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[Impressions] PES 2015 : L’entraînement commencerait-il à porter ses fruits ?

Par Henri le

Ecrasé depuis six ans par FIFA, la franchise concurrente, PES tente encore de séduire les nombreux amateurs du ballon rond. Et Konami n’a pas l’intention de laisser cette génération lui échapper.

PES2015_MUNU_Player_01_1404378155

Le segment du foot sur console est très important et PES, qui a stagné pendant des années dans nos PS2 et Xbox, a subi de plein fouet l’arrivée de la génération suivante il y a maintenant sept ans. Alors que la domination de FIFA, portée par les investissements massifs d’EA, semble difficilement renversable, Konami a fait table rase du passé pour repartir avec un nouveau jeu, Fox Engine en tête. Quelques matchs, disputés sur une version non finalisée, permettent de se faire une première idée du potentiel du titre.

PES2015_JUV_Tevez_Face

Cet épisode tente de se démarquer visuellement, et met en avant le plus grand avantage procuré par le nouveau FOX Engine : la modélisation des visages. Et il est vrai que le jeu impressionne de ce côté-là. Bien que le nombre d’équipe soit limité, et que la quasi-totalité des joueurs soit connue, on reconnait sans peine des visages extrêmement détaillés pour l’occasion. Tevez et ses cicatrices, Rooney et son air renfrogné, Llorente et sa chevelure fournie… Le niveau de précision des faciès semble être légèrement au-dessus de son concurrent, et il est dommage de ne pas percevoir plus de différences dans le physique des joueurs, alors que c’est un aspect que FIFA peaufine depuis deux épisodes déjà.

Côté ambiance, il reste encore du travail, mais les grandes arènes (ici Old Trafford) ont l’air fidèles à la réalité. On apprécie d’ailleurs la vive réaction des supporters, qui se lève d’un coup derrière le gardien après un but. La pelouse n’est en revanche pas assez dense, et l’aliasing général encore assez prononcé. Un désagrément qui sera réglé pour la version finale, précise Konami.

PES2015_KONAMIStadium_shot_1_1404378154 (1)

C’est un aspect que l’on retrouve également dans les animations. Si certains contrôles aériens et râteaux ont fières allures, il arrive que les déplacements et les chocs laissent une impression légèrement robotique à l’ensemble. On est cependant loin de l’effet « damier » si cher aux anciens épisodes, et on prend un vrai plaisir à s’amuser avec le ralenti.

Mais c’est évidemment sur le gameplay que PES est le plus attendu, et c’est également sur ce point qu’il a le plus progressé. Si PES 2014 favorisait une construction assez lente des actions, cet épisode a nettement augmenté la vitesse de jeu. Deux ou trois passes bien senties permettent de se retrouver dans la surface plus facilement qu’auparavant. Cela se ressent notamment contre l’IA, particulièrement efficace dans ses débordements, notamment grâce à des passes en profondeur très utiles.

PES2015_OldTrafford_01_1404378158

Le marquage nous a d’ailleurs paru encore un peu hasardeux, surtout lorsque le porteur du ballon dispose d’une légère avance. Il faudra alors privilégier des défenseurs véloces, bien que les portiers n’aient pas froid aux yeux. Visiblement inspirés par l’impressionnant Manuel Neuer, les gardiens ont tendance à sortir très loin de leurs cages. Avec une certaine réussite, bien qu’un accident soit tout de même arrivé lors de nos rencontres.

On constate avec plaisir que les frappes semblent plus lourdes, là où FIFA privilégie une grande légèreté du ballon. Le contact du pied avec le cuir est accentué, et renoue avec les épisodes plus anciens. Les effets sont légèrement moins prononcés, ce qui ne plaira pas à tout le monde, mais on prend un malin plaisir à tenter sa chance. Le tout parait assez dynamique, mais quelques questions d’équilibrages doivent être réglées.

PES2015_MUNU_Player_04_1404378156

Bien qu’il souffre encore de nombreux petits défauts (la version testée était loin d’être définitive), ce PES 2015 affiche une vraie volonté de remonter la pente. Visuellement intéressant malgré un aliasing encore trop présent, il propose des rencontres dynamiques, et fait la part belle aux actions offensives. Il faut encore que Konami peaufine son titre, notamment au niveau des animations, mais aussi de l’ambiance générale, mais cela paraît tout à fait possible en l’état. Nous attendrons également d’avoir la liste définitive des équipes disponible pour nous prononcer, mais ce cru 2015 a piqué notre curiosité. Comme sur le terrain, il faudra ensuite concrétiser.

Ecrasé depuis six ans par FIFA, la franchise concurrente, PES tente encore de séduire les nombreux amateurs du ballon rond. Et Konami n’a pas l’intention de laisser cette génération lui échapper.

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Le segment du foot sur console est très important et PES, qui a stagné pendant des années dans nos PS2 et Xbox, a subi de plein fouet l’arrivée de la génération suivante il y a maintenant sept ans. Alors que la domination de FIFA, portée par les investissements massifs d’EA, semble difficilement renversable, Konami a fait table rase du passé pour repartir avec un nouveau jeu, Fox Engine en tête. Quelques matchs, disputés sur une version non finalisée, permettent de se faire une première idée du potentiel du titre.

PES2015_JUV_Tevez_Face

Cet épisode tente de se démarquer visuellement, et met en avant le plus grand avantage procuré par le nouveau FOX Engine : la modélisation des visages. Et il est vrai que le jeu impressionne de ce côté-là. Bien que le nombre d’équipe soit limité, et que la quasi-totalité des joueurs soit connue, on reconnait sans peine des visages extrêmement détaillés pour l’occasion. Tevez et ses cicatrices, Rooney et son air renfrogné, Llorente et sa chevelure fournie… Le niveau de précision des faciès semble être légèrement au-dessus de son concurrent, et il est dommage de ne pas percevoir plus de différences dans le physique des joueurs, alors que c’est un aspect que FIFA peaufine depuis deux épisodes déjà.

Côté ambiance, il reste encore du travail, mais les grandes arènes (ici Old Trafford) ont l’air fidèles à la réalité. On apprécie d’ailleurs la vive réaction des supporters, qui se lève d’un coup derrière le gardien après un but. La pelouse n’est en revanche pas assez dense, et l’aliasing général encore assez prononcé. Un désagrément qui sera réglé pour la version finale, précise Konami.

PES2015_KONAMIStadium_shot_1_1404378154 (1)

C’est un aspect que l’on retrouve également dans les animations. Si certains contrôles aériens et râteaux ont fières allures, il arrive que les déplacements et les chocs laissent une impression légèrement robotique à l’ensemble. On est cependant loin de l’effet « damier » si cher aux anciens épisodes, et on prend un vrai plaisir à s’amuser avec le ralenti.

Mais c’est évidemment sur le gameplay que PES est le plus attendu, et c’est également sur ce point qu’il a le plus progressé. Si PES 2014 favorisait une construction assez lente des actions, cet épisode a nettement augmenté la vitesse de jeu. Deux ou trois passes bien senties permettent de se retrouver dans la surface plus facilement qu’auparavant. Cela se ressent notamment contre l’IA, particulièrement efficace dans ses débordements, notamment grâce à des passes en profondeur très utiles.

PES2015_OldTrafford_01_1404378158

Le marquage nous a d’ailleurs paru encore un peu hasardeux, surtout lorsque le porteur du ballon dispose d’une légère avance. Il faudra alors privilégier des défenseurs véloces, bien que les portiers n’aient pas froid aux yeux. Visiblement inspirés par l’impressionnant Manuel Neuer, les gardiens ont tendance à sortir très loin de leurs cages. Avec une certaine réussite, bien qu’un accident soit tout de même arrivé lors de nos rencontres.

On constate avec plaisir que les frappes semblent plus lourdes, là où FIFA privilégie une grande légèreté du ballon. Le contact du pied avec le cuir est accentué, et renoue avec les épisodes plus anciens. Les effets sont légèrement moins prononcés, ce qui ne plaira pas à tout le monde, mais on prend un malin plaisir à tenter sa chance. Le tout parait assez dynamique, mais quelques questions d’équilibrages doivent être réglées.

PES2015_MUNU_Player_04_1404378156

Bien qu’il souffre encore de nombreux petits défauts (la version testée était loin d’être définitive), ce PES 2015 affiche une vraie volonté de remonter la pente. Visuellement intéressant malgré un aliasing encore trop présent, il propose des rencontres dynamiques, et fait la part belle aux actions offensives. Il faut encore que Konami peaufine son titre, notamment au niveau des animations, mais aussi de l’ambiance générale, mais cela paraît tout à fait possible en l’état. Nous attendrons également d’avoir la liste définitive des équipes disponible pour nous prononcer, mais ce cru 2015 a piqué notre curiosité. Comme sur le terrain, il faudra ensuite concrétiser.