Plus d’un Français sur trois avoue y avoir eu recours au moins une fois. Près de deux tiers n’excluent plus d’y avoir recours un jour. Et 43 % ont bien l’intention de ne jamais le confesser à la personne concernée. L’IA a décidément de belles heures devant elle en ce qui concerne notre vie amoureuse.
L’IA a remplacé le bon copain
L’enquête, menée par le site Nation.fr, part d’une question simple : qui écrit réellement ces messages enflammés reçus sur les applications de rencontre ? 37 % des sondés déclarent avoir utilisé une IA générative dans un contexte de drague cet été, et 29 % de plus y ont déjà songé sans franchir le pas. Un tiers des Français, donc, sollicite déjà ChatGPT quand il s’agit d’aborder quelqu’un, quand seuls 31 % excluent totalement cette idée.
Chez les adeptes de l’IA, l’usage reste d’abord utilitaire. 58 % s’en servent pour rédiger ou peaufiner un message à la personne qui leur plaît, 53 % pour trouver une réponse quand l’inspiration manque. 49 % demandent carrément à l’IA de décrypter les messages reçus et d’en interpréter les intentions. On trouve aussi 42 % malins qui font choisir ou retoucher leurs photos de profil, tandis que 29 % vont jusqu’à demander des conseils d’ordre sexuel à l’intelligence artificielle.
La délégation ne s’arrête pas à la relecture. 15 % des utilisateurs ont déjà envoyé un texte généré par l’IA sans y changer un mot, et 8 % lui ont carrément confié le pilotage d’une conversation entière, du premier message jusqu’au rendez-vous.
La nouvelle tendance en dating ?
Comme souvent chez les utilisateurs d’IA, peu assument ouvertement déléguer leurs conversations intimes à la machine. 43 % des personnes concernées n’ont jamais avoué la situation à leur partenaire, et 16 % comptent bien ne jamais le faire. Au total, 59 % ont laissé leur crush dans l’ignorance complète, contre seulement 7 % qui ont joué cartes sur table dès le premier message.
Le problème, c’est que les Français ne sont pas franchement indulgents quand ils se retrouvent de l’autre côté du miroir. 17 % se sentiraient carrément trahis en apprenant la supercherie et 11 % avoueraient une déception d’avoir été séduits par une machine plutôt qu’une personne, rapporte le sondage. Seuls 15 % accueilleraient la nouvelle avec amusement ou indifférence.
Le phénomène ne se limite pas aux premiers messages. 17 % des sondés confient désormais leurs histoires de cœur en priorité à une intelligence artificielle, davantage qu’à un membre de leur famille (14 %). Et quand vient le moment de rompre, 19 % ont sollicité l’IA pour trouver les mots justes sans blesser l’autre, tandis que 16 % l’ont utilisée pour encaisser une rupture.
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