace Fusion au chocolat blanc Galak pour le dessert. Du reste, ce sont 10 recettes classiques de burgers qui peuvent constituer le menu Boomer King. Seulement voilà, le menu ne fait clairement pas l’unanimité auprès des consommateurs, pour une raison très précise.
Le clash des générations (mais pour de vrai)
Le problème est que l’enseigne se trompe de cible. En effet, de nombreux internautes s’insurgent face au nom choisi pour le menu déclarant que le terme “boomer” est soit mal utilisé, soit utilisé de façon péjorative. Entre les deux options, on ne sait pas laquelle est la meilleure. Mais une chose est sûre, les oeuvres mentionnées font bien partie de l’ère “millennial”. C’est précisément la génération qui se situe entre 1981 et 1996 qui a connu la trilogie du samedi, et non les véritables “boomers” qui sont nés entre 1946 et 1964.
Il faut voir ici une utilisation du terme boomer plus générique, moins liée aux générations précises qu’à l’état d’esprit nostalgique du passé. Si certains y voient une insulte – comme dans l’expression “ok boomer” massivement utilisée il y a quelques années – Burger King tente plutôt avec son menu de rendre hommage et de remettre au goût du jour des programmes si marqueurs de leur époque qu’ils en deviennent iconiques. Que les millennials ne se méprennent pas, même la Gen Z commence à battre de l’aile auprès de la Gen Alpha, qui considère même les personnes nées en 1999 comme appartenant au siècle des dinosaures.
Reste que les goodies sont de bonne qualité bien que kitsch à souhait (mais c’est évidemment ce qu’on aime) et que le retour dans le passé est réussi. Difficile de ne pas se réjouir devant tant d’effort, surtout quand le menu est livré avec un vinyle contenant la playlist officielle des meilleurs génériques et musiques de notre enfance (ou presque, mais c’est tout comme).
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