SpaceX a profité du onzième vol d’essai de sa fusée géante Starship pour présenter la nouvelle génération de satellites Starlink. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que la version V3 a pris du volume. Chacun pèse près de 2 tonnes, contre 600 kilos pour les V2 Mini et 300 kilos pour les tout premiers modèles. Un sacré embonpoint, mais c’est pour la bonne cause : chaque satellite V3 offrira un débit descendant de 1 Tbit/s et un débit montant de 200 Gbit/s. C’est dix fois plus rapide que les générations précédentes !
Les mastodontes de l’espace
Cette montée en puissance explique aussi le recours à la fusée Starship, bien plus musclée que la Falcon 9. Grâce à elle, SpaceX pourra envoyer 60 satellites V3 à la fois dans l’espace — soit vingt fois plus de capacité ajoutée à chaque lancement. Résultat : 60 térabits par seconde de bande passante supplémentaire pour tout le réseau. Autant dire que la fibre pourrait bientôt avoir de la concurrence… venue de l’orbite.
Starship has successfully deployed our @Starlink simulators pic.twitter.com/muNMalZkbT
— SpaceX (@SpaceX) October 13, 2025
Avec ces nouveaux satellites, Elon Musk espère enfin concrétiser son vieux rêve : un internet mondial, rapide, et accessible partout, des mégapoles aux déserts. Les V3 devraient gommer les ralentissements et les zones d’ombre qui agacent encore certains utilisateurs.
Et les usages possibles ne manquent pas : Starlink s’imagine déjà comme une solution idéale pour les voyageurs, marins, pilotes ou télétravailleurs nomades. Les débits promis pourraient permettre de streamer, téléverser ou travailler en visioconférence depuis le bout du monde, sans souffrir de la moindre coupure. Un argument de poids pour ceux qui vivent loin des grandes infrastructures ou qui rêvent d’une vraie connexion « hors réseau ».
Mais avant de profiter du très haut débit cosmique, il faudra patienter un peu. Le déploiement des V3 ne devrait commencer qu’au début de l’année prochaine, et les abonnés auront sans doute besoin d’un nouveau kit de réception pour profiter des vitesses maximales. Actuellement, l’abonnement Starlink coûte 40 € par mois pour une connexion illimitée — et il n’est pas certain que les tarifs restent au plancher avec cette mise à niveau.
La grosse ombre au tableau demeure la question des débris spatiaux. Ces satellites géants devront brûler entièrement lors de leur rentrée dans l’atmosphère, sous peine de transformer l’orbite terrestre en décharge céleste. SpaceX promet que tout est prévu pour éviter ça, mais avec des engins de deux tonnes, la promesse devra absolument être tenue.
🟣 Pour ne manquer aucune news sur le Journal du Geek, suivez-nous sur Google et sur notre canal WhatsApp. Et si vous nous adorez, on a une newsletter tous les matins.