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Countdown : cette série Prime Video à succès n’a pourtant rien de la course contre la montre promise

Il ne faut pas juger un livre sur sa couverture. Une série non plus. Parce que si même un show policier mené par Jensen Ackles peut nous faire gentiment roupiller, où va le monde ? Sur Prime Video devant Countdown apparemment.

Si vous suivez nos écrits, soit parce que vous les aimez bien soit pour pouvoir relever notre incompétence dans les commentaires, vous n’êtes pas sans savoir que dernièrement, on a été plutôt positifs avec les nouveaux contenus de Prime Video comme Heads of State. Oui, même Shadow Force nous a amusé pour son côté raté. Mais la lune de miel entre la plate-forme de streaming et nous pourrait bien prendre fin avec Countdown.

Il s’agit de la nouvelle série de Derek Haas, principalement connu pour l’ensemble de son œuvre sur la franchise Chicago (Chicago Fire, Chicago P.D., Chicago Med et Chicago Justice). Cette fois, il nous emmène à Los Angeles pour une intrigue à base de menace nucléaire sur la ville et d’un groupe d’intervention formé de la crème de la crème. Et avec Jensen Ackles (Supernatural, The Boys) en figure de proue. Bref, sur le papier, tout ce qu’on achète les yeux fermés et on n’est pas les seuls puisque Countdown est actuellement la deuxième série la plus visionnée du service SVoD. Alors où est le problème ? On y vient, on y vient.

L’intrigue de Countdown.

Lorsqu’un agent des douanes se fait abattre en pleine rue, le vétéran des forces spéciales Nathan Blythe (Eric Dane) réunit une équipe composée des meilleurs dans leur domaine. Drew (Jonathan Togo), son bras droit, Meachum (Ackles), membre de la police de Los Angels sortant de neuf mois sous couverture, Oliveras (Jessica Camacho), de la brigade des stups, Bell (Elliot Knight), expert en contre-terrorisme du FBI, Sheperd (Violett Beane), experte en cyber-enquête du FBI, et Finau (Uli Latukefu), LAPD section gangs et stupéfiants.

Tous doivent chercher le responsable de ce crime et le pourquoi. Rapidement, ils se rendent compte que l’affaire n’était que l’arbre qui cache la forêt et qu’une menace terroriste pourrait bientôt transformer Los Angeles en nouveau Tchernobyl (dixit un personnage).

Pourquoi la série ne tient pas ses promesses

Tout partait pourtant avec les meilleures intentions. Une tête bien connue du petit écran entamait le show par une grosse scène d’action avant d’encaisser son chèque et de remercier son agent. Le procédé est commun, mais toujours efficace pour capter l’attention du spectateur. Le premier épisode ne prend pas vraiment le temps ensuite de nous brosser le portrait des personnages, se contentant de nous balancer quelques caractéristiques avant de les envoyer sur le terrain.

On sent que Haas a bien ingurgité les codes des séries d’action policières puisqu’on connaît les profils par cœur. Le chef charismatique et méthodique, le héros nonchalant super efficace, son opposé féminin dont on sent rapidement que cela va se finir sous les draps, le colosse connu pour ses méthodes musclées, la dame des ordinateurs et le dernier dont on ne sait pas trop à quoi il sert sauf à dispenser ses perles de sagesse.

De prime abord, le charme fonctionne parce qu’il y a assez de séquences d’action pour que l’on ne s’ennuie pas et parce que Jensen Ackles maîtrise à la perfection ce rôle de sale gosse rebelle et charmant après plus de 300 épisodes de Supernatural. Et puis, au fur et à mesure où les épisodes passent, soit quatre actuellement disponibles sur Prime Video (à raison de trois épisodes à la sortie, puis un nouveau hebdomadaire), on comprend qu’on est tombés dans un piège.

Tout d’abord, la série porte mal son nom. Countdown, menace terroriste, héros avec une maladie grave pouvant frapper à n’importe quel moment… sur ce principe, on pouvait s’attendre à un rythme à la 24 Heures Chrono où chaque seconde compte. Il n’en est rien et l’urgence de la situation est souvent davantage énoncée que véritablement vécue par les protagonistes. Au point où l’on peut s’arrêter afin de faire un gâteau d’anniversaire surprise à un collègue. Chaque épisode cherche à nous rapprocher du qui – en prenant tous les détours possibles -, mais jamais la question du quand ne sera abordé.

Autre défaut majeur, et ce malgré notre amour pour Ackles, le traitement réservé à cette escouade est fortement déséquilibré. Certes, on a quelques esquisses de vie personnelle, voire même un drame très tôt dans la série, mais il faut reconnaître que le trio Blythe, Meachum et Oliveras accapare toute l’attention. De temps en temps, un épisode tentera de donner un peu de présence à chacun des autres larrons, sans lui montrer davantage de considération. Mention spéciale à Bell et Sheperd, parfaits dans le rôle de meubles de bureau.

Haas cumule tous les poncifs des séries policières d’un autre temps et qui n’a rien pour se démarquer de la concurrence, pourtant forte rien que sur Prime Video. Un show qui tente d’avoir une intrigue tenant toute une saison alors qu’il est écrit comme une série épisodique (une enquête, un épisode) avec des démarcations claires dans le récit. Countdown n’est pas une catastrophe parce que tous ses clichés ne sont pas foncièrement de mauvais clichés, mais c’est une série que l’on peut facilement regarder en faisant la vaisselle, le ménage ou en jouant aux Aventuriers du rail.

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