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Dune Awakening : 3 raisons de (re)plonger dans l’univers de Frank Herbert

Très attendu, autant par la communauté fan de l’œuvre de Frank Herbert que par les joueurs, le MMO Dune Awakening fait ses grands débuts, après une première période de bêta.

Comment retranscrire l’œuvre de Frank Herbert, distillée dans une série de livres et adaptée depuis au cinéma — on rappelle que Denis Villeneuve est toujours sur le coup, avec deux premiers films et un troisième en préparation — dans un jeu vidéo ? Ce n’est pas la première fois que Dune est adapté dans ce format et le dernier en date n’est autre que Spice Wars, un jeu de stratégie en temps réel sorti il y a deux ans et édité par Funcom. Cette fois, le studio norvégien est aussi au développement et les équipes en charge de Dune Awakening ont choisi une approche différente : on garde le même univers, les mêmes préceptes, le même environnement (l’eau, l’épice, les vers de sable géants, Arakis, les grandes maisons…) mais on associe le tout à une histoire inédite, alternative à celle que l’on connaît déjà.

Ainsi dans Dune Awakening, Paul Atreides n’est jamais venu au monde. Sa mère, Lady Jessica, a accouché d’une fille, Ariste, comme le souhaitait l’ordre du Bene Gesserit. Un changement qui en provoque plein d’autres. Qui dit pas de Paul, dit aussi pas de Lisan Al-Gaib, le fameux messie de Dune. Les Fremens, le peuple qui épouse la destinée du personnage et l’accompagnent, ont quasiment disparu. C’est d’ailleurs là où le joueur intervient. Dune Awakening nous place dans la peau d’un avatar entièrement personnalisable — chapeau aux équipes de Funcom, qui proposent dans le jeu un outil de création et de personnalisation complet — envoyé en mission à la recherche de ces fameux Fremens, afin de comprendre leur sort. Évidemment, notre vaisseau se fait attaquer durant le voyage et évidemment, on se retrouve échoué en plein désert sur Arakis. Le conflit entre les Atreides et les Harkonnen est toujours présent. D’autres maisons s’affirment dans la guerre pour le contrôle de l’épice et le but du joueur est de se frayer un chemin dans tout ça, en devenant un personnage respecté et puissant. De quoi poser les bases du endgame de Dune Awakening, porté à la fois sur les aspects communautaires et politiques.

Un jeu de survie fidèle à l’œuvre originale

Une fois sur Arakis, l’aspect survie de Dune Awakening prend tout son sens et c’est même là LE principal point fort que nous avons retenu durant notre expérience. Comme dans l’œuvre principale, la survie dans Dune est régie par la maîtrise de l’environnement. Sur Arakis, il n’y a que du sable, des rochers et des canyons. Il va bien falloir trouver de l’eau. Soit dans les plantes avec la rosée (en très faible quantité cependant), soit en recyclant sa propre sueur avec une combinaison adaptée (comme dans les films) ou encore en récoltant du sang, qui, après traitement, peut lui aussi servir de source d’eau. Il va aussi falloir gérer le cycle jour/nuit dans les déplacements que le joueur devra effectuer (et ils sont nombreux, on y reviendra), la chaleur et le soleil afin d’éviter une insolation.

Ver Des Sables Dune Awakening
© Funcom

Quand cela se produit, c’est évidemment game over, avec un joueur rampant au sol et consumant ses dernières minutes de vie. Reste enfin les vers de sable géants. Si ces derniers, qui réagissent aux sons que vous émettez lors de la traversée de grandes zones de sable, ne sont pas très dangereux au début, ils le deviennent très vite dès lors que vous souhaitez changer véritablement de région ou de zones. Inutile de vous dire que la sanction est rude : non seulement c’est la mort, mais en plus, vous perdez absolument TOUT votre équipement. Et pour aller le chercher, bon courage : ce dernier se situera précisément à l’endroit où le ver vous aura dévoré. Impossible de savoir au stade où nous en étions s’il sera possible d’apprendre à les chevaucher. Sur le principe, chevaucher et maitriser ses monstres géants aurait forcément quelque chose de jouissif. D’ailleurs, certains joueurs ont presque réussi à le faire, en atterrissant sur le dos d’un ver, mais sans jamais pouvoir le contrôler ou rester très longtemps dessus.

Un jeu très solide en solo

Si la partie multijoueur est forcément mise en avant, elle ne s’impose pas d’entrée dans Dune Awakening. On ne compte pas les heures passées à explorer les plaines désertiques d’Arakis en solo avant de rencontrer d’autres joueurs. Le jeu contient des zones dédiées à la coopération et il faudra être bien outillé en connaissances et en expérience avant de s’y aventurer. Sur Arakis, les camps de pilleurs et les zones habitées ainsi que les bases de replis sont légion. Les tempêtes de sable ont, aussi, tendance à redéfinir l’environnement tel qu’on le connaît sur la carte. Si on n’a pas vu de lieux disparaître ou devenir inaccessible comme promis par Funcom, on a en revanche vu des zones être sensiblement modifiées après le passage d’une tempête. Et niveau sonore, il se passe toujours quelque chose sur Arakis, sans compter le balayage incessant des vaisseaux Sardaukars dans le ciel.

La durée de vie de Dune Awakening est conséquente. Elle est surtout liée, dans la première partie du jeu, à l’apprentissage des possibilités offertes aux joueurs. Les allers-retours sont incessants et particulièrement fastidieux à pied, même si on peut en profiter pour piller, attaquer et récolter des ressources. Le joueur est motivé et poussé par la perspective et le besoin d’évoluer et si possible le plus vite. Pouvoir se déplacer à moto ou en ornithoptère a donc un double coût : celui des ressources à rassembler pour les construire et celui de la patience, surtout. Quant à la survie, Dune Awakening pousse le joueur à entrer en réflexion permanente sur sa façon de vivre l’expérience. Par exemple, faut-il mieux avoir une vraie base de repli et de développement à un endroit fixe, quitte à avaler les kilomètres ou avoir plusieurs zones à soi dans le désert d’Arakis, afin de bouger plus aisément et de suivre un vrai mode de vie nomade ? Enfin le jeu propose évidemment un arbre de compétences à compléter, avec la possibilité d’en débloquer d’autres et d’avoir accès à d’autres connaissances. On peut par exemple choisir d’emprunter la voie de l’enseignement du Bene Gesserit et de contrôler la Voix et de parfaire sa maîtrise des armes plus tard ou l’inverse. Tout cela se détermine lors de la création de votre avatar, de votre choix de classe, de mentorat et d’origine.

On a moins aimé parce que…

Dune Awakening n’est pas sans défauts. Si, contrairement à d’autres joueurs, on a su échapper à une vague de bugs et à des crashs intempestifs en cours d’expérience, on a quand même décelé quelques failles dans la cuirasse du titre proposé par Funcom. Tout d’abord le système de combat. On le sait, dans Dune, les affrontements épiques se font à la main et/ou à l’arme blanche, avec un système de bouclier de protection pour éviter de se faire tuer à distance par des armes à feu ou leurs similis. Dans le jeu, on a donc droit à différents types d’armes et autant de moyens d’éliminer un ennemi.

Camp De Pilleurs Dune Awakening
© Funcom

La première chose qui dérange, c’est le comportement de ce dernier. L’IA dans Dune Awakening n’est pas vraiment des coriaces et des plus recherchés. L’ennemi vous fonce dessus, quand il vous voit et peut vous entendre arriver à des kilomètres comme totalement ignorer votre présence. Les actions pour attaquer et se défendre sont lentes et manquent de dynamisme. L’ensemble est mou, peu immersif et jouissif et les sensations de tirs — en dehors des bruits des aiguilles — sont inexistantes. On ressort donc frustré à ce niveau-là.

Ensuite, la première partie du jeu — la plus longue puisqu’elle installe toutes les bases du titre — se révèle trop vite redondante. On enchaine les allers-retours, surtout à pied au début et les distances à parcourir sont longues, très longues. L’aspect répétitif des premières quêtes en rebutera probablement plus d’un, sans compter la gestion incessante de la soif, qui peut rendre certains chemins empruntés encore plus longs que prévus. Mais une chose est certaine, Dune Awakening a un potentiel certain, que nous n’avons pas pu malheureusement exploiter dans son ensemble en plus de vingt heures, le titre étend réparti sur plusieurs étapes et avec un nombre d’heures conséquent (une centaine environ, au moins) pour en voir le bout. Depuis le lancement en accès anticipé depuis moins d’une semaine, les mises à jour et les maintenances s’enchaînent pour offrir aux joueurs la meilleure expérience possible. Si vous êtes fan, vous savez quoi faire.

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