Dossier

Héros badass : le tour des films de gros bras aussi musclés qu’indispensables

Cinéma

Par Julien Paillet le

Parfois maîtres du box-office américain, figures mythiques du cinéma d’action, souvent objets de moqueries, les héros‘‘badass’’ font partie intégrante de la pop culture. On a sélectionné quelques- uns des films plus incontournables du genre. Attention, sueur, testostérone et gros biceps au programme.

« Badass ». Le mot est pour le moins ambivalent . Dans un cas, il se veut le synonyme de « cool », « sensationnel », « charismatique ». Dans l’autre, il sert à qualifier une personne de « mauvais garçon », de « bagarreur ». Mais il est possible de faire fusionner ces deux définitions. Lorsque l’on dit de quelqu’un qu’il est badass, cela peut vouloir dire qu’il est en même temps ‘‘génial’’ et ‘‘violent’’. Le héros Duke Nukem du jeu éponyme en est à ce titre l’exemple parfait : un dur à cuire et un bad boy décomplexé que le joueur aime incarner et, dans une certaine mesure, admirer.

Dès ses origines, le cinéma mettait en scène des personnages profondément « badass ». Un genre, en particulier, cristallise à lui tout seul cette thématique. Celui, désormais presque enterré, du western. En 1903, soit quelques petites années après la création du cinématographe, sort The Great Train Robbery (Le Vol du grand rapide en français) aux États-Unis. Un métrage d’une dizaine de minutes seulement que l’on reconnaît fréquemment comme le tout premier western de l’Histoire.

Un plan, célèbre, résume la nature profondément « badass » de ce classique du 7e Art. Sur celui-ci, on peut y voir en plan rapproché cadré mi-poitrine l’acteur Justus D. Barnes déguisé en cow boy faire feu face caméra. A l’époque, il faut ainsi imaginer l’effet de stupeur produit sur le spectateur qui pouvait avoir l’impression qu’on lui tirait littéralement dessus. Un choc comparable à « L’arrivée d’un train en gare de la Ciotat » des frères Lumière.

Dans le cinéma américain post-moderne, il est aisé de nos jours de mentionner divers personnages/acteurs de durs à cuire passés à la postérité depuis leur apparition originelle. L’inspecteur Harry avec Clint Eastwood, Terminator avec Arnold Schwarzenegger, Kurt Russel avec New Tork 1997, Hugh Jackman avec X-Men,…S’il peut sembler très masculin au premier abord, le héros badass trouve néanmoins tout autant de répondant avec le sexe opposé. En témoignent Tamara Dobson avec le film de Blaxploitation Cleopatra Jones, Uma Thurman avec le dyptique Kill Bill ou encore le récent Atomic Blonde avec Charlize Theron.

Du côté de l’actualité, cette année encore, les sorties abondent dans le registre des films de gros bras. Rampage et Skyscraper avec Dwayne Johnson, En eaux troubles avec Jason Statham, Death Wish avec Bruce Willis,…Même le planning de l’année 2019 offre une visibilité importante aux grandes marques que sont John Wick  et Terminator avec une nouvelle aventure prévue de chaque côté. De fait, nous vous proposons en cette chaude période estivale une sélection de certaines des œuvres les plus incroyables de cette catégorie estampillée ‘‘badass’’.  Répliques monstrueuses, morceaux de bravoure délirants, corps semblant avoir été sculptés par les Dieux…vous trouverez tout cela dans ce dossier over the top.

[nextpage title= »Les tauliers du genre »]Commando (1985)

Un ancien combattant d’élite prénommé John Matrix (non, ça ne s’invente pas) vit une existence paisible et heureuse en compagnie de sa fille Jenny, âgée de douze ans. Mais un jour, l’extrémiste général Arius la kidnappe. Un acte qui va bien entendu profondément déplaire à Matrix. Ce dernier reprend par conséquent les armes, résolu à sauver sa fille et prêt à commettre un carnage sur sa route.

Divertissement dévoué à l’action délirante, aux punchlines toutes plus cultes les unes que les autres et à la musculature d’Arnold Schwarzenegger, Commando est un produit typique des années 1980. Pure bande d’exploitation mise en boîte par le sympathique Mark L. Lester (Class 1994, Charlie), cet actionner bourrin s’amuse à multiplier les gunfights et autres combats rapprochés aux excès parfois gores et dans un rythme encore aujourd’hui effréné.

A la lisière du nanar et de la série B jouissive, Commando préfère ne pas trancher entre les deux registres. S’il ne bascule jamais vraiment dans le z pour rester dans une sorte d’humble équilibre, c’est avant tout grâce à sa nature excessive plus cartoonesque que fondamentalement incohérente. Cette image d’un Arnold Schwarzenegger soulevant un gigantesque tronc d’arbre par la seule force de ses bras s’interprète hypothétiquement comme une note d’intention globale du projet. Une volonté assumée de filmer des exploits surréalistes au nom d’un incommensurable défouloir. Objectif atteint.

La dialogue badass du film : ‘‘-T’as la trouille, mon salaud ? Ben tu devrais, parce que le béret vert que t’as devant toi va te buter la gueule !

-J’avale deux bérets verts au p’tit déjeuner, et justement j’ai très faim !’’

Predator (1987)

Après le crash d’un hélicoptère en plein milieu d’une jungle d’Amérique centrale, un commando de forces spéciales mené par Dutch Schaeffer reçoit pour mission de venir sauver les survivants. Mais une fois arrivés sur place, Dutch et sa troupe d’hommes se rendent vite compte qu’ils sont pourchassés par une mystérieuse créature qui les trucide les uns après les autres. Ainsi commence la traque sanglante de ce qui est certainement l’un des meilleurs survival de tous les temps, si ce n’est le meilleur.

Réalisé par John McTiernan (Die Hard, Basic), Predator se dote d’un pouvoir d’évocation qui annihile la concurrence. Avec ses personnages confrontés à la nature et à une force extraterrestre, le film dresse un portrait mythologique de la condition humaine.

Portrait qui trouve son aboutissement dans un troisième acte entièrement muet, où Dutch, dernier des hommes encore en vie et maquillé de boue sur la quasi intégralité du corps, affronte la créature en revenant aux racines de ce qui le définit : un animal intelligent. Rarement aura-t-on vu pareille intensité depuis.

Le succès de Predator ne tient cependant pas uniquement à son sous-texte. Nul doute que le sublime design de sa créature conceptualisée par Stan Winston (le superviseur des effets spéciaux de Terminator, Jurassic Park et A.I Intelligence Artificielle) a très largement contribué à la réussite du métrage.

Une œuvre d’art à part entière à mettre aux côtés du Alien de Giger. Et un miracle lorsque l’on connaît les premiers tests du costume hideux dans lequel devait se glisser un certain Jean-Claude Van Damme.

La réplique badass du film : ‘‘T’as pas une gueule de porte bonheur…’’ -Dutch, après avoir retiré le masque du Predator-

Over the top (1987)

 

Lincoln Hawk, un chauffeur routier solitaire rongé par la culpabilité, se voit un jour offrir la possibilité de se racheter. Des années après son divorce et l’abandon de son fils, son ex femme mourante lui demande d’aller chercher leur progéniture à l’Académie militaire et de bien s’en occuper à l’avenir. Lincoln s’exécute et, pour prouver à son garçon qu’il vaut mieux que le lâche qu’il a été par le passé, part à Las Vegas pour tenter de remporter le championnat du monde de bras de fer. Une épreuve de force qui demandera au chauffeur routier un courage colossal.

C’est après avoir tourné dans Rambo 2 et Rocky 4 que Sylvester Stallone choisit de se glisser dans la peau de Lincoln Hawk dans Over the top. Histoire de rédemption et de surpassement de soi chez un homme du ‘‘peuple’’, cette production de Menahem Golan et Yoram Globus est un incontournable du cinéma dit badass.

En dépit d’une relation père fils stéréotypée et des multiples scènes de bras de fer frôlant le grotesque, Over the top sait faire preuve d’une tendresse et d’une explosivité dont Stallone a le secret depuis ses débuts. Sa résolution, plutôt touchante, et le discours qui l’accompagne, se calquent sur le Rocky de 1976. Comme dans ce dernier, le combat physique est placé en parallèle du combat mental à mener chaque jour contre la vie. Et dans les deux cas, la victoire du sport importe moins que celle des rapports humains. C’est certainement là que réside tout le génie de l’interprète du célèbre boxeur : cette capacité à créer des sentiments derrière des montagnes de muscles.

La réplique badass du film : « Quand je retourne ma casquette, je fais le vide, je deviens… comme ce tracteur. Une machine.’’ –Lincoln Hawk-

 

[nextpage title= »La relève »]Ong Bak (2003)

Dans un petit village, la tête d’une statuette de bouddha a disparu. Ting, l’un des villageois, va décider de partir à sa recherche. Mais dans sa quête, il va rapidement devoir se confronter à la mafia responsable du vol de l’objet sacré. Au début des années 2000, sort le premier volet de la saga thaïlandaise Ong Bak. Un film d’arts martiaux ultra brutal qui révèle au monde l’acteur/chorégraphe/cascadeur Tony Jaa.

Beaucoup de spectateurs et critiques rapprochent alors à l’époque l’œuvre et l’homme du travail anthologique de Bruce Lee. Une comparaison qui n’a rien d’étonnant compte tenu du charisme de Jaa et des séquences d’action très spectaculaires qui ne cessent de surpasser la précédente tout au long d’Ong Bak. La nouveauté là dedans ? Sans doute la mise en scène du Muay-Thaï Boran, une forme  ancienne d’art martial beaucoup plus violente que le Muay Thaï moderne.

Cette technique de boxe thaïlandaise se matérialise à l’écran lors, notamment, d’une succession d’affrontements dans un club de combat éclairé par une lumière jaunâtre qui évoque une version hardcore d’à peu près tous les face-à-face vus auparavant au cinéma. Un ballet de coups ahurissant.

Badass, Ong Bak l’est donc bien devant la caméra. Mais pas seulement. Pour Tony Jaa, la préparation du tournage dura quatre ans. Quatre années durant lesquelles le cascadeur s’est entraîné huit heures par jour à la pratique du Muay Thaï Boran. « L’apprentissage du Muay Thaï est très éprouvant. Il faut savoir tomber, se relever, utiliser ses genoux, ramper, glisser, rouler, savoir enchaîner tous ces mouvements par cœur et pouvoir les appliquer ensuite’’ déclara le cascadeur. Une dévotion totale pour un résultat à l’énergie paroxystique.

La réplique badass du film : ‘‘Je retrouverai la tête de Ong Bak et je la rapporterai’’. -Ting-

Pitch Black (2000)

Percuté par une météorite, un vaisseau spatial se crashe sur une planète inconnue. L’équipage périt dans l’accident, à l’exception de quelques civils et d’un criminel nommé Riddick. Ensemble, ces survivants vont devoir s’allier et faire face à des créatures nocturnes les prenant en chasse. Un problème à surmonter d’autant plus complexe qu’une éclipse s’apprête à frapper la planète.

Avant de devenir l’un des représentants du blockbuster beauf avec les Fast and Furious et autres xXx, Vin Diesel pratiquait des choix de carrière autrement plus intéressants. Pitch Black en fait immanquablement partie. Dotée d’un univers de science fiction horrifique qui mêle les influences d’Alien, John Carpenter (Assaut, The Thing) et Predator, cette série B optimise ses composantes avec une adresse rare.

Riddick, anti-héros par excellence, apparaît de fait comme la synthèse de la puissance physique de Conan, du cynisme de Snake Plissken et de la solitude couplée à l’animosité de Max Rockatansky. Un concentré d’inspirations diverses aussi différentes que complémentaires, qui convergent in fine à l’édification d’une nouvelle icône de la pop culture au début des années 2000. Des caractéristiques qui trouvent du répondant à leur mesure avec le design convaincant des monstres nocturnes, de la tension générale qui émane entre les survivants et de l’impression d’évoluer véritablement sur une autre planète. Tout cela avec environ 23 millions de dollars de budget. Petits moyens, grande ingéniosité.

La dialogue badass du film  ‘‘-Je m’appelle Paris P. Ogilvie, et je suis antiquaire.

-Richard B. Riddick, fréquemment en cavale, meurtrier.-’’ -Paris P. Ogilvie et Riddick.

Hyper Tension 2 (2009)

Après avoir chuté d’un hélicoptère et s’être écrasé sur une voiture, Chev Chelios est kidnappé par  des Chinois. Ces derniers, à l’intérieur d’une clinique, remplacent son cœur par un autre, artificiel. Chelios parvient à s’enfuir et se met immédiatement en quête de retrouver son organe, détenu par un certain Johnny Vang. Sur son chemin se dressent alors plusieurs ennemis, et une obligation vitale : celle d’alimenter en électricité son cœur artificiel sous peine de mourir.

Hyper Tension, ou Crank en version originale, appartenait à ce cercle très fermé de bandes déviantes d’une laideur équivalente à leur pouvoir de fascination. C’est à peu près le même constat que l’on peut émettre à la vision d’Hyper Tension 2 ou Crank 2. « Il était mort…mais il va mieux » prônait l’un des posters du film comme pour montrer solennellement l’absurdité de l’oeuvre. Objet bizarre et hybride donc, cet ovni emprunte d’abord aux univers et codes de jeux vidéos avec son héros invincible et ses mafieux hallucinés tout droit sortis d’une production Rockstar.

On pense de la même façon à toute une partie de la pop culture, mais détournée par les personnalités transgressives et trash des cinéastes Mark Neveldine et Brian Taylor. On retrouve en effet une parodie de kaiju eiga, et à peu près tous les passages obligés du film d’action ultime. Courses poursuites, règlements de compte à l’arme à feu et aux poings, cascades dévastatrices,…tout y passe. Mais écrit et filmé avec une folie frondeuse et presque sans limite.

Porté par un Jason Statham possédé par le rôle de Chev Chelios, Hyper Tension 2 jouit de quelques séquences qui paraissent avoir été réalisées dans une autre dimension. On retiendra principalement un accouplement sous influence pornographique qui se déroule dans un hippodrome et s’achève avec un plan ralenti sur le pénis d’un cheval. Et ce passage où Chelios enfonce tout simplement son fusil à pompe dans l’anus de l’un de ses adversaires. Du mauvais goût à l’état pur oui, mais du mauvais goût qui se savoure. N’est pas Peter Jackson et son Bad Taste qui veulent. La contre culture peut être fière.

La réplique badass du film : ‘‘Confucius a dit : le karma c’est de la merde’’ -Doc Miles-

Pain and Gain (2013)

Inspirée d’une histoire vraie aussi déjantée que sordide, Pain and Gain narre le parcours à Miami de Daniel Lugo. Un coach sportif qui souhaite plus que tout autre chose  vivre le rêve américain. Pour ce faire, il décide un jour d’enlever l’un de ses clients fortunés dans le but de lui voler sa vie. Avec lui, il s’aide de deux complices, Paul Doyle et Adrian Doorbal. Deux hommes ambitieux qui vont eux aussi aller au bout d’un chemin sans retour.

Michael Bay, réalisateur de Pain and Gain, est un homme intrigant. Connu dans le monde entier pour ses grosses productions souvent jugées stupides et interminables (Transformers en tête), il met ici en scène une satire de l’Amérique pourvue d’une réflexion et d’une profondeur inhabituelles dans son cinéma. Alors que ses œuvres précédentes se contentaient de fabriquer du spectacle pyrotechnique et vulgaire dénué de propos, Bay allie dans Pain and Gain la forme et le fond. Son style de clippeur tape à l’œil embrasse ainsi à la perfection la bêtise et la destinée de ses personnages. Remarquable.

De cette parenthèse dans la carrière du papa d’Armageddon, on retiendra cette séquence lunaire : se faisant passer pour un policier, Paul Doyle alias Dwayne ‘‘The Rock’’ Johnson, se met à chanter du rock chrétien à un marchand d’armes pour le distraire et lui faire oublier de lui demander son insigne. Les deux hommes se mettent alors à fredonner de pair une mélodie avant de se serrer virilement la main le sourire aux lèvres. Unique instant de malaise jubilatoire.

La réplique badass du film : ‘‘Au départ l’Amérique n’était qu’une poignée de colonies maigrichonnes, maintenant c’est le pays le plus costaud de toute la planète. Ça fait réfléchir.’’  -Daniel Lugo- 

[nextpage title= »Les héroïnes badass »]Aliens, le retour (1986)

Seule survivante du Nostromo dans le Alien de Ridley Scott, Ripley revient sur terre après 57 ans de dérive dans l’espace. Mais lors de son réveil, elle apprend que sa propre fille est décédée et qu’une nouvelle menace alien semble se profiler sur une planète où les colons, partis pour une mission de terra-formage, ont disparu. La jeune femme, au début réticente à retourner combattre une telle menace, décide finalement de partir en mission. Bien décidée à en finir une bonne fois pour toute avec l’espèce hostile et terrifiante qui décima autrefois ses amis et collègues de travail.

Considéré comme l’une des meilleures suites de tous les temps, Aliens, le retour contient dans son concept de départ l’idée brillante de multiplier la menace du premier épisode par 1000. Ce n’est littéralement plus un seul xénomorphe que Ripley se doit de battre cette fois-ci, mais une armée toute entière.

Un enjeu épique et surprenant, dominé par la présence de Sigourney Weaver qui évolue ici au milieu d’une troupe de militaires hargneux dont elle deviendra la leader.

« Get away from her, you bitch ! », traduisible en français par «Éloigne toi d’elle, espèce de pute ! » est sans doute l’une des répliques les plus connues de toute la franchise Alien. Prononcée par une Ripley à bord d’un mecha à l’attention de la Reine Alien lors du final, cette phrase démontre le caractère bien trempé de l’héroïne qui se transforme dans ce second opus en une redoutable soldate. Dément.

La réplique badass du film : ‘‘Peut être que t’as pas bien regardé le match à la télévision, mais on vient d’se faire torcher l’cul mec !!’’- Hudson-

Terminator 2 : Le jugement dernier (1991)

En 2029, Skynet envoie dans le passé un nouveau Terminator, le T-1000, dans le but d’éliminer le futur leader de la résistance John Connor. Au même moment, ce dernier programme lui aussi un cyborg, un modèle T-800, pour qu’il puisse le protéger en 1995.

Chef d’œuvre du cinéma d’action et de science fiction, Le jugement dernier assoit encore un peu plus le statut d’auteur de Cameron quelques années après la sortie d’Aliens le retour et le premier opus de Terminator. Si Arnold Schwarzenegger est une nouvelle fois la star du film, ce deuxième épisode marque pour le réalisateur la possibilité de faire évoluer Sarah Connor. Victime se transformant progressivement en figure héroïque dans le précédent volet, elle apparaît cette fois-ci comme une véritable guerrière au look puissamment militaire. Un point récurrent dans la filmographie du réalisateur dont l’amour pour les « femmes fortes » n’est plus à prouver.

Au moins deux séquences prouvent l’orientation foncièrement badass prise par la mère de John Connor dans cette suite. La première se situe lors de son évasion de l’hôpital psychiatrique où elle est internée. Armée d’une matraque, la prétendue malade mentale passe violemment à tabac l’un des infirmiers (en réalité un pervers dont une scène précédente suggérait qu’il abusait d’elle sexuellement la nuit) avant de prendre en otage le directeur de l’établissement. La seconde met en scène la jeune femme en train d’assener plusieurs tirs de fusil à pompe dans le corps du T-1000. deux moments furieux et emblématiques de Terminator 2.

La réplique badass du film : ‘‘Reste cool sac à merde’’ -Terminator-

Elles sont absentes, mais on aurait aussi pu en parler :

 -Princesse Mononoké dans le dessin animé éponyme d’Hayao Miyazaki.

-Mulan dans le dessin animé éponyme de Disney.

-Trinity dans la trilogie Matrix.

-Alice dans la saga Resident Evil.

-Selena dans la saga Underworld.

-Cherry dans Planète Terreur.

-Black Widow dans Avengers.

-Furiosa/Charlize Theron dans Mad Max : Fury Road.

Et bien d’autres…