Unabomber, de son vrai nom Ted Kaczynski, était un mathématicien de génie et terroriste américain qui envoyait des colis piégés mortels de 1978 à 1995. Il a fait 3 morts et 23 blessés. Il était profondément opposé à la société technologique moderne et avait même publié un manifeste en menaçant la presse nationale dans lequel il décrivait son idéologie néo-luddite, soit la destruction de la société actuelle pour revenir à un état plus sauvage, de nature plus “libre”.
Autant dire que l’individu fascine forcément Netflix, qui a fait des tueurs en série son cheval de bataille depuis presque le lancement de la plateforme de streaming. Il n’y a qu’à voir son anthologie Monstre qui revient en septembre avec Lizzie Borden. Du coup, le réalisateur danois Janus Metz (True Detective, Andor) a la charge d’un film consacré à Kaczynski, de son virage idéologique en tant qu’étudiant jusqu’à sa traque. Un personnage incarné à l’écran par Jacob Tremblay, dont on ne s’habitue toujours pas à voir si grand depuis qu’on l’a découvert tout jeune dans Room. On apprécie le virage pris par le jeune homme, qui semble vouloir casser son image de “gentil garçon” qui lui colle à la peau.
Ted Kaczynski, l’étudiant avant l’Unabomber
Un thriller qui divise son récit en deux époques distinctes : en 1958, lorsque Kaczynski, âgé de 16 ans, parcourait les bancs d’Harvard à la merci d’un professeur autoritaire incarné par Russell Crowe, écrasant sa psyché petit bout par petit bout. Puis, en 1994, lorsque la plus grande chasse à l’homme de l’histoire du FBI allait prendre fin grâce à la détermination de l’agente fédérale jouée par Shailene Woodley.
Et c’est bien sur “l’expérience psychologique” imposée par le professeur (ou plutôt la torture) que la bande-annonce s’attarde, comme pour montrer comment des tests clandestins menés par la CIA peuvent détruire le cerveau d’un homme promis à un brillant avenir jusqu’à le transformer en l’un des plus grands terroristes de l’histoire. D’ailleurs, la vidéo nous garde bien de nous montrer Unabomber en 1994, comme pour signifier que l’homme qu’il est devenu est, de toute manière, la conséquence de ce qu’on lui a fait subir étudiant. Un petit côté coupable, mais pas responsable ? Les productions du service de SVoD sont souvent critiquées pour humaniser les tueurs sans prendre en considération les victimes. Unabomber ne semble pas vraiment être différent sur le sujet et on s’attend à quelques retours bien sentis.
Avec Annabelle Wallis également au casting, Unabomber sortira sur Netflix le 25 septembre prochain.