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Carrie : la bande-annonce de la série horrifique ne va pas plaire à tout le monde !

Mike Flanagan prend un risque en s’emparant d’un classique de Stephen King devenu depuis un film culte du cinéma d’horreur sous la houlette de Brian de Palma. Et la bande-annonce ne va peut-être pas rassurer les sceptiques.

Carrie ne va pas avoir droit qu’à son bal du diable cette fois-ci ! Adapté quatre fois sous forme de long-métrage (bon, une fois en téléfilm, certes), le roman de Stephen King va enfin avoir droit à sa première version en série après le projet avorté de 2002. Et pour mettre toutes ses chances de son côté, Prime Video a demandé à Mike Flanagan, le papa de The Haunting of Hill House, La Chute de la Maison Usher ou encore Sermons de minuit (le tout est à voir sur Netflix), d’en être le showrunner, scénariste, réalisateur, producteur exécutif et sûrement bagagiste au point où on en est.

Sur le papier, il faut avouer que Flanagan à la tête d’une adaptation de King, ça fait sens. Le bonhomme n’en est pas à son coup d’essai et il a déjà notamment signé Life of Chuck et Doctor Sleep, deux œuvres particulièrement appréciées par King lui-même. Quant à savoir si cela peut lui faire peur de passer derrière Brian de Palma (parce qu’on ne va pas parler des autres adaptations), disons juste que l’année prochaine, on aura droit à sa propre interprétation de L’Exorciste. Autant dire que Flanagan se sent chez lui partout.

Carrie on my wayward son

Dans les grandes lignes, son Carrie reprend le récit initial : Carrie White (incarnée ici par Summer H. Howell) est une jeune fille isolée par sa mère autoritaire (Samantha Sloyan), découvrant “les joies” du lycée à la mort de son père. Et alors qu’elle est victime de harcèlement, elle va éveiller des pouvoirs télékinésiques. Dès le début, Flanagan a promis qu’il s’agirait d’une relecture moderne et audacieuse et on ne peut pas le contredire au vu de la bande-annonce !

Bien que le montage nous amène encore et toujours vers le climax du bal, on sent déjà l’esprit “sériel” avec pas mal de rallonges au niveau de l’histoire. L’image est lisse, moins poisseuse que chez de Palma, et la figure de la mère est pour le moment assez éclipsée par la vie lycéenne, comme si l’adolescent moyen allait être le véritable monstre, là où le film de 1976 mettait davantage l’accent sur le rôle de la génitrice dans le récit, avec un pamphlet sur la dévotion et un rejet du corps féminin. Des thématiques qui semblent absentes ici.

Néanmoins, on fait confiance à Flanagan pour parvenir quand même à tirer sa propre épingle du jeu, peut-être sur des sujets différents. Le scénariste nous a déjà prouvé son talent pour réhabiliter des récits de manière plus moderne et même si on émet quelques doutes, on reste convaincu qu’il saura nous surprendre, et nous effrayer, le 7 octobre prochain sur Prime Video.

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