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Sur Netflix, faut-il succomber à Office Romance ?

Comme chaque semaine, on plonge dans le top des visionnages des plateformes de streaming pour tenter d’en analyser l’un des succès. Et aujourd’hui, on a allumé Netflix pour Office Romance, un film qui sort de notre ordinaire.

Au Journal du Geek, on parle finalement assez peu d’histoires romantiques, de sentiments amoureux, sauf lorsque l’on met certains rédacteurs face à des LEGO ou des Pokémon. Néanmoins, on n’a pas su résister à l’appel du hors-piste pour nous plonger dans la guimauve et les bisous, lorsqu’on a vu qu’Office Romance cartonnait sur Netflix. Parce que oui, parfois, face à un joli but en pleine lucarne ou à Jennifer Lopez, nous aussi on peut être sensibles.

Sur Netflix, faut-il succomber à Office Romance ?
© Netflix

Et n’allez pas croire qu’il n’y a aucun lien entre ces deux passions. Office Romance est coscénarisé par Brett Goldstein, que les fans de Ted Lasso connaissent bien sous le chant “He’s here, he’s there, he’s every f@ck$ng where, Roy Kent, Roy Kent !”. L’acteur, également à l’œuvre dans Shrinking, tient ici le premier rôle aux côtés de celle qu’il considère comme un crush de longue date. Franchement, écrire un film pour son crush, lui proposer d’être la tête d’affiche et en profiter pour incarner celui qui la séduira, si ça, ce n’est pas une tactique de champion du monde, on n’y connaît plus rien.

Que raconte Office Romance ?

Daniel Branchflower (Goldstein) est un avocat anglais brillant, débarqué de son Angleterre natale au New Jersey pour intégrer l’équipe juridique d’une compagnie d’aviation dirigée par Jackie Cruz (Lopez). Cette dernière est une PDG accomplie qui a dédié sa vie à son travail. Rapidement, le respect qu’ils se portent se transforme en attirance. Sauf que la boîte a une règle fondamentale : pas de coucherie au sein de l’entreprise. Enfreindre ce principe pourrait donner la parfaite excuse au conseil d’administration pour débarquer Jackie.

Pourquoi ce n’est pas bien

Alors on vous voit venir, les lacunes d’Office Romance n’ont rien à voir avec notre faible passion supposée pour le genre. Bien au contraire, il y a de nombreuses comédies romantiques qui ont su s’imposer dans notre petit cœur tout mou, comme l’histoire entre Rocky et Apollo dans Rocky 3 ou celle de Sydney et Ghostface dans la saga Scream. Non, ce que l’on reproche au film d’Ol Parker, c’est que dans sa catégorie, il boxe plutôt niveau poids plume.

Sur Netflix, faut-il succomber à Office Romance ?
© Netflix

Pour un long-métrage de 2026 coécrit par un scénariste et humoriste qui a participé à l’écriture de Ted Lasso ou Shrinking, on pouvait s’attendre à quelque chose de bien plus moderne et surprenant. Allez savoir si la présence de Jennifer Lopez n’a pas obscurci sa plume, toujours est-il qu’on est face à une œuvre qui fait de l’inattendu son ennemi juré. Ce n’est pas comme si on pouvait deviner simplement la suite des événements, non, on peut deviner 90 % du film. Office Romance suit un chemin narratif balisé avec des rebondissements dignes d’un téléfilm de Noël.

D’autant que pour quelqu’un qui réalise son rêve, Brett Goldstein a oublié la chose primordiale dans une comédie romantique : produire une alchimie dans son couple principal. Autant on voit bien le côté « fan de J-Lo » du personnage-acteur, autant la relation amoureuse ne marche jamais. On a surtout la sensation d’assister à deux amis simulant l’attirance.

Sur Netflix, faut-il succomber à Office Romance ?
© Netflix

Si au moins l’humour pouvait sauver l’ensemble. La majorité des blagues n’a aucun punch ou saveur particulière, on a presque l’impression qu’elles sont là pour remplir les blancs et qu’elles ont été écrites juste avant d’être filmées. On frôle constamment la gêne.

Pourquoi on aime quand même

Oui, malgré tout ce que l’on a pu dire, on n’a pas passé un moment désagréable devant Office Romance. Les défauts sont bien visibles et il faudrait être aveugle et sourd pour les ignorer. Toutefois, un peu comme Disclosure Day (vous ne vous attendiez pas à cette comparaison, avouez), il y a une sorte d’acceptation tacite entre le film et le spectateur. Tant que l’abonné Netflix s’autorise à ouvrir un peu son petit cœur, Office Romance lui offrira ce qu’il est venu chercher.

Sur Netflix, faut-il succomber à Office Romance ?
© Netflix

Après tout, lorsque l’on parlait de téléfilm de Noël, ce n’est pas obligatoirement négatif. Sinon, ces derniers n’auraient plus de succès depuis des lustres. On regarde ce genre de programme justement pour ses stéréotypes et pour le côté doudou assumé. Office Romance est complètement dans cet esprit. Une production qui n’a pas envie de pousser les curseurs trop loin, simplement répondre à un besoin de mièvrerie avec charme et optimisme. Dans le climat actuel où cinq minutes sur une chaîne d’info en continu nous donnent envie de nous défenestrer, cette comédie romantique est une bouffée d’air pas frais, mais bouffée d’air quand même.

Sur Netflix, faut-il succomber à Office Romance ?
© Netflix

Et puis, il y a cette galerie de seconds rôles connus du petit écran en roue libre qui profite de la moindre minute pour voler la vedette à notre petit couple plus fade. En tête de ce casting de figurants de luxe, Betty Gilpin bouffe chaque scène dès qu’elle entre en jeu dans le rôle de l’assistante beaucoup trop enceinte. Rien que pour ça, on serait à deux doigts – bon d’accord, 10 doigts – de lancer un Office Romance 2 s’il voit le jour.

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