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[Dossier] Ces 10 jeux incontournables qu’il faut absolument avoir lancé sur sa PS2

Jeux Vidéo

Par Mathieu le

Il était une fois, la PlayStation 2. Nombreux sont ceux à évoquer son passé avec émotion et peut-être même quelques frissons, tant elle a marqué une génération de joueurs. De sa sortie, le 24 novembre 2000 en France, jusqu’à l’arrêt de sa production le 7 janvier 2013, la console aura traversé plus d’une décennie avec fierté et un sentiment de devoir accompli.

Une console pas comme les autres

Il faut dire qu’elle a vu débarquer dans son lecteur de DVD (alors fort rare au moment de sa sortie) des milliers de titres (10 828 exactement) aussi divers que variés. Action, aventure, combat, sport, FPS, Beat them all, gestion, RPG, hack’n’slash ou simulation, autant de genres pour un seul appareil de divertissement. Mais, au-delà de s’imposer comme la console de salon la plus vendue de tous les temps avec près de 158 millions d’exemplaires présents dans les foyers du monde, la PS2 a aussi été un petit bijou de technologie. Certes, son processeur, l’Emotion Engine cadencé à 294,912 MHz fait bien pâle figure aujourd’hui face aux Xbox One X et PS4 Pro. Et ses fonctionnalités de l’époque en faisait une machine ultime : lecteur DVD, rétrocompatibilité avec les jeux PSOne, lecteur de cartes mémoires, manette analogique avec vibrations, etc.

La PS2 « fat » lors de sa sortie en 2000, puis la PS2 « slim » sortie quelques années plus tard.

Surtout, la PS2 était la première console de salon à proposer un mode de jeu en ligne via un adaptateur réseau, vendu séparément, et brancher sur la baie d’extension de la console. Un petit pied de nez à ceux qui avançaient que « les consoles de salon n’atteindraient jamais les PC ». Via une connexion internet, il était ainsi possible de rejoindre des communautés de joueurs à travers le monde sur des titres comme Battlefield 2 : Modern Combat ou bien l’exclusivité SOCOM : US Navy Seals, très appréciée des joueurs à l’époque.

Contrairement à aujourd’hui, il faut d’ailleurs savoir que chaque jeu bénéficiait d’un réseau dédié indépendant. Les plus jeunes, adeptes des parties sur Call of Duty ou Fortnite pourraient presque croire qu’on parle d’une période vieille de plusieurs décennies et pourtant… Il y a encore une dizaine d’années, même moins pour certains, on jouait à nos PS2. Il suffit de voir le nombre de « Remaster » qui sont sortis sur PlayStation 3 (Jak & Daxter Trilogy, Ratchet & Clank Trilogy, Metal Gear Solid HD Collection, Splinter Cell Trilogy HD, The Tomb Raider Trilogy, God of War Collection, allez je m’arrête là) pour comprendre à quel point cette console a vu défiler les hits.

Et les plus nostalgiques, dont je fais allègrement partie, n’hésitent pas à la ressortir du grenier (tant est qu’ils ont un grenier). Bref, après avoir longtemps réfléchi, débattu, et s’être même battus (j’ai gagné), nous avons réussi à trouver les dix jeux vidéo sortis sur PlayStation 2 qu’il faut avoir lancé, au moins une fois, sur son téléviseur cathodique 56 centimètres.

[nextpage title= »Des héros invincibles »]
  • Metal Gear Solid 3

Comment ne pas mettre cet épisode dans le classement ? Véritable bijou vidéoludique créé par Hidéo Kojima, MGS 3 : Snake Eater est une œuvre grandiose qui a eu l’intelligence de répondre aux nombreux vœux des fans de la saga. Doté d’une mise en scène proche de la perfection, d’un scénario épique et d’un gameplay en avance sur son temps, le jeu est un grand classique encore aujourd’hui adulé.

Outre le fait d’en apprendre bien plus sur la genèse de la série Metal Gear, c’est surtout la confrontation avec The Boss, l’analyse géopolitique du jeu et le charisme des divers personnages qui en font un titre obligatoire à lancer sur sa PS2. Il n’est pas rare d’ailleurs de croiser aujourd’hui des nostalgiques qui trouvent dommage, moi le premier, la tournure qu’a pris la série avec The Phantom Pain, excellent au demeurant, mais qui a lâché une partie de l’ADN MGS. Si vous souhaitez débuter la saga Metal Gear par un épisode, c’est bien celui-là qu’il faut choisir. Sans aucun doute.

  • God of War 2

Le fils de Zeus nous aura fait vivre de belles aventures. Avant un ultime épisode exceptionnel sur PS4, Kratos a aussi connu la gloire sur PS2. Dans ce second épisode, beaucoup plus théâtral, le guerrier nous plonge dans une descente aux enfers dont il a le secret. Après avoir réussi à défaire Arès, c’est bien le tout puissant Zeus que décide de s’en prendre Kratos. Ce dernier devra, une nouvelle fois, se surpasser pour mener à bien sa quête vengeresse.

D’une beauté sidérante pour l’époque, God of War II : Divine Rétribution a aussi marqué les joueurs grâce à son système de combat, mélangeant habilement action et beat them all. Bénéficiant d’une prise en main instinctive, mais au final assez exigeante, le jeu se révèle être un plaisir de tous les instants, aussi beau en surface qu’intelligent dans son gameplay.

  • GTA San Andreas

Qu’il a été dur de choisir entre Vice City et San Andreas. Si le premier parle à notre fibre nostalgique, notamment grâce à son ambiance années 80 inoubliable et ses références aux films comme Scarface ou Le Parrain, c’est bien le second qui a eu notre choix. Pétri de qualités, mais surtout de nouveautés, GTA San Andreas est aujourd’hui encore une expérience unique dans la série. On y suit les péripéties de Carl Johnson, un jeune homme qui revient dans le quartier de son enfance. Très rapidement, il va devoir faire face aux guerres de gangs, aux policiers corrompus et aux vieilles histoires de famille.

En plus de proposer un monde ouvert hallucinant pour l’époque, San Andreas offre des centaines d’activités annexes. Il est ainsi possible de faire du sport, de manger (gras ou non), de voir son personnage grossir, mincir et se muscler, mais aussi de changer de vêtements ou de coupe de cheveux. Autant d’éléments qui font de cet épisode un jeu précurseur, sur lequel il n’était pas rare de passer des heures à faire tout autre chose que les missions principales. Un délice sur lequel on retourne aujourd’hui avec de vives émotions.

  • Shadow of the Colossus

Après Ico, Fumito Ueda a encore frappé fort. Le japonais, friand d’œuvres oniriques, a imaginé une histoire sublime, mélange de contes pour enfants et de récits plus matures. L’histoire, c’est celle de Wander, un jeune et preux chevalier qui décide, avec l’aide de son cheval Agro, d’entrer sur les terres interdites. Son but ? Permettre à celle qu’il aime du plus profond de son cœur, Mono, de retrouver la vie. Pour cela, il va falloir qu’il se défasse de nombreux Titans, tous plus forts les uns des autres. Mais se rend-il compte du prix à payer ?

Si l’on met de côté son récit, l’un des plus émouvants présenté sur PS2, Shadow of the Colossus est surtout la quintessence de ce qu’on aime dans le jeu vidéo. Beau, aussi bien techniquement que dans sa direction artistique, le titre développé par la Team Ico bouleverse les codes pour mieux les faire ré-apprivoiser au joueur. S’il ne faut pas plus d’une quinzaine d’heures pour en faire le tour, c’est surtout la découverte du monde qui s’ouvre sous nos yeux qui vaut le détour. Un diamant taillé par les plus grands, sans aucun doute.

  • Final Fantasy X

Après trois épisodes sur PS One, la PS2 accueille en 2002 le dixième épisode de la saga Final Fantasy. Très attendu, ce nouvel opus ne décevra pas. Mieux, il apportera des mécaniques à la série qui seront réutilisées par la suite, et améliorées, et devient ainsi l’un des premiers de la saga à prendre des risques. On y incarne de nombreux personnages (Wakka et Lulu, ils nous manquent) qui se regroupent autour d’un héros, Tidus. Ce dernier, aspiré par le mal absolu appelé Sin est envoyé dans une époque qu’il ne connait pas, où le monde est en ruines. Bien aidé par ses nouveaux amis, il devra répondre aux questions qui le taraudent et peut-être sauver le monde.

Techniquement au-dessus de tout pour l’époque, FF X comme l’appellent les fans est aussi un vrai plaisir manette en mains. Pas étonnant que le jeu ait connu diverses remastérisations, sur PS3, PS Vita, PS4 ou PC. Aujourd’hui encore, on peut l’avouer, on prend son pied à traverser Zarnakand ou Besaid à pieds ou à dos de Chocobos. Et que dire du système de combat et des invocations, toutes plus exemplaires les unes que les autres. Un vrai bel épisode.

[nextpage title= »Des titres uniques »]
  • Okami

Plus de onze ans après sa sortie originale sur PS2, Okami va connaitre une nouvelle jeunesse en HD sur Switch. Preuve que le titre traverse les années avec une aisance déconcertante. Dans ce jeu d’un rare onirisme, on suit les traces d’Amaterasu, déesse du Soleil et de la Lumière réincarnée dans un loup blanc. Le but est on ne peut plus simple : faire retrouver au monde sa beauté d’antan, mais aussi l’ordre qu’il mérite.

Sublimes et toujours d’actualité, les graphismes d’Okami, en cel-shading, ont transporté bien des joueurs à sa sortie. Mais c’est surtout l’originalité de son gameplay – on sort un pinceau et influence directement les décors qui nous entourent – qui a vite rendu le jeu incontournable. Mélange de jeu d’aventure et de RPG, le titre se parcourt avec émotion et un intérêt souvent relancé par les nombreuses quêtes annexes. Une petite pépite qu’il faut lancer au moins une fois dans sa vie.

  • Ratchet & Clank

Qu’il a été dur de choisir entre Ratchet et Jak and Daxter. Mais, au vu de la popularité du Lombax et son ami robot, on a finalement décidé que le mérite leur revenait. Grand classique parmi les classiques dans le genre de la plate-forme, ce premier épisode a lancé, peut-être sans le savoir, une franchise aujourd’hui encore culte. Avec son côté dessin animé assumé, ses personnages au charisme aussi grand qu’un boulon géant (Capitaine Qwark, on t’aime) et ses mécaniques de jeu simples, mais très accrocheuses, le titre a vite convaincu.

Au-delà de proposer une expérience riche et finement scénarisée avec des doublages convaincants, le jeu bénéficiait aussi d’une écriture hilarante et d’une durée de vie plutôt conséquente pour le genre. Ses suites auront elles aussi marqué les joueurs et le reboot, sorti en avril 2016, était une belle réussite.

  • Dragon Ball Z : Budokai Tenkaichi 3

Certains crieront devant leur écran : « ET BUDOKAI 3 ?! ». Ils auront raison. Mais si on a préféré cet épisode, le dernier à avoir autant été unanimement apprécié jusqu’au récent FighterZ, c’est parce qu’il était un condensé de tout ce qu’on aimait dans un jeu Dragon Ball. Une prise en main simple, des coups fidèlement retranscrits, un roster plus que conséquent (97 personnages jouables pour un total de 161 formes différentes, le plus grand jamais créé), des graphismes en cel-shading à la hauteur, un mode solo très présent et de multiples modes à plusieurs.

Véritable hommage à l’œuvre d’Akira Toriyama et à l’univers créé par le fantasque japonais, le titre a surtout profité du gros travail de son développeur SPIKE, qui a réussi le pari de proposer des arènes, des personnages et des modes de jeu aussi long que la route du dragon. Et que dire des dialogues qui se mettaient en place pendant les combats, permettant aux joueurs d’être encore plus immergés dans une atmosphère unique. Aujourd’hui encore, Budokai Tenkaichi 3 est considéré comme le meilleur épisode de la série pour bien des joueurs, preuve qu’il est un jeu irremplaçable.

  • Gran Turismo 4

Après avoir marqué de son empreinte la génération précédente, Gran Turismo est revenu dès 2001 sur PS2 avec Gran Turismo 3: A-Spec. Mais c’est sa suite, sortie en 2005 qui a surtout fait chavirer les cœurs des fans de courses automobiles. D’une beauté sans nom pour l’époque, et doté d’une jouabilité précise et immédiate, le jeu était l’un des plus longs qu’il ait été donné de voir. Il n’était pas rare d’y passer plus de cinquante heures sans même s’en rendre compte.

Surtout, le titre bénéficiait de licences officielles en grand nombre et de parcours atypiques aussi vrais que nature. On ne peut pas oublier de citer également sa bande-son, immersive, et ses thèmes musicaux de grande qualité. Bref, le sport automobile à son meilleur.

  • Devil May Cry

Reconnu pour la série des Resident Evil, Capcom lance en 2001 un énigmatique Devil May Cry. On y suit les aventures de Dante, un chasseur de démon gérant sa petite entreprise et qui se fait recruter par une dénommée Trish. Fils du légendaire chevalier sombre Sparda, Dante décide d’intervenir afin de mettre un terme à la menace de Mundus, l’ancien empereur du mal jusqu’ici enfermé et de suivre les traces de son père en sauvant l’humanité. Si le scénario est plutôt convenu, c’est surtout le gameplay de ce premier épisode qui a subjugué à l’époque. Nerveux à souhait et très orienté action, le jeu a vite eu droit à un succès légitime.

Avec sa direction artistique léchée, ses modélisations réussies et ses effets de lumière qui en mettent plein la vue, le titre s’est  construit une identité légitime. Bien qu’on en fasse rapidement le tour, c’est aujourd’hui encore un véritable plaisir d’y revenir pour défaire de nombreuses vagues d’ennemis et autres démons dans le château de l’ile Mallet. Et puis que dire de Dante, le héros de la série, qu’on ne peut qu’aimer tant il parait être la définition de ce qu’est la classe. Vivement un cinquième épisode ?