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Une intrusion inacceptable pour les États-Unis : Washington vient de bannir les robots humanoïdes importés de Chine

Les États-Unis viennent de bannir les robots humanoïdes fabriqués à l’étranger pour des raisons de sécurité nationale.

Dans quelques années, les robots humanoïdes pourraient travailler un peu partout, que ce soit dans les usines, les hôtels, les hôpitaux ou même dans les foyers. Et pour s’assurer qu’ils ne dépendent pas des technologies d’autres puissances, mais aussi pour des raisons de sécurité nationale, les États-Unis viennent d’annoncer une mesure radicale : le bannissement des robots humanoïdes fabriqués à l’étranger. Cette mesure, annoncée par la Federal Communications Commission, ne vise aucun pays en particulier. Cependant, la mesure vise tout particulièrement l’industrie chinoise, qui est déjà très en avance dans le domaine de la robotique et qui domine actuellement ce nouveau marché. Selon Associated Press, le président de la FCC, Brendan Carr, a précisé que ce bannissement concerne les nouvelles versions des produits concernés.

“Alors que notre dépendance vis-à-vis des robots de pointe ne cesse de croître dans les domaines de la protection des infrastructures critiques, de l’industrie manufacturière et de la suprématie militaire des États-Unis, il est essentiel que nous disposions d’une chaîne d’approvisionnement et d’une base industrielle nationales sécurisées pour ces robots de pointe”, souligne la FCC. Pour celle-ci, le fait de dépendre de robots fabriqués à l’étranger pose un risque inacceptable en matière de cybersécurité.

En effet, le régulateur américain estime qu’un système robotique avancé peut collecter des données pour le compte d’acteurs étrangers, être exploité par des services de renseignement ou même être commandé à distance. “Début 2026, une faille de sécurité a été découverte dans une catégorie d’appareils robotiques de pointe fabriqués à l’étranger, qui permettait à des acteurs malveillants d’accéder à distance à des milliers de robots installés dans des foyers du monde entier”, indique également la FCC.

La réaction chinoise

Le document de la FCC prévoit également une période de transition, durant laquelle une entreprise dont les robots sont fabriqués en dehors des États-Unis peut demander une autorisation provisoire. Si cette demande est acceptée, ils pourront continuer à importer. Mais cette autorisation doit seulement permettre à l’entreprise de préparer la production sur le sol américain.

De son côté, la Chine a déjà réagi. Selon plusieurs médias, l’ambassade chinoise à Washington a exhorté “les États-Unis à écouter les voix objectives et rationnelles des milieux d’affaires dans les deux pays”. Celle-ci a aussi demandé aux États-Unis de “cesser de diffamer les entreprises chinoises et de les menacer de sanctions.” Par ailleurs, le communiqué menace aussi de mesures réciproques, affirmant que la Chine “prendra toutes les mesures nécessaires en réponse à toute action qui porte atteinte de manière significative à ses intérêts.”

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