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[Impressions] The Crew 2, moins fast mais plus furious ?

Jeux-Video

Par Mathieu le

En décembre 2014, Ubisoft tentait un coup. Son nom ? The Crew. Ce jeu de courses voulait se démarquer de la concurrence grâce à son monde ouvert aussi vaste qu’un pays entier. Et c’était le cas. Oui, le titre était le premier à permettre aux joueurs de rouler d’Est en Ouest à bord d’un véhicule et de parcourir entièrement les Etats-Unis. Malheureusement, le premier épisode n’avait pas convaincu malgré quelques bonnes idées. En vérité, il avait fallu attendre de nombreuses mises à jour et extensions pour pleinement se consacrer au jeu. Un tort qui n’a pas permis à The Crew de décoller. Trois ans et demi plus tard, nous avons pu tester, durant près de quatre heures, la suite d’une série qui pourrait réserver quelques belles surprises.

The Forza Crew

The Crew 2 a un modèle et on le constate très rapidement : Forza Horizon. Si c’était déjà le cas dans le premier opus, cette suite confirme encore plus la tendance. On y incarne un pilote qui cherche à devenir célèbre et à gravir les échelons grâce aux différents défis qui se dressent devant lui. En voiture, en avion ou en bateau, il faudra ainsi se rendre aux quatre coins des Etats-Unis pour gagner des courses, impressionner le public ou simplement prouver votre dextérité volant en mains.

On ressent ainsi la volonté des développeurs de proposer une expérience très orientée arcade où le fun est le véritable mot d’ordre. Et pour le coup, c’est une semi-réussite. Oui, on prend son pied à conduire des véhicules toujours aussi classieux et nerveux et on l’on ressent très bien la sensation de vitesse, chose qui n’était d’ailleurs pas toujours présente dans le précédent volet. Mais ça ne suffit pas à faire un bon jeu. En effet, le tout parait parfois quelque peu déséquilibré, ce qui entache sur l’expérience globale du titre.

Cette suite veut en mettre plein les mirettes, peut-être trop. À force de tenter de donner du plaisir aux joueurs, Ubisoft a oublié d’amener une certaine logique manette en main. Dans le gameplay, cela se ressent lorsqu’on est en pleine course et qu’on est subitement arrêté par… le checkpoint. Alors que nous sommes en plein virage, à quelques mètres du prochain panneau qu’il faut OBLIGATOIREMENT passer (et oublier les raccourcis qui s’offraient à nous), on se fait stopper, étrangement, en touchant un cône en plastique servant de repère. Étrange quand on sait que le véhicule roulait à plus de 150 kilomètres par heure et qu’il s’agissait d’une Lamborghini GT.

Des bugs gênants

Mais ce n’est pas le seul exemple que l’on peut citer puisque les différents arbres et panneaux qui se dressaient au milieu des routes stoppaient parfois d’un coup sec nos accélérations, sans que l’on ne comprenne vraiment comment. Ce défaut est surtout dommageable si l’on est bien parti pour remporter la course et que l’on se fait finalement rattraper et dépasser par nos concurrents. Dans ce sens, évoquons l’IA de The Crew 2. Dans ce qui a été présenté, on peut aisément avouer qu’elle était très agressive, peut-être même un poil trop.

Les adversaires présents dans les différentes courses prenaient pour fâcheuse habitude de tenter de nous faire valser dans le décor mais affichaient surtout une caractéristique incroyable : une vitesse lumière. De nombreux véhicules ont réussi l’inexplicable : rattraper une dizaine de secondes de retard en un claquement de doigts. Il ne faut donc jamais se reposer sur ses lauriers et penser que la victoire est acquise, surtout dans certains modes de jeu liés à la campagne solo.

Abordons désormais le contenu de The Crew 2. Il parait plus que conséquent, à l’instar de son aîné, avec de nombreuses possibilités de courses qui devraient plaire aux puristes. La carte des Etats-Unis parait si vaste qu’en quatre heures nous n’avons dû en voir qu’à peine 5%. Los Angeles, Las Vegas, San Francisco, New York, Boston, Chicago…Autant de villes qui bénéficient d’une architecture fidèle, relativement proche de la réalité et qui fourmillent d’activités à accomplir. Un véritable travail a ainsi été réalisé pour que le joueur en ait pour son argent et que son temps libre soit mis à contribution. Une bonne nouvelle qui devra néanmoins promettre une certaine diversité sur la durée pour qu’un sentiment de redondance ne s’immisce pas.

Et si on s’envoyait en l’air ?

The Crew 2 propose comme principale nouveauté le fait de pouvoir conduire des voitures de sport, mais aussi des motos, des avions et des bateaux. Un large choix se dresse ainsi face au joueur qui peut, et c’est une excellente idée, alterner entre chaque véhicule d’un simple clic sur le joystick droit, à l’instar de ce que proposait GTA V. On peut donc rouler à toute blinde sur une petite route déserte avant de survoler le sable chaud avec son avion jusqu’au point d’eau le plus proche afin de continuer avec un bateau.

Ce mode de jeu impose une pluralité de gameplay qui offre des approches et stratégies différentes qui devraient évoluer au fil de l’aventure. À cela s’ajoute, bien évidemment, toute la partie tunning puisqu’au fur et à mesure que l’on remporte des courses et accède à certains objectifs, on gagne des followers (oubliez la notion d’expérience ici) mais aussi des pièces pour nos différents véhicules. Ce loot est intéressant, même si trop aisé, puisqu’il permet ensuite de modifier, à notre convenance, certaines parties de nos voitures, bateaux et autres avions pour les rendre plus rapide, plus solide et plus maniable.

Côté technique, The Crew 2 devrait s’en sortir avec les honneurs. Cette démo tournait sur une Xbox One X et les différentes modélisations des véhicules étaient très fidèles aux modèles d’origine. Que ce soit l’extérieur, les pneus, les jantes et même l’intérieur, le travail réalisé par les équipes d’Ubisoft mérite des éloges. Quant aux Etats-Unis, on sent que le modèle de base, un peu décrié il y a 3 ans et demi, a été modifié et amélioré. Les décors paraissent plus propres, les textures moins baveuses et les villes un poil plus dynamiques.

Malheureusement, si tout ce qui contient un moteur vaut le détour, il n’en est pas de même pour les différents protagonistes, qui manquent de charisme et parlent parfois la bouche fermée. Bien évidemment, il s’agissait d’une version bêta mais l’on ressent tout de même que les équipes en charge du projet se sont focalisés sur le réalisme du terrain et des véhicules. Quant aux doublages, on devrait vite préférer la version originale, tant les voix françaises nous ont semblé horripilantes.

Notre avis

The Crew 2 devrait réussir à gommer quelques erreurs du récent passé de son ainé et plaire à un public en quête de sensations fortes. Néanmoins, on reste dubitatif quant à sa prise en main, bien trop arcade, et à la qualité des défis qu’il proposera sur la durée. Si Ubisoft a compris une partie des erreurs commises avec le précédent opus, force est de constater qu’il reste encore quelques étapes à franchir. Peut-être que ce sera le cas le 29 juin prochain, date à laquelle le jeu sortira sur PS4, Xbox One et PC.

Une réponse à “[Impressions] The Crew 2, moins fast mais plus furious ?”

  1. Franchement j’ai passé une vingtaine d’heure dessus … et je ne trouve pas que les check point ou cônes nous arrête net en pleine course… De plus quand on sait rouler ça arrive rarement de se bouffer un checkpoint en pleine face … ca m’est quand même arrivé 2 trois fois en mode street avec les long checkpoint de 2 m de haut la perte de vitesse me semble normale … forcément on est ralenti quand on se bouffe un panneau de la sorte l’inverse serait incohérent .
    Le principale point faible du jeu pour ma part reste le mélange des motos au milieu des autos …
    En effet déjà dans le premier volet les motos était regroupées avec les voitures et c’était déjà inéquitable en effet les grosse cylindrées laisse sur place une Lamborghini à l’accélération … dommage mais hormis ce détaille le jeu est super bien foutu je n’ai pas pu tester tout les mode dans la beta mais j’ai su essayer quelque voitures meme d’autres type que les missions disponible et ca promet de belle épreuve et bcp de fun de plus les avions et bateau qui sont d’une simplicité déconcertante à prendre en main ne semblent pas amoindrir le coté voitures  OUF

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