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[Dossier] Cowabunga ! L’incroyable histoire des Tortues Ninja (1ère partie)

C'est l'histoire d'un élément clé de la pop-culture, qui n'aurait jamais dû en être un. L'histoire de deux fans de comics qui n'étaient pas du tout...

C’est l’histoire d’un élément clé de la pop-culture, qui n’aurait jamais dû en être un. L’histoire de deux fans de comics qui n’étaient pas du tout dessinateurs ou scénaristes. L’histoire de tortues anthropomorphes qui œuvrent pour venger la mort du maître de leur sensei. C’est l’histoire d’une franchise légendaire, et d’une success story comme il y en a peu. C’est l’histoire des Tortues Ninja.

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Difficile aujourd’hui de se prétendre amateur de pop-culture sans connaître Michelangelo, Leonardo, Donatello et Raphael. Et non, je ne parle pas des peintres de la Renaissance auxquels ils doivent leurs noms, mais bien des quatre tortues ninja. L’histoire pourrait commencer comme ça : Peter et Kevin, deux inséparables copains d’enfance, fans de films de kung-fu et de tortues, décident avec l’aide de papa-maman de créer leur propre comic book. Il n’en est rien.

Aux origines de la collaboration entre Kevin Eastman et Peter Laird, on trouve le fanzine Scat, édité par Peter Laird. Sorte de Mad version fin des années 70, Scat tape un jour par hasard dans l’œil de Kevin Eastman. Ce dernier, obsédé par l’idée de devenir auteur et artiste de comics, parvient à entrer en contact avec Peter Laird, en lui écrivant une lettre pleine de passion et de respect. Laird l’invite alors à venir chez lui, directement, pour faire connaissance. En franchissant la porte, la première chose que découvre Eastman, est une planche originale de Jack Kirby, sur le mur, dans l’entrée. Il devient fou. À ce moment précis, tous deux comprennent qu’ils vont vivre une incroyable aventure artistique ensemble. Ils créent alors Mirage, leur studio qu’ils appellent ainsi parce qu’il n’a en fait rien d’un studio. Les deux nouveaux amis travaillent directement dans leur salon, tout en regardant la télé et en s’amusant comme des gamins.

[nextpage title=”Frank Miller, ça rime avec Maître Splinter”]

1984 est une grande année. Non pas pour les raisons dépeintes par George Orwell, mais parce que c’est cette année-là (et maintenant vous avez Claude François dans la tête) que naissent les tortues ninja. C’est en novembre 1983, devant la télé, que Kevin Eastman dessine une tortue se tenant sur ses pattes arrière, avec un bandeau sur les yeux, et des nunchakus attachés sur les avant-bras, avant de la présenter à Laird, en ajoutant « hé regarde, c’est une tortue ninja ! ». Laird dessine alors sa propre version, en changeant quelques éléments. Eastman se sent alors obligé de faire mieux, en dessine quatre, chacune avec des armes différentes, et avec un aspect bien plus anthropomorphique. Il ajoute le titre Ninja Turtles, et tend son crayonné à Laird qui, tout en l’encrant, propose d’ajouter Teenage Mutant au titre. Et BIM ! l’univers se met en branle pour permettre à ce concept improbable de voir le jour.

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Il ne reste plus qu’à trouver une bonne excuse pour raconter leur histoire. Eastman et Laird étant tous deux grands fans du maître Frank Miller et de son travail à la fois sur Daredevil et Elektra, et sur son comic book plus personnel Ronin, ils décident d’en faire une sorte de parodie. L’ennemi de Daredevil est le clan de la Main ? Le clan ennemi des tortues sera le clan du Pied (Foot Clan). La tenue d’Elektra est bardée de bandeaux rouges ? Les tortues porteront donc des bandeaux rouges. Ils reprennent aussi le style hyper violent des comics de Miller, et vont même jusqu’à parodier son style narratif, en faisant de Leonardo le narrateur actif de tout le premier numéro. Deux mois et demi de leur temps, toutes leurs économies, et un comic book publié à 3000 exemplaires, qui sort en mai 1984.

The rest is history, comme disent les américains. Mais comme vous n’êtes pas américains, et qu’on n’est qu’au début du dossier, nous allons développer.

[nextpage title=”Chevaliers d’écailles et de vinyle”]

Pour que les quatre tortues ne soient pas juste des clones les unes des autres, il est important de leur définir des personnalités spécifiques. C’est ainsi que Raphael et son tempérament explosif sont inspirés de Kevin Eastman, tandis que Donatello et son côté génie nerd viennent de la personnalité de Peter Laird. Il est amusant de noter d’ailleurs que d’autres personnages, qui arriveront plus tard dans la série, ont aussi trouvé une origine intéressante. Ainsi, April O’Neil n’est ni plus ni moins qu’une petite amie de Kevin Eastman, qui deviendra sa femme par la suite. Quand à l’hyper populaire Casey Jones, il a en fait été développé avec le personnage de Jack Burton en tête (interprété par Kurt Russel, dans l’excellent Les Aventures de Jack Burton dans les griffes du Mandarin, de John Carpenter). Splinter, lui, est inspiré par Stick, le mentor de Daredevil.

La réception par le public pour ce premier numéro est incroyable et dépasse complètement ce qu’avaient imaginé Eastman et Laird. L’une des preuves du fait qu’ils ne pensaient au départ pas faire autre chose qu’un one-shot est la mort de Shredder dans ce premier volume. Oui, celui que l’on connait aujourd’hui comme l’éternel rival des tortues, tantôt menaçant, tantôt ridicule, celui qui veut dîner de la soupe de tortues, l’homme qui passe 5 heures à tout retirer avant de franchir les détecteurs à métaux à l’aéroport, Oroku Saki, dit Shredder, est exécuté par les tortues au terme de la quarantaine de pages de ce comic book. À quatre contre un, sous les ordres d’un Splinter presque fanatique.

Eastman et Laird se rendent alors compte qu’ils peuvent potentiellement vivre leur rêve d’écrire et de dessiner des comics, et décident de se pencher sur le second numéro.
The rest is… non, j’déconne. Ce second numéro sort fin 85 et est tiré cette fois à 15 000 exemplaires, qui se vendent tous en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire (ce qui n’est pas totalement vrai, mais l’expression est cool et assez parlante). Ce second numéro leur rapportera d’ailleurs la somme de 4000 dollars, ce qui, à l’époque, leur parait complètement fou. Ils ne réalisent alors pas vraiment qu’ils sont en train de changer la face des comic books pour toujours, tout en écrivant une page importante de la pop-culture.

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[nextpage title=”On joue ?”]

Leur succès ne passe pas inaperçu et bientôt les agents se bousculent à leur porte, armés de différents projets et cherchant par tous les moyens à verrouiller les droits des Tortues Ninja. C’est finalement Mark Freedman qui obtiendra une collaboration avec Eastman et Laird. Leur nouvel agent va alors frapper à la porte de tout un tas de fabricants de jouets et autres producteurs de show télé, et tous lui rient au nez. La légende voudrait que même Disney ait entendu parler des Tortues Ninja à l’époque et ait trouvé ça complètement naze. C’est sûr qu’une souris en slip qui parle, et dont le meilleur ami est un canard qui ne porte pas de pantalon et mange de la dinde à Thanksgiving, ça a vachement plus de sens…

Tous ? Tous sauf Playmates Toys, un géant du jouet, à qui Freedman réussit à vendre le concept. À l’époque, Playmates développe des jouets pour tout un tas d’autres compagnies, y compris Mattel, mais n’a jamais rien sorti en son nom. La gamme Tortue Ninja va être leur première vraie gamme, et va, là encore, changer historiquement la donne. Mais pour qu’elle fonctionne, il faut d’abord produire un dessin animé, comme c’est souvent le cas à l’époque, qui va permettre de vendre des containers entiers de toys.

Pour vous donner un ordre d’idée, la meilleure année de vente de jouets Tortues Ninja, Playmates a produit et envoyé cent millions d’unités (personnages et véhicules confondus) aux revendeurs. C’est, et de loin, le plus gros chiffre en matière de jouets jamais atteint. C’était la folie complète, et c’était à une époque où un jouet sous blister dans une boutique ne coûtait pas une quinzaine d’euros comme aujourd’hui. L’âge d’or pour le jouet… et les collectionneurs.

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[nextpage title=”Cowabunga le cri des ninjas !”]

C’est ainsi que le dessin animé que tout le monde connait, et que de nombreuses personnes pensent encore à tort être l’origine des tortues ninja, voit le jour, en 1986. Cette série va proposer dix saisons, étalées sur neuf ans de diffusion, et permettre aux tortues d’accéder à une notoriété intergalactique. Encore aujourd’hui, si les tortues sont connues sur Jupiter, c’est bien grâce à ce dessin animé. Et même s’il n’a vraiment pas bien vieilli du tout (hormis le côté nostalgique, et encore), il est un élément clé du succès planétaire de la franchise et du fait qu’elle existe encore en 2016. En outre, c’est une des séries animées américaines les plus populaires de tous les temps.

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On y découvre les tortues dans un style graphique bien plus toon, avec une ambiance plus potache et des ennemis souvent stupides et ridicules. Shredder devient l’antagoniste principal, épaulé par deux créations pour l’occasion, et qui deviendront immédiatement cultes : Bebop et Rocksteady. Les soldats du Foot Clan sont désormais des robots, ce qui permet aux tortues de les démembrer dans la joie et la bonne humeur, sans violence aucune. Krang, une créature inspirée de la race pacifiste des Utrom du comic book, fait aussi sa première apparition en tant que méchant intergalactique, pilotant une sorte de colosse géant en slip. Pourquoi pas. Baxter Stockman, pour sa part, devient blanc, très certainement pour éviter de s’attirer les foudres des associations antiracistes, qui verraient sans doute d’un mauvais œil que le tyrannique Shredder passe son temps à hurler des ordres à un afro-américain.

Autre changement notable, Splinter n’est plus ici le rat d’Hamato Yoshi, transformé par du Mutagen, mais Hamato Yoshi lui-même. Il est alors entendu que le mutagen transforme toute créature vivante avec qui il entre en contact, en mêlant son ADN avec le dernier être vivant qu’il a touché. Vous suivez ? Parce que dit comme ça, on dirait presque une formule mathématique. Le truc archi compliqué et que seuls trois gars assis devant comprennent. En gros, les tortues sont touchées par Hamato Yoshi et prennent donc forme humaine, tandis qu’Hamato est frôlé par un rat dans les égouts juste avant d’entrer en contact avec le mutagen. Ce concept ouvre des portes créatives infinies et va permettre de créer une multitude de mutants. Playmates se frotte les mains.

[nextpage title=”Si ça marche…”]

Dans un mouvement de génie commercial, les quatre tortues se voient attribuer des couleurs de peau sensiblement différentes, et surtout quatre couleurs de bandeaux. Niveau marketing, c’est brillant : tous les enfants vont d’abord vouloir leur tortue préférée, mais ne tarderont pas à réclamer à leurs parents de réunir la fratrie.

Le succès commercial à tous points de vue de cette série va voir arriver tout un tas de clones et autres repompes plus ou moins inspirées : Street Sharks, Cheetahmen, C.O.W. Boys of Moo Mesa, Biker Mice From Mars ou encore Bucky O’hare, à l’exception que ce dernier existait déjà en comic book, mais n’aurait certainement jamais eu droit à sa série télé sans le phénomène TMNT.

Petite anecdote pour vous la péter en société : Chuck Lorre ça vous dit quelque chose ? Le créateur (entre autres) de Big Bang Theory et Two and a half men, est alors contacté pour scénariser cette nouvelle série. Il décline, faute de temps, mais écrit et produit tout de même le générique désormais mythique. Eh oui, ce générique qui nous fait encore aujourd’hui sautiller sur nos chaises, nous le devons au papa de Leonard, Howard et Rajesh.

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[nextpage title=”T’es OK, t’es bath, t’es in”]

La série est un hit immédiat. Le générique est entraînant, l’univers délirant, le concept brillant, le bestiaire original et complètement fou. Tout est réuni pour que ça cartonne. Globalement les tortues ninja sont une sorte de Midas des temps modernes. Non, pas le pro du pot, mais celui de la mythologie, qui transforme tout ce qu’il touche en or, et qui a pleuré le jour où il s’est gratté les noix par inadvertance. Playmates en profite donc pour inonder le marché de sa gamme de toys qui elle aussi est simplement parfaite. Quand on s’intéresse aux jouets, force est de constater que les années 80 ont représenté l’âge d’or. Mais comme dans de nombreux domaines, il y a eu du bon et du moins bon. Toutefois, s’il fallait définir un top 5 des plus grands jouets de tous les temps, qui serait très certainement dominé par les Maîtres de l’Univers, il ne fait aucun doutes que les Tortues Ninja en feraient partie, se tirant sans doute la bourre avec M.A.S.K. et G.I. Joe. Vous avez la corde nostalgique qui vibre un peu, là ? Normal.

Il y a quelque chose d’inexplicable qui se passe, quand on regarde ces figurines, et qu’on les manipule. Leurs articulations sont catastrophiques, elles ne ressemblent que très peu à leurs homologues du dessin animé, les poses ne permettent pas grand chose… mais elles dégagent un truc, une sorte d’âme. La gamme va proposer tout un tas de variantes des tortues, des plus originales (simples tortues transformables en tortues ninja) aux plus inattendues (notamment une gamme Star Trek !), des véhicules mythiques, et même le célèbre Technodrome, véritable base gigantesque !

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Tous les ayants-droits comprennent alors qu’il serait dommage de s’arrêter en si bon chemin et la décision est prise de lancer un comic book reprenant l’univers du dessin animé.
Teenage Mutant Ninja Turtles Adventures, édité par Archie Comics entre 1988 et 1995, reprend dans un premier temps les histoires du dessin animé, avant qu’Eastman ne décide de confier le projet à Stephen Murphy et Ryan Brown de Mirage, qui créent alors des histoires inédites. C’est d’ailleurs ce duo qui va créer la célèbre équipe des Mighty Mutanimals, que l’on retrouve encore dans la série et le comic book actuels.

[nextpage title=”Il y avait Paul et Mickey…”]

Lorsque le dessin animé est arrivé chez nous, en Europe, il a été victime de la censure anglaise. Pour commencer, la série a là-bas été renommée Teenage Mutant HERO Turtles (ou TMHT). Pourquoi ? Simplement parce que le terme « ninja » était vu par les censeurs anglais comme un terme trop connoté, renvoyant à une violence inacceptable pour un dessin animé pour enfants. Dès lors, tous les produits de la gamme TMNT vendus sur le sol anglais (et parfois européen, pour des raisons de coûts) ont été remaniés en TMHT.

La folie des censeurs ne s’est pas arrêtée là, puisque les épisodes eux-mêmes ont été édités. Déjà, Michelangelo est quasiment absent du générique, parce que pour les censeurs outre-Manche de l’époque, le nunchaku est une arme bien trop violente pour être montrée à la télé. Défoncer du punk à coup de bâton, planter des saïs dans des extraterrestres ou découper du robot-Foot à coup de katana, pas de problèmes. Mais montrer un nunchaku qui tournoie, non !

Dans certaines scènes du dessin animé, des armes sont éditées, chaque fois que le mot ninja apparaît, il est effacé, et des séquences complètes sont entièrement squeezées. Nous vous avons mis un comparatif du générique original, et de la version éditée pour le Royaume-Uni ci-dessus. Par ailleurs, vous y entendrez les paroles, elles aussi censurés.

Heureusement pour les fans européens, si le dessin animé a alors été frappé par la censure, les jeux vidéo eux, sont arrivés chez nous intacts. Et quels jeux !

[nextpage title=”Pizza Power !”]

L’idée n’est pas ici de dresser une liste exhaustive de tous les jeux estampillés TMNT sortis au fil des années. Il est toutefois important de parler des trois premiers, qui sont d’ailleurs les trois plus iconiques. Nous sommes en 1989, et Konami règne en maître dans les salles d’arcade. Une firme japonaise qui récupère les droits d’exploitation d’un dessin animé américain ? Dans le cas de Konami, rien de surprenant, leurs exécutifs d’alors étant de véritables génies. C’est donc en 1989 que sortent les deux premiers jeux vidéo sur les Tortues Ninja, tous deux intitulés Teenage Mutant Ninja Turtles. Le premier, qui sort sur la NES, est un jeu de plateformes encore aujourd’hui considéré comme l’un des jeux les plus durs de tous les temps. D’une qualité très moyenne, il se vendra toutefois par pelletées pleines et quasiment tous ceux qui ont eu une NES à un moment donné ont eu ce jeu.

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Le second arrive en arcade, et dans la grande tradition des beat-them-all sauce Konami, il est jouable à 4 joueurs simultanément. C’est la folie dans les salles d’arcade et nombreux sont les copains qui se regroupent pour tenter d’en venir à bout en cramant tout leur argent de poche. Et si ce jeu est déjà très bon, que l’on aime ou pas la licence, c’est sa suite qui va vraiment marquer les esprits et, plus généralement, le monde de l’arcade et du jeu vidéo. En 1991 sort donc Teenage Mutant Ninja Turtles : Turtles In Time, en arcade et sur Super Nintendo, et son succès est immédiat et phénoménal. De nombreux fans de par le monde font la queue dans des salles enfumées dans l’espoir de pouvoir jouer quelques minutes leur tortue préférée, dans un jeu aux graphismes hallucinants et à l’ambiance électrique.

D’autant qu’en 91, les tortues ne sont plus seulement des stars de comics et de dessin animé. Elles sont entre temps devenues des stars de cinéma.

[nextpage title=”Radical, dude !”]

Les années 80 sont alors sur le point de se terminer, et avec elle toute une ère d’innocence et de liberté. Personne n’en a alors encore conscience, et c’est probablement ce qui permet aux tortues de voir le jour sur grand écran. 1990 voit la sortie de Teenage Mutant Ninja Turtles : The Movie, un film à l’esprit beaucoup plus sombre et sérieux que le dessin animé. D’ailleurs, le film aurait pu s’intituler Return to New York, puisqu’il reprend presque entièrement cet angle scénaristique du comic book original, reproduisant même certains plans quasiment à l’identique. Les tortues conservent tout de même leurs couleurs tirées du dessin animé, ainsi que leur humour, mais l’esprit est résolument plus noir, plus adulte. C’est principalement ce qui fait que de nombreux fans n’ayant pas connaissance du comic original ont du mal à aimer ce film à sa juste valeur. Les fans de la première heure eux, sont aux anges, tant le film est réussi. Les costumes sont criants de réalisme, notamment grâce au fait qu’ils sont gérés – ainsi que tous les effets spéciaux – par le légendaire Jim Henson. Ce sera d’ailleurs le dernier film sur lequel il travaillera. Minute de silence, pour ce grand monsieur qui nous a tous fait rêver plus d’une fois, mais qui à l’époque a dû se faire maudire par les cascadeurs. Parce que bon, des costumes de 30 kilos quand même, fallait les faire, les pirouettes, avec. Pour palier au fait que ces énormes costumes ralentissent les mouvement des acteurs et des cascadeurs, le film est tourné entre 22 et 23 images par seconde, un procédé habituel à Hong Kong pour les films de Kung-Fu et qui vise à dynamiser les séquences d’action. L’astuce ne se voit pas à l’œil nu et rend les tortues plus vraies que nature. Comme avec le Superman de Richard Donner en 1978, on a beau savoir que c’est un film, on y croit.

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Mais tout ce qui monte doit finir par redescendre, et vous allez voir dans la seconde partie de notre dossier que la hype autour des Tortues Ninja ne fait pas exception à cet adage.

Pour la suite, c’est par ici !