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[Dossier] Pour quel GTA-like êtes vous vraiment fait ? On a choisi 7 jeux pour autant de propositions

Par Mathieu le

Grand Theft Auto est tellement populaire depuis plus d’une décennie qu’il a même créé un type de jeu à son effigie : le GTA-like. Aujourd’hui, lorsqu’un titre à monde ouvert propose un système similaire à ceux de la saga de Rockstar, on a toujours tendance à vouloir lui donner des points de comparaison. Liberté, action, courses poursuites, personnages charismatiques, un scénario inspiré du cinéma,…voilà quelques points obligatoires qui composent ce type de jeu.

Pourtant, bien que certains éditeurs aient tenté leur chance en voulant concurrencer le maître absolu, la raison a souvent pris le dessus sur l’ambition. Néanmoins, c’est en proposant des cadres différents que certains titres ont réussi à retenir l’attention des joueurs et à provoquer chez eux un désir d’achat. À l’approche de noël, on s’est alors posé cette question : quels types de gamers peuvent succomber à quels types de GTA-like ?

On début cette sélection (non exhaustive) avec le maître du genre.

GTA V : bah, pour tous les joueurs

May 12th, 2015 @ 06:07:31

Grand Theft Auto V, vous devez certainement dû y avoir joué au moins une fois. Peut-être faites vous même partie des 65 millions de personnes à travers le monde qui possèdent un exemplaire du jeu. Le dernier épisode de la franchise phare de Rockstar a été commercialisé sur 4 consoles différentes (PS3, PS4, Xbox 360, Xbo xOne) mais aussi sur PC. Et autant vous dire qu’il représente parfaitement ce qu’on attend d’un GTA-like, puisqu’il en est le symbole même. Du fun, un scénario ciselé, des personnages loufoques et charismatiques, des possibilités diverses et variées, une durée de vie considérable,…Ce dernier épisode rassemble tous les éléments essentiels pour plaire.

En clair, que vous ayez 18 ans et que ce soit votre premier jeu ou que vous en ayez 50 et que vous jouiez depuis plus de 30 ans, le titre de Rockstar Games saura vous séduire par ses mécanismes de jeu et son intelligence. Un jeu réalisé pour les joueurs du monde entier.

Notre test de la version next-gen
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Sleeping Dogs : pour les fans de cinéma asiatique qui aiment réaliser des combos à la Bruce Lee

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À sa sortie lors de l’été 2012, Sleeping Dogs avait convaincu pas mal de rédactions. Basé sur un scénario tout droit sorti d’un esprit à la John Woo, le jeu proposait au joueur d’incarner Wei Shen, un agent infiltré. Reproduisant fidèlement la sublime ville de Hong-Kong, il se voulait plus un GTA-like typé action et spécialisé dans les courses poursuites. En clair, pour apprécier le jeu, il vous faudra faire l’impasse sur les personnages charismatiques (qui sont partis loin) ou le côté « histoire passionnante » .

Néanmoins, la partie combat était elle d’un excellent niveau et il faut dire qu’on a vraiment apprécié maîtriser l’ensemble des coups spéciaux de notre héros et faire évoluer ses compétences au fil de l’aventure. À l’instar d’un Bruce Lee ou d’un Jackie Chan, on s’y croyait presque et on se surprenait même à chercher la bagarre, histoire de montrer aux PNJ qu’on maîtrisait grave le karaté. Et ça, c’était cool.

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Mafia III : pour les joueurs qui se focalisent sur l’histoire

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Vous l’avez entendu un peu partout normalement : Mafia 3 a été une déception. Il faut dire qu’on avait placé de grandes attentes sur ce jeu et qu’on espérait enfin voir un jeu concurrencé sur le long terme la série des GTA. Malheureusement, l’open-world de New Bordeaux est vide et grisâtre, comme si la vie l’avait quitté. Mais, pour les joueurs qui peuvent se passer du côté « missions secondaires » et qui ne sont pas tant intéressés par la technique pure d’un jeu (graphismes peu reluisants, textures fades), il y a quelque chose à faire. Mafia III nous conte une vraie bonne histoire, dans la droite lignée de films comme American Gangster ou Les Affranchis.

Les personnages ont tous une véritable âme et le jeu se suit comme une sorte de documentaire ultra-réaliste où des faits fictifs se mèlent au concret. Vous apprécierez notamment prendre le contrôle du héros, Lincoln Clay, un afro-américain de la fin des années 60 confronté au racisme et à la violence de l’époque. Pas la franche réussite attendue mais un bon moyen de distraction allié à un gameplay simple et efficace. Si De Niro vous manquait, foncez.

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Just Cause III : pour les accros à l’adrénaline

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Just Cause 3 ne s’embarrasse pas avec des prétextes faussement intelligents. Dès les premières minutes de jeu, nous savons en face de quoi nous sommes : un bac-à-sable géant de n’importe quoi. On retrouve Rico qui veut cette fois-ci mettre à bas la dictature du général Di Ravello et pour cela, il compte faire ce qu’il fait depuis toujours : foutre le bordel. Armes étranges, grappin géant et jetpack surpuissant sont donc au programme pour un jeu qui vous fera passer des heures à voler dans le ciel afin d’atteindre les nuages pour finalement vous laisser tomber. Le jeu édité par Square Enix a bien compris qu’il fallait aussi proposer aux joueurs un GTA-like qui ne se prend pas au sérieux et qui se base surtout sur ses gun-fights jouissives et sur sa liberté d’action.

Dans ce dernier épisode, tout est poussé au paroxysme, des dialogues en passant par la modélisation de l’open-world (l’archipel de Medici) et des possibilités de gameplay. Comme votre personnage, vous devrez être sous adrénaline pour bien gérer votre partie et les différentes possibilités qui s’offrent à vous. Et si vous aimez ça, préparez vous à y passer de nombreuses heures.

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Saints Row IV : pour ceux qui jouent à GTA avec les cheat codes, depuis toujours

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GTA, vous aimez y jouer. Seul problème, vous passer votre temps à utiliser les cheat codes pour avoir des munitions en grand nombre, des véhicules fous, des armes surpuissantes et de l’argent à foison. Dans Saints Row, pas besoin de tout ça, puisque c’est presque le concept même du jeu. Premier véritable jeu à s’annoncer comme concurrent à Grand Theft Auto, Saints Row a quelque peu évolué au fil du temps. Saints Row IV se veut d’ailleurs la plus belle preuve de l’orientation prise par son studio puisqu’on a l’impression d’être dans un jeu du futur, reprenant par ailleurs les codes de grands films de science-fiction.

Déjanté mais aussi à des années lumières de ce qui se fait dans le même style comme GTA-like, l’opus plaira beaucoup à ceux qui ne veulent pas se prendre la tête et évoluer dans un univers déjanté et faire tout ce qui leur passe par la tête. Oubliez ici les graphismes léchés et une histoire qui favorise le fond à la forme. Préparez-vous simplement à retrouver un GTA-like dans lequel tous les cheat codes de vos rêves sont déjà intégrés.

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Watch Dogs 2 : pour les accros aux nouvelles technologies

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En plein cœur du propos du jeu, la technologie (et ses dérives) est le véritable point d’orgue de ce dernier épisode. On pourra donc s’occuper des heures durant à jouer les chauffeurs via l’application Driver San Francisco présente dans le jeu (clin d’œil à un ancien titre édité par Ubisoft) ou même à prendre des selfies devant les plus beaux endroits de la ville. Bien entendu, l’intérêt véritable de ce titre, c’est sa propention à permettre au joueur à trafiquer tout, des véhicules en passant par les panneaux d’affichages ou les playlists. Exploitation des données personnelles, droit à l’oubli, surveillance des individus et autre protection de la vie privée sont ainsi évoqués au gré des différentes missions proposées par le jeu. Dedsec, le groupe de hacker évoqué dans le premier épisode est ici au cœur de l’intrigue, et agit comme n’importe quel lanceur d’alerte, explosant les dérives d’un système corrompu et liberticide au possible à grand renfort de vidéos dignes de nos chers Anonymous, le sens du spectacle en plus.

Contrairement à Aiden Pearce, le protagoniste vengeur du premier épisode, Marcus Holloway et sa bande de joyeux drilles agissent pour le bien commun, dans l’idée de dénoncer les malversations des grandes corporations qui se moquent allègrement du petit peuple. Un changement de ton assez radical qui donne à l’ensemble du titre d’Ubisoft une ambiance décontractée, rigolarde et à mille lieux du sérieux et de la noirceur du premier épisode.

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Red Dead Redemption : pour les cow-boys dans l’âme, exigeants quant à l’écriture d’un jeu vidéo

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Oui, Red Dead Redemption est une création Rockstar et avait donc, forcément, quelques bons arguments à faire valoir. Mais avouez tout de même que le titre, qui nous mettait dans la peau de John Marston, a fait bien plus que son job. Profitant d’une histoire extraordinairement prenante, de personnages haut en couleurs et d’une map aussi grande que sublime, il avait fait l’unanimité chez les joueurs comme chez la presse, qui voyait en lui un véritable GTA-like à la sauce western. Et il est clair que les joueurs exigeants, recherchant une aventure épique avec de nombreuses heures de jeu en prévision se doivent de sauter le pas.

Même son faux séquelle, Undead Nightmare, était intelligent et pertinent, alors qu’il ressemblait plus à une grosse blague de la part de Rockstar au temps de sa sortie. Red Dead Redemption 2, qui est prévu pour la fin d’année 2017, devra faire au moins aussi bien pour tenter de réussir l’exploit de devenir le véritable GTA-like nouvelle génération attendu par les joueurs.

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Conclusion

Vous l’aurez compris, chacun des jeux présentés a ses forces et qualités intrinsèques. Un bon GTA-like ne se juge donc pas forcément uniquement sur son contenu mais aussi sur sa véritable cible. Ainsi, alors que la série des Grand Theft Auto risque de s’accaparer le marché pendant encore bien longtemps, certains optent pour des styles de jeu différent dans l’unique but de proposer une aventure différente à ceux qui voudraient bien y prêter attention !