Dans la liste des projets qui n’ont pas intérêt à se louper, entendons qu’ils ont une sacrée pression sur les épaules, Narnia : Le Neveu du magicien y tient une très bonne place. Il faut dire que l’on parle d’un univers particulièrement apprécié des fans de C.S. Lewis et d’un premier film, en 2005, ayant récolté 745 millions de dollars à lui seul. Bon, les deux suivants auront rapporté bien moins, mais lorsqu’on fait les comptes, c’est une trilogie à 1,5 milliard de dollars de recettes. Ce qui n’est pas rien.
Comme si ça ne suffisait pas, il s’agit également du prochain film de Greta Gerwig depuis qu’elle est devenue la réalisatrice la plus bankable de l’histoire avec son Barbie à plus d’un milliard qui aura surpassé Christopher Nolan dans un duel homérique. Pareil, elle se sait particulièrement attendue au tournant. Enfin, dernier clou dans le cercueil du calme et de la sérénité entourant le projet, on parle d’un budget à 280 millions, soit l’un des plus gros jamais mis sur la table par Netflix, juste en dessous de The Electric State et ses 320 millions très mal investis. Aucune pression, on a dit.
Ce qui nous amène au cœur du sujet : Narnia : Le Neveu du magicien débarquera dans les salles américaines à partir du 10 février prochain pour les salles IMAX, puis, dès le 2 avril 2027 sur Netflix (une exclusivité cinéma négociée par Gerwig) et grâce au magazine Empire, on commence à avoir les premières infos et les premiers visuels. Attention au choc.
Narnia et Rock’n’Roll !
On débute avec le personnage central de tout l’univers de Lewis et pour cause, c’est lui qui l’a créé : le lion Aslan. Loin de son aspect félin classique des précédents films, la réalisatrice a opté pour une sorte de lion chimérique fait de fourrure et d’écaille, avec des reflets rouges et des yeux vairons, comme pour lui donner un visage particulièrement kaléidoscopique. Pour le coup, on a tendance à apprécier l’idée de notre côté puisque l’on parle du créateur de Narnia, il était donc plutôt bien vu de lui donner une allure qui en impose.

Quant au choix de Meryl Streep pour prêter sa voix à Aslan, Greta Gerwig explique son processus de sélection : “Je voulais quelqu’un de profond mais pas prétentieux, qui avait du poids mais pas une gravité morose et auto-sérieuse. Quelqu’un qui pouvait transmettre de la profondeur et de la pathétique aussi bien que de la joie et du ravissement. Je voulais quelqu’un de plus de 70 ans, pour qu’il y ait une sagesse de l’expérience, mais qui ait aussi la capacité d’un émerveillement neuf, comme un enfant. Et aussi être l’un des plus grands acteurs à l’avoir jamais fait. Cette liste n’est pas longue.” raconte-t-elle à Empire. Effectivement, l’actrice semblait toute désignée pour le rôle !
Néanmoins, cet Aslan et la photo qui va suivre peuvent, également, être un facteur de crispation du côté des fans, puisque la direction artistique de la cinéaste s’éloigne de l’image que s’en faisait Lewis. Là où chez l’auteur, il y avait un petit côté biblique à la chose, Gerwig fait le choix d’une inspiration rock en lien avec David Bowie (source de son Aslan) et The Who. Pour elle, Narnia se présente comme des notes de musique, elle l’imagine comme un hommage au rock’n’roll. Un “opéra rock fédérateur”. Et c’est ce qui ressort du premier cliché d’Emma Mackey en Jadis, dont le look et la mise en scène du plan semblent tirés d’un clip de musique. Un parti pris tranché qui risque d’avoir ses détracteurs. De notre côté, on attendra au moins la première bande-annonce pour commencer à sortir les fourches, car on ne peut nier qu’on reste très agréablement intrigués pour le moment.
