Que le temps passe vite, on se souvient encore du temps où Silent Hill était le jeu qui était en opposition à Bio Hazard ou Resident Evil pour nous autres occidentaux. Les styles étaient totalement opposés, et pourtant les deux séries nous passionnaient. Bref, après un excellent remake de Silent Hill 2 l’année dernière par le studio Bloober Team, on a droit cette année non pas à un remake ou une suite mais à un tout nouveau jeu original dans l’univers de Silent Hill. Il sera disponible dès cette rentrée, le 25 septembre 2025 sur PC et Consoles (Playstation et Xbox).
C’est le studio taïwanais NeoBards Entertainment qui s’est occupé du développement de ce tout nouvel opus qu’est Silent Hill f. Pour faire simple, on incarne cette fois Hinako, une jeune lycéenne d’une petite ville japonaise fictive du nom d’Ebisugaoka. L’action se déroule dans les années 60, et oui, le brouillard était déjà présent. Surtout, le studio taïwanais s’en sort plus que bien et nous propose un voyage non seulement dans le temps mais aussi au Japon, et le tout est ultra convaincant.

Une petite ville de montagne au Japon
Dès les premières secondes de jeu nous réconforte. En effet, on reconnait le travail du studio pour nous retranscrire parfaitement le Japon des années 60. Alors on n’avait pas forcément des références, même si on était au Japon, mais quand vous sortez de Tokyo dans la vie réelle, vous découvrez un autre visage du Japon, plus traditionnel, plus calme, plus serein. Eh bien avec la petite ville d’Ebisugaoka, c’est exactement cela qu’on retrouve à part pour la partie sereine. Oui, parce que le brouillard, celui qui est bien menaçant, est toujours présent et il est bien arrivé trop vite si bien que la petite ville d’Ebisugaoka a vite changé son atmosphère paisible pour une atmosphère bien plus pesante et oppressante.

Le tour de force de NeoBards Entertainment, c’est vraiment d’avoir réussi à reproduire une telle mise en scène. Chaque pas dans l’inconnu ne rassure pas le joueur et on est loin des jeux d’actions. Ici, on parle d’ambiance mais pas d’une ambiance de fête, plutôt le genre d’ambiance qui met nos coeurs à mal, celui qui donne cette impression d’avoir une poitrine serrée au fur et à mesure qu’on avance dans le jeu. Pour la ville en elle-même, on a vraiment apprécié retrouver une ville entièrement modélisée avec des petites rues étriquées, des maisons qu’on pourra visiter à un moment ou à un autre. Le fait d’ailleurs que cela se déroule dans une ville ajoute à cette ambiance pesante puisqu’on ne sait jamais ce qui pourra apparaître au détour d’un croisement.
Mais ce n’est pas tout, en dehors même de la ville, tous les personnages non-joueurs qu’on rencontrera donne tous cette sensation que quelque chose ne va pas. Certains sont trop gentils, d’autres sont mesquins, d’autres hyprocrites. Bref, en tant que joueur, on ne sent que trop facilement que quelque chose ne va pas et c’est génial en vrai ! C’est donc dans cette ville, parfaitement retranscrite mais moyennement accueillante qu’il faudra évoluer. On découvre ainsi peu à peu la ville avec un brouillard qui se dévoile progressivement à la manière d’un jeu de stratégie en temps réel. Il y aura des portes ou des portails à ouvrir, des énigmes à résoudre, des monstres à éviter, le tout dans un environnement pas forcément hostile dans un premier temps mais qui le devient vite à force d’avancer dans le jeu.

L’action est proche
Silent Hill f est un jeu d’horreur qui mise sur le fond et l’ambiance joue une part importante. On est loin des jeux d’actions, même d’horreur. Une grosse partie de la peur générée se fait dans l’inconscient imaginaire du joueur et c’est ce qu’on préfère au final. Alors que certains concurrents ont joué la carte du malaise, Silent Hill f revient à ce que savent faire de mieux les japonais, à savoir faire peur, sans vraiment trop en montrer.
Et à la différence d’un jeu où on ne fait que marcher et rien d’autres comme Hellblade Senua’s Sacrifice, Silent Hill f propose bien évidemment des phases d’action où le joueur devra preuve de compétence pour s’en sortir. Mais pas d’armes à feu ou de lance-roquettes dans Silent Hill f. On vous rappelle qu’on joue Hinako, une jeune lycéenne et qui plus est, dans une petite ville de montagne. Du coup, tout se fera au corps à corps. Il faudra donc s’équiper d’armes blanches pour survivre et passer certains monstres et boss. Mais là où ça devient compliqué, c’est que les armes ont une durabilité et donc une durée de vie. On pourra donc esquiver et attaquer avec deux types d’attaque. L’attaque lourde est vraiment lourde dans le sens où si on se trompe et bien, il y aura un gros temps de récupération donc attention.

On ne pourra donc pas tout nettoyer et il faudra faire preuve de patience parce que par moment, il vaudra mieux esquiver et s’échapper pour garder des forces pour plus tard. On notera que Silent Hill f est assez bien de ce côté là puisque le joueur pourra trouver des kits de réparations qui permettent de prolonger la durabilité de son arme ! Ouf ! Maintenant, dans les faits et pendant les 5 heures de jeu auquel on a pu jouer, on ne s’est jamais vraiment senti à court de quoique ce soit. Et si c’est difficile, on pourra toujours diminuer le niveau pour passer en mode histoire, plus facile et plus narratif.

La concentration
Comme n’importe quel jeu en soi, on retrouve une barre de vie et une barre d’endurance donc autant le dire tout de suite, on ne pourra pas non plus esquiver à tout va, tout simplement parce qu’encore une fois, on joue une jeune lycéenne et non une valkyrie. Aussi, tout sera une question de timing et de gestion de son endurance. Au passage, Silent Hill f récompense bien évidemment les esquives permanentes puisque cela n’aura pas d’impact sur l’endurance de Hinako. Et pour simplifier le tout, Hinako bénéficie d’un mode Focus en maintenant le bouton L2. Avec ce mode Focus, on peut mieux déceler le ou les moments où on devra faire son esquive afin qu’elle soit parfaite.
Les combats ne sont pas compliqués en soi, il faudra surtout faire attention quand on a plusieurs ennemis. Pour le coup, on n’a pas eu trop de soucis mais les plans de caméras parfois aléatoire n’aident pas à une bonne perception de tous les combats où on se retrouve face à plusieurs ennemis.

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