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[Dossier] Pokémon, FighterZ, FIFA 19 et Smash Bros. : nos impressions sur les jeux Nintendo Switch de la fin d’année

Jeux-Video

Par Mathieu le

Alors qu’elle vient d’accueillir Mario Aces Tennis, la Nintendo Switch s’apprête à voir débarquer plusieurs gros titres d’ici la fin de l’année. On pense logiquement à Super Smash Bros. mais aussi à Pokémon Let’s Go, Super Mario Party, Dragon Ball FighterZ ou FIFA 19. Plusieurs jeux que suivent du coin de l’œil les possesseurs de la console hybride en espérant qu’ils soient à la hauteur de leurs espérances. Ça tombe bien, nous avons eu la chance d’en tester une bonne partie et on vous explique s’ils ont une chance de vous faire passer à la caisse… ou non.

L’année d’après

La Switch s’approche tout doucement de ses dix-huit mois d’activité. Sortie le 3 mars 2017, la console s’est déjà écoulée à près de 20 millions d’exemplaires dans le monde. Avec des exclusivités comme Zelda : Breath of the Wild, Super Mario Odyssey, Splatoon 2 ou Mario et Les Lapins Crétins : Kingdom Battle, la petite hybride possède déjà de sérieux arguments pour plaire. Mais, comme il ne faut jamais se reposer sur ses acquis, de nouveaux titres majeurs sont attendus dans les prochains mois. Qu’il s’agisse de projets exclusifs ou de moutures spéciales,voici nos premières impressions sur quatre titres majeurs.

Super Smash Bros. Ultimate

Plus de quatre ans après l’opus Wii U et 3DS, la licence phare de combat de Nintendo revient. Et dès sa présentation à l’E3 de Los Angeles, on savait à quoi s’attendre avec pléthore de personnages à maîtriser et de nombreux stages à découvrir. Manette en main, on ressent la volonté des développeurs d’apporter un vent nouveau à la série. Si l’épisode Wii U était parfois la cible des critiques, notamment en ce qui concerne son rythme, ce nouveau volet change la donne. Très dynamique, le jeu retrouve vite l’image d’un crossover déjanté regroupant des personnages venus d’univers différents. Pour cet épisode, on note l’arrivée de nouveaux personnages, Ridley de Metroid et Inkling de Splatoon.

La volonté de Nintendo était ainsi de répondre aux attentes des joueurs et on doit dire que les deux guerriers sont bien différents à prendre en main. Mais il faut être clair : s’il devrait plaire aux puristes, Super Smash Bros. Ultimate n’en reste pas moins un titre difficile d’accès et encore plus difficile à maîtriser. Pour un joueur lambda, il est souvent ardu de comprendre comment sortir les coups tout en évitant de se faire éjecter de l’arène. Appuyer sur tous les boutons n’a aucun sens et il faudra des heures aux nouveaux venus avant de véritablement prendre du plaisir, surtout que chaque combattant à ses spécificités, certains étant plus aisés à dompter que d’autres. Les habitués de la série, fans de la franchise et qui continuent de taquiner Melee, l’épisode Gamecube, devraient être aux anges.

Certains ajustements au niveau du gameplay permettent de gagner en efficacité, notamment en ce qui concerne les attaques sautées ou les esquives et vont apporter plus de confort aux joueurs. Les coups spéciaux eux paraissent plus aisés à mettre en place et plus rapides à se concrétiser. Techniquement, on nous promet que le jeu tournera en 60 images par seconde sur l’ensemble des modes de la console, en 720p sur tablette et en 1080p sur le téléviseur. Le jeu est, logiquement, le plus beau de la franchise avec de nombreux détails et effets qui s’affichent à l’écran ainsi que des modélisations de qualité pour l’ensemble des personnages. Reste à définir l’intérêt du titre sur la durée puisqu’on ne connait pas encore son contenu exact.

Nombre de joueurs espèrent ainsi qu’un mode Aventure, présent sur Wii, sera de la partie pour apporter une dimension plus scénarisée au jeu. Quant aux personnages, il sera possible d’en débloquer une partie en surmontant certains défis. Non, tout le roster sera disponible dès le départ et Waluigi devrait bel et bien être absent. Réponse définitive le 7 décembre 2018.

Pokémon Let’s Go

GameFreak promettait depuis des mois « travailler sur un nouveau Pokémon au moins aussi ambitieux que Zelda et Super Mario Odyssey ». Mais avant d’y avoir droit, il faudra se focaliser sur Pokémon Let’s Go Evoli & Pikachu, deux versions qui font irrémédiablement penser à Pokémon Jaune, sorti dans nos contrées européennes en juin 2000. Avec les 151 créatures de la première génération et quelques versions dérivées, le jeu promet donc de retourner aux sources de la franchise tout en y ajoutant quelques nouveautés. Nous avons eu la chance d’y jouer avec la manette Pro de la Switch, mais aussi avec la « Pokéball Plus ».

Très vite, on retrouve nos repères puisque Kanto, la région dans laquelle se situe cet épisode, nous a déjà été présenté par le passé. Du côté de la prise en main, ces versions Let’s Go ne prennent pas de risques. Le monde qui nous entoure est découpé en plusieurs zones (villes, forêts, montagnes, etc.) où l’on peut combattre des dresseurs ou partir capturer des Pokémon. Les affrontements sont un poil plus dynamique que dans les moutures parues ces dernières années sur 3DS, la puissance de la Switch aidant forcément. Néanmoins, pas de grandes nouveautés puisque les créatures paraissent encore assez statiques, bien que leurs attaques profitent d’effets légèrement revus à la hausse. La réalité, c’est que ces titres donnent l’impression d’avoir été pensés comme des Pokémon Go plus complets.

Ainsi, comme dans le jeu mobile, il faut capturer les Rattata et autres Roucool via le système de lancer de Pokéball dans un petit cercle. Bien évidemment, il est préférable pour s’assurer une entière réussite de faire baisser la vie des petites bêtes et de leur donner des friandises, comme des baies. Sinon, cet épisode reprend les bases classiques du J-RPG et de ce qui a été fait par le passé sans jamais révolutionner le tout. Si certains commencent à pester contre ce manque de nouveautés, d’autres y verront l’opportunité de découvrir la série et de comprendre et maîtriser ses bases. Avec la « Pokéball Plus », petite manette qui peut remplacer le Joy-Con, les sensations sont assez bonnes et la reconnaissance de mouvements, lorsqu’on tente de capturer un Pokémon, est plus que satisfaisante. Reste à voir désormais si cette option peut être intéressante sur la durée ou s’il ne s’agit là que d’un gadget onéreux qui prendra vite la poussière.

Techniquement en tout cas, les équipes de GameFreak n’ont pas changé la formule. Les personnages paraissent sortir tout droit d’un manga Super Deformed même si, console de salon oblige, les détails sont plus présents et les textures plus fines. Quant aux Pokémon eux-mêmes, ils nous ont paru plus mignons que jamais et nombreux sont ceux qui voudront les capturer tous. Quant à la connexion avec Pokémon GO, on attend de voir son intérêt réel à la sortie du jeu, calée au 16 novembre 2018.