Passer au contenu

Starship : le prochain vol est décisif pour la fusée d’Elon Musk

2 min
0 commentaire
Partagez

Le 28 septembre prochain, SpaceX prévoit de faire voler Starship pour un 14e vol test. La méga-fusée tentera de se placer en orbite autour de la Terre, une manoeuvre inédite.

En lisant le plan de vol du Starship, on pourrait croire que SpaceX répète ses gammes. La firme d’Elon Musk veut « seulement » rejoindre l’orbite avec sa mégafusée Starship. Pour celle qui a déjà envoyé des milliers de satellites en orbite, cette mission apparaît comme très routinière. Mais en réalité, c’est l’un des plus grands défis de l’histoire de SpaceX qui se joue le 28 septembre prochain.

Avec ce 14e vol d’essai, le Starship va franchir un cap décisif. L’objectif est aussi clair qu’ambitieux : se placer en orbite et livrer des satellites Starlink. En cas de réussite, ce serait une grande première pour le Starship. À ce jour la fusée de SpaceX n’a fait que des « bonds » orbitaux. 

Elle dépassait en altitude la distance nécessaire pour se maintenir en orbite, mais elles n’atteignaient jamais la vitesse de 27 000 km/h nécessaire au maintien d’un objet en orbite autour de la Terre. Ce vol du 28 septembre sera donc une grande première pour SpaceX et le Starship. 

Une grande première

Vous l’aurez compris, ce 14e vol n’a rien n’anodin pour SpaceX. L’entreprise va tenter de rejoindre l’orbite terrestre. Dans son plan de vol, elle semble assez confiante. Suffisamment en tout cas pour profiter de l’occasion et embarquer 26 satellites Starlink de troisième génération en tant que charge utile. Si la mission échoue, les appareils seront perdus.

Starship Pad
Le Starship au sol avant un lancement. Le deuxième étage « ship » est ici visible en noir © SpaceX.

Sur le papier, SpaceX prévoit de réaliser 6 orbites avant de revenir sur Terre. Longtemps évoqué, la récupération du « Ship » (le deuxième étage de la fusée) n’est aujourd’hui plus qu’une hypothèse. Dans l’une de ses dernières déclarations, Elon Musk a assuré que cette manœuvre sera tentée dans « les prochains mois » sans donner plus de détail.

Starship, élément central pour la NASA

Rappelons que si le développement du Starship est le projet majeur de SpaceX, c’est un programme au moins tout aussi important pour la NASA. L’agence spatiale américaine a en effet sous-traité la partie HLS (Human Landing System) dans son programme de retour lunaire Artemis.

La capacité du Starship à se placer en orbite (et en revenir) est une donnée cruciale pour la NASA. Elle fait partie des éléments requis pour faire partie du programme Artemis. En cas d’échec, la pression pourrait donc monter d’un cran sur SpaceX.

Si le Starship n’est pas prêt à temps, l’agence spatiale américaine devrait se tourner vers Blue Origin, l’entreprise spatiale de Jeff Bezos. Il pourrait, avec son projet, Blue Moon, devenir le client principal de la NASA dans sa course à la Lune.

Articles sauvegardés