Avec l’expansion rapide et généralisée de l’IA dans le monde entier, on a l’impression qu’une boîte de Pandore s’est ouverte sur le tout et le n’importe quoi. Car autant l’intelligence artificielle peut être un formidable outil, autant elle a permis pas mal d’horreurs, surtout au niveau de l’art et de la culture en général. Et cela tombe bien, au rayon du n’importe quoi, on a droit à une nouvelle couche bien sale du côté de Roku.
Roku est un système d’exploitation assez discret en France, mais un véritable mastodonte aux États-Unis. De la même manière que le Chromecast de Google ou l’Amazon Fire TV Stick, il propose de transformer un téléviseur en Smart TV et de pouvoir avoir accès directement aux différentes plateformes de streaming comme Netflix, Prime Video, Disney+, etc. Roku les propose sous forme de “chaînes” tout en ajoutant sa propre chaîne au bouquet avec des films, des séries, du contenu thématique… bref, le genre de programmes que vous pouvez retrouver aujourd’hui sur la page d’accueil en allumant une TV LG ou autre.
Quel rapport entre Roku et l’IA ? Tout simplement que le service vient d’intégrer une nouvelle chaîne, intitulée Fairground IA, qui a la particularité de proposer du contenu fabriqué par l’intelligence artificielle 24h sur 24 et 7 jours sur 7. Des programmes entrecoupés de pauses publicitaires, également produites par l’IA. On est clairement dans l’un des cercles de l’Enfer de Dante.
Des “créateurs” trouvés sur les réseaux sociaux
Colin Petrie-Norris, le créateur de Fairground IA, a présenté sa chaîne comme “la toute première chaîne de télévision en streaming entièrement financée par la publicité et dédiée aux contenus d’intelligence artificielle”. Selon Variety, ces contenus ont été créés par des personnalités que Petrie-Norris a découvertes sur les réseaux sociaux. Mais attention, pas question de reproduire le contenu “moyen” diffusé sur les réseaux. Le créateur veut de la qualité et du détail !
Fairground IA propose, ainsi, un “drame médiéval” ressemblant à une vieille cinématique de jeu vidéo (ce qui ne sera pas sans nous rappeler le “futur” cinématographique d’un certain P.S.) et d’autres joyeusetés de ce genre. Clairement, on est principalement dans de la science-fiction (enfin, on croit) avec des images qui se superposent sans grande considération pour le montage, la cohérence, l’esthétisme, le besoin de réalisme… Comme on le disait, juste du tout et, surtout, du n’importe quoi. Bref, de la qualité et du détail !
Pour le moment, on ne sait pas sur combien de plateformes, après Roku, Fairground IA compte se déployer, mais Colin Petrie-Norris promet déjà une “audience massive” à ses investisseurs. Au moins dans intelligence artificielle, il y a intelligence.
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