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Incendies dans le sud de la France : la SNCF propose de vous rembourser vos billets

Face à des feux de forêt toujours hors de contrôle dans le Sud-Ouest, la SNCF étend son dispositif exceptionnel d’échange et d’annulation sans frais.

On pensait la mesure temporaire. Elle vient d’être prolongée pour la deuxième fois en quelques jours. Ce dimanche 26 juillet, la SNCF a annoncé que l’annulation et l’échange sans frais des billets de train restaient valables jusqu’au vendredi 31 juillet inclus. La raison n’est pas surprenante : les incendies qui ravagent la Gironde et les Landes depuis la mi-juillet ne montrent toujours aucun signe d’essoufflement, et nombre de voyageurs se sont retrouvés contraints d’écourter, voire d’annuler leurs vacances.

Concrètement, deux profils de vacanciers sont concernés. Ceux qui renoncent d’eux-mêmes à un trajet vers les zones sinistrées peuvent obtenir l’annulation ou l’échange de leur billet sans frais. Et ceux dont le train a purement et simplement été supprimé, qui de leur côté, ont droit au remboursement intégral ou à un échange gratuit. La compagnie ferroviaire assure aussi avoir renforcé la présence de ses agents en gare pour orienter les voyageurs perdus face à ce chantier permanent d’annulations.

Le trafic à l’arrêt jusqu’à nouvel ordre

Sur le terrain, la situation reste compliquée. À la demande des services de l’État, la SNCF a interrompu la totalité de la circulation au départ de Bordeaux vers Arcachon, ainsi qu’en direction de Morcenx, dans les Landes. Même punition pour les liaisons vers Hendaye et vers Tarbes, où tous les TGV en direction de Bordeaux sont supprimés. Les trains venus de Paris, eux, s’arrêtent désormais à Bordeaux, sans aller plus loin. Aucune date de reprise n’a été annoncée pour le moment.

Des moyens colossaux, mais une flotte en sous-effectif

Pour contenir les flammes, l’État a mis sur la table un déploiement rarement vu en métropole. Plus de 2 500 sapeurs-pompiers venus de toute la Nouvelle-Aquitaine et d’ailleurs sont mobilisés, épaulés par près de 2 700 gendarmes et policiers. L’armée n’est pas en reste, avec 1 500 militaires engagés, un drone Reaper pour la surveillance aérienne, un A330 MRTT et un hélicoptère NH90. Des grands moyens qui visiblement, ne suffisent pas. L’interruption « jusqu’à nouvel ordre » en dit long, et la situation ne sera sans doute pas réglée du jour au lendemain.

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