Dossier

Requins tueurs, Kraken, extraterrestres aquatiques… tour d’horizon des films avec les créatures marines les plus démentielles

Cinéma

Par Julien Paillet le

Alors qu’En eaux troubles, le film de requin géant avec Jason Statham, explose actuellement le box-office (plus de 400 millions de dollars amassés dans le monde à l’heure où sont écrites ces lignes), le Journal du Geek vous fait aujourd’hui, et pour l’occasion, (re)découvrir quelques-uns des films de créatures aquatiques les plus fous. Un dossier spécial à lire en cette fin d’été, où se côtoient, entre autres, des crocodiles très méchants, un calamar catcheur et des aliens pacifistes.

Rapidement après sa création par les frères Lumière en 1895, le cinéma adopte les fonds marins et une partie de sa fantasmagorie par le biais de George Méliès. En 1907, le célèbre réalisateur/illusionniste français porte très librement à l’écran le roman Vingt milles lieues sous les mers de Jules Verne. Un film muet d’une dizaine de minutes à l’univers fantaisiste, à l’intérieur duquel le capitaine Nemo croise durant son périple des hippocampes, des crabes immenses et une pieuvre à la taille démesurée. Un bestiaire riche, permis par des trucages aujourd’hui désuets, mais dotés à l’époque de leur fabrication d’un impact impressionnant sur l’œil alors émerveillé du spectateur.

Quelques années plus tard, en 1916, sort une nouvelle adaptation cinématographique de Vingt milles lieues sous les mers. Aux commandes de ce métrage cette fois-ci américain, on retrouve Stuart Paton, un metteur en scène écossais peu connu. Considéré comme le premier métrage à avoir été filmé sous l’eau grâce à un système de tubes et de miroirs étanches qui permettaient à la caméra de filmer des plans sous-marins, cette seconde mouture de l’aventure imaginée par l’auteur de L’île mystérieuse incorpore diverses images fortes. Parmi celles-ci, on retiendra de stupéfiantes déambulations en scaphandres autour de requins et l’affrontement contre la fameuse pieuvre. Un passage qui deviendra mythique et prendra une tout autre dimension chez Disney et son Vingt mille lieues sous les mers de 1954 grâce à une technicité affolante.

Après ces débuts précoces chez Méliès et dans les différentes versions du mythe inventé par Jules Verne, les créatures aquatiques s’immiscent peu à peu dans des productions aussi variées qu’originales. Arrivent dès lors sur les écrans Killer Shark en 1950 avec son requin précurseur des Dents de la mer, La créature du lagon noir en 1954 et son sublime monstre amphibien, Les Monstres de la mer au début des années 1980Tout un panel de nouvelles trouvailles qui alimentent à la fois la pop culture et/ou le sous-genre horrifique des animaux marins tueurs.

Comme il fallait faire des choix, précisons que les piranhas, les homards, les orques, les serpents semi-aquatiques tels que les anacondas ou encore de très nombreux monstres comme le Abe Sapien d’Hellboy ne prendront pas place dans ce dossier. Il revient alors de citer quelques titres majeurs de ces catégories d’animaux et créatures aquacoles ici absentes. L’homme homard venu de Mars (1989), Orca (1977), Piranhas 2 : Les tueurs volants (1981), Piranhas 3D (2010), La forme de l’eau (2018)…Des titres et personnages reliés par la thématique de l’eau, qui à eux seuls constitueraient facilement l’objet d’un ouvrage complet ; le même qui n’esquisserait au final qu’une partie infime des caractéristiques de ces créations qui continuent de façonner nos imaginaires.