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Dossier : ces films de super héros que vous n’avez (probablement) jamais vus

Cinéma

Par Julien Paillet le

Les X-Men, Spiderman, Hulk, Daredevil, Captain America, Iron Man,…Autant de noms célèbres qui évoluent depuis maintenant presque deux décennies dans des films qui le sont tout autant. De ces icônes de la pop culture est donc né un genre nouveau : celui du superhero movie, ou film de super héros. Pourtant, avant ou parallèlement à l’arrivée sur grand écran des Avengers et autre Justice League, des personnages héroïques et costumés, parfois à l’identité secrète, évoluaient déjà dans des métrages à la renommée forcément moindre. Entre nanars d’exception, perles oubliées et autres œuvres insolites méconnues du grand public, le Journal du Geek vous en livre aujourd’hui quelques-uns d’entre eux.

2000, la naissance des super héros ?

Pour beaucoup, la naissance de la vague de films de super héros modernes débute en 2000 avec la sortie du premier opus des X-Men réalisé par Bryan Singer. Réussite critique et commerciale à l’époque, c’est avec cet épisode inaugural que les personnages dotés de pouvoirs extraordinaires et/ou issus de bandes dessinées vont commencer à progressivement inonder les salles obscures. Libérés également par la venue des images de synthèse photoréalistes et des effets spéciaux numériques, les grandes majors hollywoodiennes et leurs réalisateurs voient ici l’opportunité de porter à l’écran, de façon crédible, tout un pan de la pop culture américaine. Celle des comics book et de leurs héros phares. Si dès 1991 James Cameron prévoyait d’adapter Spiderman face à l’Homme Sable et Electro dans un scénario extrêmement ambitieux, il faut attendre 2002 et la présence de Sam Raimi derrière la caméra pour enfin voir l’homme araignée faire ses débuts dans un long métrage de cinéma. L’immense succès en salles de ce dernier amène la confirmation définitive que le genre, après la sortie d’X-Men, est bel et bien populaire. S’ensuivra alors la première explosion de ce type de production avec les inévitables sequel (X-Men 2, Spiderman 2, Spiderman 3,…) et la venue, entre autres, des petits nouveaux Hulk et Daredevil en 2003, et de Batman Begins et Elektra en 2005.

Aux origines

Penser que la création cinématographique des super héros daterait d’X Men ou d’Iron Man serait néanmoins une erreur. Dès les années 1940, plusieurs serial voient le jour avec Le Capitaine Marvel , Superman, Captain America et Batman. Appartenant au passé et à des normes esthétiques maintenant dépassées, ces feuilletons ont cependant ouvert la voie à celui que l’on peut considérer comme étant le tout premier film de super héros abouti et post-moderne de l’Histoire : le Superman de 1978 réalisé par Richard Donner. Un chef d’œuvre aujourd’hui daté qui permettra par la suite la fabrication des Batman de Tim Burton et Joel Schumacher, du sublime The Crow d’Alex Proyas, du désastreux Spawn de Mark Dippé et du sympathique Blade de Stephen Norrington pour ne citer que les exemples les plus notables. C’est d’ailleurs avec ce dernier, sorti en 1998, que l’on peut ici faire le raccord chronologique avec X-Men. Si le genre s’est construit au fil du temps, certains métrages ont contribué à le faire avancer plus que d’autres. Blade en fait immanquablement partie. Son univers noir et ses excellents résultats financiers ont largement aidé à la mise en chantier du futur hit représenté par le professeur Xavier et ses élèves mutants.

Pourtant, de tous ces films, du classique sacré au mal aimé à l’unanimité en passant par le plus  historiquement important, il existe encore une autre catégorie de métrages super héroïques. Celle qui comprend toutes ces bandes restées dans l’ombre dont personne, ou presque, ne connaît l’existence.

Car de ce genre qui domine encore et toujours le box office international (plus de 2 milliards de dollars amassés dans le monde pour Infinity War), combien de films tombés dans l’oubli peut-on compter désormais ? Plus en nombre encore que les cadors du système actuel représentés majoritairement par Marvel, ces marginaux n’ont sans doute pas toujours réussi à déployer leur plein potentiel et à s’inscrire sur la durée. Créations honteuses pour certains, productions indépendantes en manque de visibilité ou échec artistique partiel pour d’autres, ils sont de nos jours, et pour la plupart, perdus dans les tréfonds du septième art. L’occasion donc de mettre en lumière une partie de ces films de supers héros qui voulaient sauver le monde, mais que le monde, lui, n’a pas voulu sauver.