Une batterie, oui, mais sans moteur thermique à côté. Voilà ce que Transport for London (TfL), l’autorité des transports londoniens, veut imposer aux VTC nouvellement autorisés à partir du 3 juillet 2028. Les modèles à essence, diesel et hybrides, rechargeables ou non, ne pourraient plus obtenir de première licence.
Dehors les hybrides
Les voitures réservées via Uber ou Bolt seraient concernées, tout comme les « minicabs », ces services traditionnels de voitures avec chauffeur. Les taxis londoniens relèvent d’une autre réglementation : cette obligation ne les viserait pas. Pas question, pour autant, de remplacer tous les VTC de la capitale à cette date. Le projet porte sur les véhicules entrant pour la première fois dans le système de licences. Pour ceux accessibles aux personnes en fauteuil roulant, l’échéance serait fixée au 1er juillet 2030, afin de laisser davantage de temps aux constructeurs pour préparer des modèles adaptés.
Le parc londonien a déjà bien entamé sa conversion. En septembre, 35 % des 94.661 VTC disposant d’une licence étaient entièrement électriques. Les hybrides rechargeables représentaient 35 % supplémentaires. Plus de sept voitures sur dix pouvaient donc rouler sans émissions à l’échappement, au moins pendant une partie de leurs trajets. C’est précisément la limite que TfL veut supprimer : une hybride rechargeable continue de produire des émissions dès que son moteur thermique fonctionne.
L’enjeu est d’autant plus sensible qu’un VTC parcourt en moyenne 30.500 kilomètres par an. Selon les projections de TfL, les nouvelles règles réduiraient les émissions d’oxydes d’azote du parc de 9 % et celles de CO₂ de 35 % sur les dix premières années, par rapport au exigences actuelles. Sur 18 ans, la baisse atteindrait 97 % pour les deux. Des prévisions, donc, et non des résultats acquis.
TfL propose aussi plusieurs changements dès le 1er mars 2027. Un VTC ne pourrait plus conserver sa licence une fois ses dix ans atteints. Le délai de renouvellement d’une licence expirée, pour les taxis comme pour les VTC, passerait de vingt-quatre à douze mois. Au-delà, la voiture devrait respecter les conditions applicables aux nouvelles demandes.
L’autorité souhaite également cesser d’approuver de nouveaux systèmes de conversion au GPL ou au gaz naturel comprimé, ainsi que de nouveaux dispositifs de traitement des gaz d’échappement. Rien n’est encore décidé. La consultation reste ouverte jusqu’en décembre : le calendrier et les modalités devront ensuite être confirmés.