Passer au contenu

Coupe du Monde 2026 : 3 supporters sur 4 se connecteraient à un faux Wi-Fi dans un stade, voici comment vous protéger

La Coupe du Monde 2026 commence dans quelques jours aux États-Unis, au Canada et au Mexique. 6,5 millions de personnes dans les stades, des millions d’autres qui vont suivre les matchs en ligne depuis des bars, des aéroports, des hôtels. Et une grande majorité qui va se connecter au premier réseau Wi-Fi qui s’affiche sur leur téléphone sans se poser de questions.

ExpressVPN, qui a annoncer son partenariat officiel avec la FIFA pour la Coupe du monde 2026, vient de publier une étude menée auprès de 6 000 supporters dans six pays. Les résultats sont prévisibles si on connaît le sujet, et assez édifiants pour les autres.

Le nom suffit à convaincre

Près de trois supporters sur quatre feraient confiance à un réseau Wi-Fi public et s’y connecteraient s’il porte le nom d’un lieu ou d’un événement reconnaissable, “MetLife_Stadium_WiFi”, “Wembley_Guest_WiFi”, vous voyez le principe. Aux États-Unis, ce chiffre monte à 82 %. En France, 68 % des personnes interrogées feraient pareil.

Le problème, c’est qu’il est techniquement trivial de créer un réseau avec ce genre de nom. Pas besoin d’être un expert en cybersécurité, un smartphone suffit. Et une fois que vous êtes connecté à un faux réseau, tout ce que vous envoyez, messages, identifiants, données bancaires, peut être intercepté.

Ce n’est pas juste de la navigation innocente, car les supporters accèdent à leurs réseaux sociaux, consultent leur messagerie, font des achats, et dans certains cas ouvrent leurs applications bancaires depuis le Wi-Fi d’un stade. Environ un supporter sur sept aux États-Unis et au Royaume-Uni a accédé à une app bancaire ou financière depuis un réseau de stade. Un Américain sur quatre a effectué des achats, billets, nourriture, produits dérivés, sur un réseau non vérifié.

La France, mauvaise élève du phishing

C’est le chiffre qui ressort particulièrement pour le marché français. La France enregistre le taux le plus élevé d’expériences de phishing et d’arnaques lors de grands événements sportifs parmi les six pays étudiés : 29 % des fans français déclarent avoir déjà été ciblés lors d’un match ou d’un tournoi. L’Espagne suit à 26 %, loin devant les États-Unis à 20 % et le Royaume-Uni à 18 %.

En plus, ils savent, mais se connectent quand même ! Dans les six pays, des majorités reconnaissent que le Wi-Fi public dans les stades, aéroports et bars est dangereux. En Espagne, 82 % des fans le disent. En France, une majorité aussi. Et pourtant, 42 % des fans français déclarent avoir quand même regardé un match en streaming sur un Wi-Fi public.

La génération Z est la plus exposée. Aux États-Unis, près de la moitié des jeunes répondants (47 %) déclarent être prêts à utiliser un Wi-Fi public pour suivre un match même en sachant qu’il n’est pas sécurisé. En France, 31 % des Gen Z font pareil. Les mêmes sont aussi ceux qui communiquent le plus facilement des informations personnelles, email, numéro de téléphone, pour accéder à un réseau ou à un contenu.

27725 639165901254311870
© ExpressVPN

Que pouvez-vous faire ?

La solution n’est pas complexe. Activer un VPN chiffre le trafic et rend l’interception beaucoup plus difficile, même sur un réseau compromis. Désactiver la connexion automatique aux réseaux Wi-Fi ouverts sur son téléphone évite de se connecter sans s’en rendre compte. Et privilégier la connexion en 4G/5G pour toute opération sensible, paiement, connexion à un compte, messagerie, reste la méthode la plus simple.

La Coupe du Monde représente une cible idéale pour les attaquants avec des millions de personnes dans des lieux inconnus, pressées, distraites, avec leur téléphone à la main. Le contexte parfait pour qu’un faux réseau nommé “FIFA_WorldCup_Official” fasse des dégâts.

🟣 Pour ne manquer aucune news sur le Journal du Geek, suivez-nous sur Google et sur notre canal WhatsApp. Et si vous nous adorez, on a une newsletter tous les matins.

Mode