Critique

Critique : Dragon Ball Z – La résurrection de Freezer

Cinéma

Par Mathieu le

Dragon Ball Z est de retour. On avait pu s’en rendre compte depuis quelques semaines suite à l’annonce d’une nouvelle série, Dragon Ball Super, mais aussi il y a quelques mois lorsque Akira Toriyama himself nous avait annoncé qu’il travaillait sur un nouveau long-métrage. Et oui, c’est bel et bien le cas. Je peux vous l’annoncer tout de suite, la patte du génial créateur du manga mettant en vedette Son Goku est bien présente durant les 90 minutes de projection. Il faut dire qu’à l’inverse du très moyen Battle of Gods, Toriyama était vraiment impliqué dans ce nouvel opus. Producteur, mais également scénariste et character designer, on retrouve véritablement ce que nous avons aimé durant notre enfance, ce qui fait le charme de Dragon Ball Z. Pour autant, ce film est-il une réussite à part entière ? Toriyama a-t-il permis à ses personnages de retrouver leurs lettres de noblesse, leur charisme et la force qui nous donnait envie de les aimer ?

dragon-ball-z-la-resurrection-de-freezer-photo-54f58fc664785

Une mise au point nécessaire

Le long-métrage commence très lentement. Dans une salle du Grand Rex en folie, l’histoire se met peu à peu en place. Le commandant Sorbet et le général Tagoma font partie de l’armée de Freezer et cherchent à ressusciter leur chef, mort il y a une douzaine d’années suite à son “combat” contre Trunks sur Terre. Pour cela, les deux nouveaux personnages, créés et introduits par Toriyama, font appel au service d’un certain Pilaf et de son gang, composé de Mai (la petite amie officielle de Trunks) et de Shu. Pendant ce temps, Krilin est devenu Policier tandis que Gohan, qui ne s’entraîne plus, joue le rôle de père modèle en compagnie de Videl et de sa petite fille de quelques mois, Pan. Piccolo quant à lui, joue, contre son gré au Tonton nounou. Vegeta et Goku sont de leur côté, sur la planète de Whis et de Beerus (le Dieu de la destruction, introduit dans Battle of Gods) pour s’entraîner. Je vous passe désormais les détails scénaristiques de la trame principale pour vous laisser le plaisir de découvrir les petites surprises de cet OAV. Même si vous l’aurez compris en regardant les différentes bandes-annonces ou en lisant simplement le titre, Freezer est de retour et ça va faire mal.

sorbet-and-tagoma-in-dragon-ball-heroes

Le premier petit défaut du film est qu’il met trop de temps à démarrer. Soyons clair, lorsque l’on regarde Dragon Ball Z, ce qui nous excite, ce sont les combats, et aussi un petit peu l’humour. De ce côté-là, la réalisation a mis un tout petit peu trop de temps à démarrer. Mais une fois que Freezer arrive sur Terre, il faut vous préparer à avoir des frissons.

Un film 100% fan-service

Si nous pouvions diviser le long-métrage en deux parties, nous procéderions ainsi : la première demi-heure permet de se mettre dans le contexte, d’introduire les nouveaux personnages et de découvrir ce que font les anciens. L’heure qui suit, c’est du combat, deux ou trois phrases qui vont vous faire rire, du combat, du combat et…du combat. Un pur kiffe comme rarement j’en avais ressenti en regardant Dragon Ball. Mais une chose est claire : les producteurs sont allés rechercher quels étaient les personnages préférés des fans et ont laissé tomber les autres. Exit Chaozu, Yamcha, Yajirobé, Goten, Trunks, C18, Chichi, Videl, Mister Satan, Bou-Bou et compagnie. Certes, ce ne sont pas nos héros préférés, mais il est tout de même dommageable de ne les voir que quelques secondes ou de ne pas les voir du tout. Dans ce sens, le film fait d’ailleurs preuve d’une incohérence exceptionnelle, presque drôle. En effet, en arrivant face à l’armée de Freezer, Ten Shin Han avoue qu’il a préféré laisser Yamcha et Chaozu là où ils étaient pour ne pas les mettre en danger. Par contre, Krilin vient avec Tortue Géniale, qui veut donc se battre, alors qu’il est -normalement- bien moins puissant que Yamcha, par exemple. Même chose, C18, qui a quand même une puissance en Ki équivalente à celle d’un Super Saiyen (au moins) reste pour garder sa fille. Illogique, mais pas grave.

jaco-galactic-patrolman-toriyama-destacada

Car oui, quand je vous parlais de Fan-Service, je suis on ne peut plus légitime. Dans ce long-métrage vous verrez donc Freezer et sa Gold-Transformation mais aussi Ten Shin Han et son Kikoho, Krilin et son Kienzaï, Piccolo et son Makanko sappo, Tortue Géniale et son Kaméhaméha (OUI OUI !) et je vous en passe. Du bonheur pour nos yeux et nos oreilles. De plus, nombre d’entre vous pourront découvrir également Jaco, le patrouilleur intergalactique, nouveau personnage sorti tout droit de l’imagination d’Akira Toriyama et qui a droit au Japon à son propre manga (on espère y avoir droit un jour chez nous). Enfin, la nouvelle transformation de Goku et Végéta, le Super Saiyen Divin est très sympathique et assez habilement intégré à l’univers. Même si je ne suis pas fan de cette overdose de transformation, je dois avouer que Végéta avec des cheveux bleu, est toujours aussi classe.

Un rythme de folie

Ce qui m’a également énormément plu dans La résurrection de Freezer, c’est sa bande son. Bien aidé certes par le 7.1 de la salle du Grand Rex, je dois avouer que la musique qui accompagne chaque combat est folle et la musique pour la réapparition de Freezer est juste exceptionnelle. Quant au combat final, dont je ne vous parlerais pas, il est accompagné d’une bande originale à faire saliver de nombreuses réalisations actuelles. Pour ce qui est des doublages japonais, ils sont bien évidemment parfaitement dosés et équilibrés et nous donnent une sensation de neuf tout en gardant en tête cette nostalgie, qui ravira les plus anciens fans de la série.

13655

Techniquement parlant, le long-métrage est également superbe. Les séquences qui mélangent habilement dessins et 3D sont intenses et extrêmement dynamiques et l’on ressent le décalage qu’il existe entre la série animée des années 90 et cet épisode. Les effets spéciaux vous mettront par terre et les bruitages, de chaque technique, vous donneront des frissons. Un dernier point, et il est important, c’est que le film assume son côté humour avec panache et il est arrivé que la salle soit hilare face à certains dialogues ou certaines situations, qui vous ravirons, j’en suis persuadé. On a d’ailleurs pu remarquer que la cote de popularité de Piccolo et Végéta sont toujours aussi grandes et il est fort probable que cela soit toujours le cas après ce nouvel opus.

Conclusion

Mes ami(e)s, après la déception Battle of Gods (pour de nombreux fans), voici venu le temps de la rédemption avec La résurrection de Freezer, un épisode qui va mettre tout le monde d’accord et qui vous replongera dans votre chère et tendre enfance. Un petit peu long à se mettre en route, il n’en reste pas moins un mélange parfait d’humour et d’action qui ravira les amateurs du manga et de la série animée d’Akira Toriyama. Même si on pourrait se plaindre du combat final, peut-être trop court, des quelques incohérences ou du fait qu’on ne voit pas assez Végéta (c’est mon idole, excusez-moi), je suis sorti du Grand Rex des étoiles plein les yeux, ressassant mes meilleurs moments en compagnie de Goku et de ses acolytes et en m’affirmant que je pouvais largement ajouter cette heure et demie comme un instant à voir et à revoir sans modération.

Il faut savoir que Dragon Ball Super, la nouvelle série animée qui commencera le 10 juillet prochain au Japon, se situe chronologiquement avant La résurrection de Freezer et après Battle of Gods. On découvrira certainement dans les épisodes comment Végéta et Goku ont réussi à se transformer en Super Saiyen divin (entre autre). De plus, sachez que la sortie DVD et Blu-Ray de La résurrection de Freezer vient d’être annoncé pour le 07 octobre 2015 au Japon. Il faut donc espérer une sortie française pour le premier trimestre 2016.

Si vous voulez voir en exclusivité ce nouveau long-métrage, une nouvelle diffusion exclusive est prévue le 10 juillet prochain au Grand Rex de Paris !