J’ai pu poser les mains sur le remake de The Legend of Zelda : Ocarina of Time sur Switch 2, attendu le 5 novembre 2026, et autant le dire tout de suite, je n’ai qu’une envie, pouvoir replonger dans la totalité de l’aventure. Pourtant, j’ai fini la version Nintendo 64 et la version 3DS. Sauf que j’ai une mémoire de Zora rouge et donc, chaque minute de cette preview m’a donné un sentiment étrangement familier, mêlé à une vraie redécouverte. Une sorte de nostalgie façon moderne, comme retrouver la maison de son enfance après une rénovation complète.
Trois morceaux d’Hyrule au programme
La session était découpée en trois sections. La première reprend le tout début de l’aventure : le réveil de Link dans la forêt Kokiri, puis les premiers pas dans le donjon après être entré dans le Vénérable Arbre Mojo. La deuxième m’a lâché dans une partie de la plaine d’Hyrule, jusqu’au bourg d’Hyrule. Et la troisième m’a fait sauter sept ans plus tard, avec Link adulte dans le Temple de la Forêt.
De quoi goûter aux deux époques du jeu, donc. ou dans tous les cas, je suis resté bouche bée.
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La Switch 2 sort les muscles
Ce remake est magnifique. Pas « joli pour un jeu Nintendo » comme certain peuvent le dire, non, il est simplement magnifique. Tout est détaillé à l’extrême. Le bouclier mojo de Link enfant ressemble carrément à un vrai morceau d’écorce. Les rubis ont des effets de réflexion superbes. L’Épée de légende et le bouclier hylien affichent de beaux reflets métalliques. Le jeu pousse même le vice jusqu’à gérer la transparence à travers les vitres avec reflets en prime.
Mais le moment où j’ai vraiment compris que les joueurs allaient prendre une claque, c’est face à la chouette Kaepora Gaebora. Ses plumes sont définies une par une, et c’est là qu’on découvre toute l’étendue de la puissance de la Switch 2. Même chose devant les remparts du château, où les tapisseries sont si fines qu’on distingue chaque broderie.

La plaine d’Hyrule déborde de fleurs et d’herbes, avec une bonne distance d’affichage. Le bourg grouille de vie et dans le Temple de la Forêt, la fumée au sol réagit en direct aux mouvements, avec la tornade par exemple. Franchement impressionnant. On sent que la série entre dans une nouvelle ère.

Côté direction artistique, les personnages ressemblent un peu à des poupées en bois. Le design des personnages s’inspirerait des marionnettes japonaises du ningyōgeki. Ça surprend au début et difficile à dire si l’on va s’habituer à la longue, mais il faut noter que Link a des expressions faciales bien animées. Petit bémol tout de même avec la résolution d’affichage, j’ai remarqué quelques petits défauts sur les contours, notamment autour des yeux. Rien de grave, d’autant que le jeu tourne en 60 FPS parfaitement fluides, ce qui fait toute la différence avec la version sortie sur Nintendo 64.
Le saut manuel, l’une des meilleures idées du remake
La grosse révolution, c’est le bouton de saut. Dans l’original, Link sautait tout seul au bord des plateformes. Ici, c’est vous qui décidez. Et je ne vais pas mentir, au début c’est perturbant. En vieux briscard d’Ocarina, j’attendais que Link saute automatiquement, et je me suis vautré plus d’une fois. Mais après quelques minutes, impossible de revenir en arrière. C’est une excellente initiative. Bonne nouvelle, on peut aussi changer l’attribution des boutons de saut.
Le reste suit la même logique de modernisation. Appuyer sur R ouvre le même menu d’objets que Breath of the Wild, et c’est hyper pratique pour changer d’équipement à la volée. La visée au gyroscope est géniale pour tout ce qui demande de viser comme le grappin, l’arc et le lance-pierre. Ça rend l’ensemble bien plus dynamique en proposant autant de précision que le gameplay de Splatoon. En outre, les roulades consécutives sont toujours de la partie, et on peut régler le HUD pour afficher toutes les infos, seulement quelques-unes, ou rien du tout.

Côté ocarina, on peut jouer les mélodies en fredonnant ou avec un vrai instrument. Sauf qu’il faut d’abord passer par les paramètres pour choisir son mode à chaque fois que l’on veut alterner entre ce celui-ci et celui à la manette. Dommage de ne pas pouvoir basculer à la volée, ça casse un peu la magie.
Le fil du temps, l’ami des joueurs qui n’ont pas le temps
Nintendo ajoute aussi Le fil du temps, un nouveau menu qui permet de consulter sa progression et ses objectifs en cours, tout en admirant une grande tapisserie qui retrace les périples de Link. Ça aide à se souvenir des événements passés comme des objectifs à venir. Hyper utile si, comme moi, vous espacez vos sessions de jeu et oubliez où vous en étiez entre deux semaines de boulot.
Une VF à la hauteur et de magnifiques reprises orchestrales
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Vient ensuite une nouveauté qui m’a franchement impressionné étant le doublage, qui semble devenir un incontournable des jeux Nintendo comme l’avait déjà montré Star Fox dernièrement. Tous les textes ne sont pas doublés, les dialogues classiques se contentent de petits cris et d’onomatopées. En revanche, les cinématiques sont entièrement doublées, et la VF est très bonne. Entendre ces personnages parler français après presque trente ans, ça fait quelque chose. Et la bande-son réenregistrée de façon orchestrale est tout simplement magnifique, les thèmes de Koji Kondo n’ont jamais aussi bien sonné.





