On n’arrête plus Ridley Scott. Que ce soit derrière la caméra ou dans ses prises de parole, le réalisateur ne s’arrête plus. Il cumule les tournages – il est actuellement dans les salles avec The Dog Stars – et il dézingue à tour de bras dès qu’on lui tend un micro. Récemment, il disait encore combien Alien : Romulus (qu’il a pourtant produit) était tout juste passable et que personne n’a fait de meilleure suite à Alien que ses propres préquels.
Chacun jugera de son approbation ou non des propos du bonhomme, mais s’il y a bien une donnée factuelle indéniable, c’est le box-office. Et à ce jeu-là, les dernières œuvres de monsieur Scott ont eu tendance à lui donner des coups secs derrière la nuque. Aucun n’a été rentable et encore moins si on compte le budget promotionnel, qui a tendance à multiplier le nombre annoncé par deux. The Dog Stars en est un bel exemple puisqu’il fait un premier week-end américain à 19 millions alors qu’il en a coûté 70. Les retours n’ont pas été plus unanimes avec des scores parmi les plus faibles de sa filmographie sur les sites d’annotation. Mais est-ce que vous croyez que cela le fera se remettre en question ?
Parce que ce qui nous intéresse aujourd’hui, ce sont les propos qu’il a tenus sur le film le plus “rentable” de sa carrière récente : Gladiator 2 (notre critique). Alors attention, le film a rapporté 462,2 millions de dollars pour un budget situé entre 210 et 310 millions, ce qui équivaut toujours à un bon gros flop. Et ça, Ridley Scott en a pleinement conscience. Il a juste moins conscience qu’il pourrait avoir sa part de responsabilité avec ses requins dans le Colisée.
Gladiator 2, le film des vrais bonhommes !
Non, pour lui, sa seule faute, c’est d’avoir embauché le vrai coupable sur le projet. Du moins, c’est ce qu’il aurait dit au journaliste de Puck, Matthew Belloni. “Déclaration” à prendre donc avec des pincettes, qui lui ressemble plutôt bien dans le texte.
Car il faut se souvenir qu’avant d’avoir Jacob Elordi à la tête de The Dog Stars, le rôle devait être tenu par Paul Mescal, héros de son Gladiator 2, qui devait rempiler avec le réalisateur. Une seconde collaboration qui a échoué à cause d’un souci d’agenda de l’acteur. Officiellement. Officieusement, il semblerait que la séparation a été signée au moment où Scott a reproché à Mescal de manquer de “masculinité”, ce qui aurait plombé en grande partie la suite de son péplum. Alors certes, on ne peut pas dire que le comédien ait été convaincant à la tête de Gladiator 2 (il se faisait éclipser dès que Denzel Washington rentrait dans la pièce), mais il ne faut pas oublier qu’il y a un choix de casting et de direction d’acteur normalement et ça, c’est bien la faute de Scott. D’autant que le “manque de masculinité” sonne vraiment comme un faux débat complètement hors propos (et hors sol).
Mais encore une fois, peut-être que tout ceci est une invention et qu’il faudra attendre quelques mois pour que Scott dise officiellement que le manque de masculinité de Jacob Elordi a tué The Dog Stars.