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Test : Afro Samurai

Par Rédacteur Invité le

Inspiré de la série d’OAV sortie il y a quelques temps déjà (elle-même inspirée du manga de Takashi Okazaki), Afro Samurai étonne tout d’abord par sa...

Inspiré de la série d’OAV sortie il y a quelques temps déjà (elle-même inspirée du manga de Takashi Okazaki), Afro Samurai étonne tout d’abord par sa patte graphique si particulière. Mais un habillage aussi léché soit-il n’a jamais suffit à faire à lui seul un bon jeu…

test_afro_samurai_02

Car Afro Samurai, comme je vous le disait, c’est avant tout un manga de Takashi Okazaki. A partir de là, pas besoin de vous dire que le jeu bénéficie d’un background en acier trempé. Inutile toutefois de vous spoiler l’intrigue, basée sur l’existence de 2 bandeaux : l’un permettant d’être invincible (ou presque), l’autre de pouvoir affronter le possesseur du bandeau sus-cité (et accessoirement d’attirer la convoitise d’une pléthore de guerriers en tout genre, qui ne manqueront pas de s’emparer du bandeau si c’est possible…). Ajoutez à cela une revanche à prendre pour notre Afro Samurai, et banco ! Voilà un pitch capable de justifier des centaines et des centaines de combats à l’arme blanche. Et en plus de ce backgound efficace, la production de Namco Bandai Games jouit d’un habillage de haut vol, aussi bien au niveau de l’aspect graphique (on notera dans le même temps la volonté de laisser l’écran vierge de toute barre de vie ou de score, la seule indication quant à votre niveau de santé se traduisant par les tâches de sang recouvrant votre tenue), affichant un cel-shading tout simplement magnifique, qu’au niveau de la bande-son, assurée par Robert “RZA” Diggs, membre du Wu-Tang, et accessoirement producteur de génie, qui nous lâche ici une série de tracks bien lourdes, qui collent parfaitement à l’ambiance. Mais ça ne suffit pas…

La cause ? Un manque de rythme flagrant, puisque le jeu se “contente” de vous confronter à des vagues d’ennemis, que vous pourrez dégommer certes à grands coups de combos assez variés, mais qui lassent un peu trop rapidement. Car malheureusement, derrière son background léché, Afro Samurai cache en fait un beat’em all certes sanglant à souhait, mais finalement assez banal dans ses mécanismes et son déroulement, exception faite de la possibilité d’achever l’ennemi en un seul et unique coup de sabre, à condition de se plier à un timing bien précis, via une phase bullet-time en noir et blanc. Grisante au départ, puis forcément moins passionnante au bout de la 50ème fois… A côté de ça, le jeu propose quelques phases de plate-forme franchement dispensables, la faute à une caméra loin d’être docile. Ajoutez à cela une petite dose de boss, passage obligé de tout beat’em all qui se respecte, et voilà. Vous savez grosso modo à quoi vous attendre.

Afro Samurai est finalement aussi léché graphiquement qu’il n’est fainéant au niveau de son gameplay. Du bonheur pour les yeux en somme, qui tend franchement à s’envoler une fois le pad en main, tant les mécanismes de jeu sentent le déjà-joué… Une production juste moyenne donc. Dommage…

Le verdict ?


Que signifie cette pastille ?

Les +

  • Cel shading convaincant
  • Des finish bien pensés
  • Bande-son réussie
  • Les –

  • Lourdeur du gameplay
  • La caméra capricieuse
  • Un peu trop linéaire…
  • Inspiré de la série d’OAV sortie il y a quelques temps déjà (elle-même inspirée du manga de Takashi Okazaki), Afro Samurai étonne tout d’abord par sa patte graphique si particulière. Mais un habillage aussi léché soit-il n’a jamais suffit à faire à lui seul un bon jeu…

    test_afro_samurai_02

    Car Afro Samurai, comme je vous le disait, c’est avant tout un manga de Takashi Okazaki. A partir de là, pas besoin de vous dire que le jeu bénéficie d’un background en acier trempé. Inutile toutefois de vous spoiler l’intrigue, basée sur l’existence de 2 bandeaux : l’un permettant d’être invincible (ou presque), l’autre de pouvoir affronter le possesseur du bandeau sus-cité (et accessoirement d’attirer la convoitise d’une pléthore de guerriers en tout genre, qui ne manqueront pas de s’emparer du bandeau si c’est possible…). Ajoutez à cela une revanche à prendre pour notre Afro Samurai, et banco ! Voilà un pitch capable de justifier des centaines et des centaines de combats à l’arme blanche. Et en plus de ce backgound efficace, la production de Namco Bandai Games jouit d’un habillage de haut vol, aussi bien au niveau de l’aspect graphique (on notera dans le même temps la volonté de laisser l’écran vierge de toute barre de vie ou de score, la seule indication quant à votre niveau de santé se traduisant par les tâches de sang recouvrant votre tenue), affichant un cel-shading tout simplement magnifique, qu’au niveau de la bande-son, assurée par Robert “RZA” Diggs, membre du Wu-Tang, et accessoirement producteur de génie, qui nous lâche ici une série de tracks bien lourdes, qui collent parfaitement à l’ambiance. Mais ça ne suffit pas…

    La cause ? Un manque de rythme flagrant, puisque le jeu se “contente” de vous confronter à des vagues d’ennemis, que vous pourrez dégommer certes à grands coups de combos assez variés, mais qui lassent un peu trop rapidement. Car malheureusement, derrière son background léché, Afro Samurai cache en fait un beat’em all certes sanglant à souhait, mais finalement assez banal dans ses mécanismes et son déroulement, exception faite de la possibilité d’achever l’ennemi en un seul et unique coup de sabre, à condition de se plier à un timing bien précis, via une phase bullet-time en noir et blanc. Grisante au départ, puis forcément moins passionnante au bout de la 50ème fois… A côté de ça, le jeu propose quelques phases de plate-forme franchement dispensables, la faute à une caméra loin d’être docile. Ajoutez à cela une petite dose de boss, passage obligé de tout beat’em all qui se respecte, et voilà. Vous savez grosso modo à quoi vous attendre.

    Afro Samurai est finalement aussi léché graphiquement qu’il n’est fainéant au niveau de son gameplay. Du bonheur pour les yeux en somme, qui tend franchement à s’envoler une fois le pad en main, tant les mécanismes de jeu sentent le déjà-joué… Une production juste moyenne donc. Dommage…

    Le verdict ?


    Que signifie cette pastille ?

    Les +

  • Cel shading convaincant
  • Des finish bien pensés
  • Bande-son réussie
  • Les –

  • Lourdeur du gameplay
  • La caméra capricieuse
  • Un peu trop linéaire…
  • stopwatch 3 min.
    Test : Stormrise