Il faut qu’on fasse notre mea culpa. Il y a peu, à l’occasion de la bande-annonce du prochain Hunger Games, on citait quelques films qui allaient inévitablement marquer une fin d’année particulièrement chargée dans le genre. Alors oui, on ne pouvait pas tous les nommer (il y en a vraiment beaucoup, sans compter les séries comme Harry Potter), mais il a suffi d’une autre bande-annonce, celle de Ray Gunn, pour nous convaincre que le film avait pleinement sa place dans nos plus grosses attentes.
Parce que, fous que nous sommes, figurez-vous qu’on avait un peu oublié la sortie du film le 18 décembre prochain sur Netflix. Entièrement notre faute, puisque ce n’est pas comme si le nom de Brad Bird, réalisateur du diptyque Les Indestructibles, Le Géant de Fer ou Mission : Impossible 4, ne suffisait pas déjà à nous emballer sur le projet minute une. D’autant que la plateforme de streaming est plutôt convaincante dès qu’il s’agit de produire un long-métrage d’animation, beaucoup des dernières pépites du genre ayant été conçues pour la plateforme (Klaus, Les Mitchell contre les machines…).
Un Ray Gunn bien chargé
Revenons à la bande-annonce ! Le film nous raconte un futur alternatif où, en 1939 dans la ville tentaculaire de Metropia, le détective privé Raymond Gunn (doublé par Sam Rockwell) se retrouve chargé d’une affaire impliquant la nouvelle coqueluche des médias : Venus Nova (Scarlett Johansson).
On tombe tout de suite sous le charme de ce qui se veut un hommage au polar avec tous les codes qui vont avec, un peu à l’image du récent Spider-Noir. Le détective privé tombant dans un complot qui le dépasse, la femme fatale qui va lui retourner la tête, le vieux partenaire sage et un nombre conséquent de gangsters et de mafieux, ici extraterrestres. Non seulement l’animation a l’air vraiment soignée, tout comme la narration, mais on apprécie tout particulièrement le nombre de références que l’on aperçoit dans la bande-annonce. Dans le pur style de Bird, on y reconnaît des scènes du Cinquième Élément ou de Star Wars : l’attaque des clones, pour ne citer qu’eux. De quoi satisfaire les adultes, même si on voit que le film est également pensé pour les enfants, le côté “alien” évitant de voir du sang (du moins, de ce que cette vidéo montre). Bref, alors que l’on parlait de Netflix dernièrement pour Narnia, Ray Gunn va faire office de cerise sur le gâteau du dessert en sortant seulement deux jours après Avengers : Endgame et Dune 3. On va encore grossir pendant les fêtes.