Dossier

Mission Impossible : notre classement des films de la saga, du pire au meilleur

Cinéma

Par Julien Paillet le

Trois ans après l’excellent Rogue Nation, la saga Mission Impossible revient cette année dans les salles obscures avec Fallout, sixième volet des aventures de l’espion Ethan Hunt. Une opportunité pour le Journal du Geek de revenir ce mois-ci sur cette franchise culte et de vous livrer un classement des pires et meilleurs volets qui la composent. Telle est notre mission, si toutefois vous l’acceptez…

 

Mission Impossible, une série TV

Il aura fallu 171 épisodes et sept saisons pour constituer l’intégralité de la première série Mission Impossible. Créée par Bruce Geller, celle-ci est diffusée aux États-Unis à partir de 1966 sur CBS. En France, il faut attendre l’année suivante pour pouvoir la visionner sur la deuxième chaîne de l’ORTF.

Récit d’espionnage à la mise en image innovante pour l’époque, le scénario suit les péripéties d’une équipe d’agents secrets. Leur but ? Mettre fin à des coups d’État, complots, contre-révolution et autres actes criminels. Pour ce faire, ils utilisent leur propre domaine d’expertise (maquillage et déguisement, technologie sophistiquée…) et se rendent régulièrement dans des pays d’Europe de l’est et d’Amérique latine de façon clandestine. De cette bande de héros, Jim Phelps (Peter Graves) fait figure de leader et de stratège. Il est ainsi le deuxième chef du groupe à partir de la deuxième saison et prend de fait la succession de Daniel Briggs (Steven Hill).

Chaque aventure évolue donc sur le modèle du stand-alone. C’est-à-dire qu’il se construit autour de la même formule d’écriture, sans nécessairement pratiquer une continuité narrative entre les différents épisodes.

Amusant, dès lors, de noter les récurrences désormais mythiques du show. « Bonjour Monsieur Phelps. Votre mission, si toutefois vous l’acceptez, (…) Si vous ou l’un de vos agents étiez capturés ou tués, le Département d’État nierait avoir eu connaissance de vos agissements. Ce message s’autodétruira dans cinq secondes. Bonne chance, Jim. » Ce célèbre discours, qui aura subi quelques infimes variations au fil du temps, ou encore la fameuse musique composée par Lalo Schifrin, demeurent effectivement de véritables signatures de Mission Impossible.

En 1988, un reboot/suite de la série voit le jour. Intitulée Mission Impossible, 20 ans après, cette dernière recycle certains des épisodes de la version d’origine suite à une grève des scénaristes. On y retrouve un Jim Phelps vieillissant entouré d’une toute nouvelle équipe. Mais le show ne trouve pas son public comme par le passé et s’arrête au bout de deux saisons. Une déception.

L’histoire entre Mission Impossible et la petite lucarne s’achève ainsi, et laisse alors la porte ouverte à un certain Tom Cruise. Et au grand écran de cinéma. Au début des années 1990, à l’aide de sa propre société, la Cruise/Wagner Production, l’interprète du héros de Top Gun décide de développer un projet de long métrage centré sur l’univers de la série télévisée. Si c’est d’abord Sidney Pollack qui s’en voit proposer la réalisation après avoir tourné La Firme, c’est finalement Brian De Palma qui écope du poste de metteur en scène. Après une genèse et une écriture de scénario particulièrement compliquées, Mission Impossible sort sur les écrans du monde entier en 1996.

S’ensuivront ensuite, au cours des années 2000/2010, les inévitables suites cinématographiques succédant à l’histoire de De Palma avec Mission Impossible 2 de John Woo, Mission Impossible 3 de J.J Abrams, Mission Impossible : Protocole Fantôme de Brad Bird, Mission Impossible : Rogue Nation de Christopher Mcquarrie et enfin Mission Impossible : Fallout du même cinéaste.

Plus de 22 ans maintenant après la sortie du Mission Impossible de 1996, que retenir de cette licence aujourd’hui indissociable du cinéma d’action ? C’est à cette question que le Journal du Geek s’attachera ici à répondre.

Précisions tout de même que dans le classement qui suit, celui qui se retrouve en dernière position et obtient la qualification de «  pire » volet de la saga n’est pas pour autant à considérer comme un mauvais long métrage en soit. Il s’agit seulement du film jugé par l’auteur de l’article le plus « faible » au sein d’une excellente saga. Une fois cette donnée exprimée, la nuance s’autorise d’elle-même.