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Resident Evil : le réalisateur Zach Cregger s’excuse de ne pas avoir écouté la tempête émotionnelle des fans

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Zach Cregger et Resident Evil, c’est : quelques semaines à réaliser, quelques semaines à monter, plusieurs mois à se justifier. Le réalisateur passe son temps à devoir expliquer sa vision, alors que les “fans” de la licence continuent de lui tomber dessus.

Depuis les premières images de Resident Evil, le nouveau film issu de la franchise vidéoludique, Zach Cregger, réalisateur qui a pourtant prouvé qu’il savait ce qu’il faisait avec Évanouis, se voit régulièrement reprocher moult choses par les “fans” de la licence qui se sentent incompris. Notamment que le personnage principal soit une création originale (Bryan Hodukavich, joué par Austin Abrams) et pas un protagoniste iconique des jeux. On aurait tendance à dire qu’on n’a pas eu l’impression d’être plus respecté par la saga avec Milla Jovovich qui faisait n’importe quoi ou par le dernier Bienvenue à Raccoon City qui faisait juste de la référence gratuite sans âme.

Bref, tout ça pour dire que Cregger est parfaitement conscient que sa “vision” de Resident Evil ne plaît pas à tout le monde, alors que le film n’a même pas encore été vu (il sort le 16 septembre chez nous) et on a le sentiment qu’il passe son temps à devoir s’expliquer. Car il a beau déclarer qu’il s’est fortement inspiré des jeux Resident Evil 4 et de Resident Evil 7, il comprend évidemment les reproches. Interviewé par IGN, il a exprimé sa déception face aux critiques avant l’heure : “Je pense que j’étais naïf, je pensais que les fans de ces jeux, comme moi, seraient ravis que quelqu’un vienne transformer Resident Evil en film de survival horror. Je me disais : “C’est génial.” Je n’avais pas vraiment pris la mesure du sentiment selon lequel “on attendait depuis une éternité l’histoire de Leon”. Et je comprends cela, et je suis désolé que ce ne soit pas l’histoire que je propose. Je comprends, je comprends leur frustration. Je la comprends d’autant mieux que je n’ai pas vu les précédents films, car ils ne ressemblent pas au Resident Evil que j’aime ; alors comment pourrais-je en vouloir aux fans qui partagent ce sentiment ?”

Le virus du ouin ouin

De bonne foi, le cinéaste s’excuse donc que son film ne réponde pas aux attentes, alors que s’il y a bien une chose qu’une adaptation ne peut pas faire, c’est justement correspondre aux attentes puisque chaque “fan” a sa propre vision de ce qu’il cherche dans un Resident Evil, y compris dans le jeu vidéo où la licence a changé plusieurs fois de visage. À partir de là, il est impossible de plaire à tout le monde et on a un peu de peine pour le réalisateur qui doit faire face à des procès d’intention sans qu’on lui laisse sa chance. Lui aussi. “Mon seul espoir, c’est qu’ils aillent voir le film malgré leur scepticisme ou leur déception […] et qu’ils reconnaissent tout l’amour pour les jeux qui se trouve dans ce film.”

Car pour Cregger, l’important n’est pas simplement d’accoler un “Resident Evil” à un projet sans aucun rapport, juste pour obtenir du budget et un potentiel viral, mais de faire une sorte de déclaration d’amour à la franchise sans correspondre à un cahier des charges pour “satisfaire X”. Il reste persuadé que son film plaira aux vrais amoureux de Resident Evil, mais, clairement, son envie de signer une suite en cas de succès a été fortement érodée par toutes ces polémiques. On le comprend. Il serait peut-être temps d’arrêter de pleurnicher et juste d’attendre le 16 septembre prochain, non ?

 

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