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Test Anycubic Kobra S1 Combo : l’impression 3D multicolore à la portée de tous

L’impression 3D grand public évolue à toute vitesse, et Anycubic frappe un grand coup avec son Kobra S1 Combo.

La Anycubic Kobra S1 Combo est une imprimante 3D fermée de type CoreXY qui promet des performances dignes de machines haut de gamme, tout en restant abordable. Annoncée comme une concurrente directe de la Bambu Lab X1, elle offre l’impression multi-matériaux (jusqu’à 8 couleurs) et une vitesse de pointe annoncée à 600 mm/s, le tout pour un tarif environ deux fois inférieur à celui de la X1 Carbon de Bambu Lab. Mais tient-elle ses promesses ?

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Présentation générale et caractéristiques techniques

Dès le déballage, la Kobra S1 Combo impressionne par son concept « tout-en-un ». L’appareil est livré pratiquement préassemblé dans un grand carton : on n’a que quelques éléments à fixer (support, module multi-filament ACE Pro…), d’autres à dévisser (vis de sécurité) et quelques câbles à brancher. En une petite demi-heure, la machine est prête à fonctionner, un bon point pour les débutants qui redoutent les montages fastidieux.

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Le design est sobre et moderne, avec un châssis fermé avec des panneaux translucides en façade et sur le dessus (plexiglas), qui offrent une bonne visibilité de l’impression en cours. On note toutefois que ces panneaux sont en plastique et non en verre, ce qui réduit un peu la sensation « premium ». L’ensemble reste cependant robuste et peu encombrant pour une machine de ce type : la base occupe environ 40×41 cm, avec une hauteur d’environ 49 cm (hors module supérieur). Une fois l’unité multi-filament installée sur le dessus, la hauteur dépasse les 70 cm, et peut frôler les 93 cm couvercle ouvert, un détail à prévoir selon l’espace disponible.

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Sous le capot, l’Anycubic Kobra S1 Combo affiche une fiche technique musclée. Son architecture CoreXY (avec plateau mobile en Z) lui confère vitesse et précision, aidée par des axes sur rails linéaires pour des mouvements précis. Le volume d’impression est de 250×250×250 mm, suffisant pour la plupart des projets. La tête d’impression est équipée d’une buse standard de 0,4 mm (facilement interchangeable sans outil) pouvant monter jusqu’à 320 °C, couplée à un extrudeur direct à double engrenage. Cela permet d’imprimer une large gamme de matériaux : du simple PLA au PETG, en passant par le TPU flexible, l’ABS et même l’ASA pour des pièces résistantes en extérieur. Le plateau chauffant peut atteindre 120 °C, indispensable pour ces filaments techniques.

On apprécie que la chambre fermée permette de maintenir une température stable pour l’ABS/ASA, tout en sachant qu’il est conseillé d’entrouvrir la porte avant lors d’impressions PLA afin d’éviter une surchauffe de ce matériau. L’autre atout marquant, c’est bien sûr la capacité multi-couleurs : grâce au module Anycubic ACE Pro, la Kobra S1 Combo peut gérer automatiquement jusqu’à 4 filaments en standard, extensible à 8 si l’on ajoute un second module. Ce système fonctionne comme les solutions concurrentes : l’imprimante change de filament en cours de route pour réaliser des impressions en plusieurs teintes (ou matériaux différents), avec des séquences de purge pour éviter les mélanges de couleurs. À noter que les déchets de purge, surnommés “printer poop” par certains utilisateurs, sont éjectés par une goulotte à l’arrière de la machine, un choix de conception qui pourra surprendre (le précédent modèle Kobra 3 Combo les évacuait sur le côté) mais qui reste fonctionnel si l’on place un récipient derrière l’imprimante, ou si on imprimante un récupérateur comme nous l’avons fait !

Autre détail bienvenu : la Kobra S1 inaugure son firmware Kobra OS, avec un écran tactile couleur de 4,3″ pour piloter la machine. L’interface est assez intuitive, avec des options avancées comme la calibration de flow et une fonction de nivellement automatique du plateau. Concrètement, la machine mesure et corrige d’elle-même les éventuels défauts de planéité du lit d’impression, si bien que le premier calibrage est un jeu d’enfant. Lors de nos tests, nous avons pu lancer une impression dès le premier essai sans aucun réglage manuel du niveau ou de l’offset Z. Une caméra est également intégrée, couplée à un système d’AI monitoring capable de détecter les débordements de filament (spaghetti detection) et d’éventuels échecs d’impression : en cas de problème détecté, l’impression peut se mettre en pause automatiquement pour éviter de gâcher du filament. Sur le papier, cette fonction est rassurante, même si son efficacité s’est révélée inégale dans les faits.

Prise en main et facilité d’utilisation

La Anycubic Kobra S1 Combo se veut accessible au néophyte tout en offrant de quoi satisfaire l’amateur chevronné. L’installation initiale, on l’a vu, est rapide et bien guidée. La notice explique clairement les quelques étapes de montage restantes. Dès la mise sous tension, l’écran tactile nous guide à travers un premier calibrage automatique. Il est possible de connecter l’imprimante en Wi-Fi à l’application mobile Anycubic, ce qui offre des fonctions pratiques (suivi à distance via la caméra, notifications de fin de print, envoi de fichiers depuis le PC ou l’app), mais ce n’est pas une obligation : on peut très bien utiliser la machine de façon autonome, en lançant les impressions depuis une clé USB. Cette flexibilité est appréciable pour ceux qui ne veulent pas dépendre du cloud ou d’un ordinateur pour imprimer.

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Une fois la machine prête, l’interface sur écran permet de charger les filaments dans l’unité ACE Pro très facilement. Le module ACE Pro combine en effet un hub de matériaux automatique et une sécheuse à filament. Insérez jusqu’à 4 bobines dans ce boîtier (fermé et ventilé), et le système se charge de détecter, charger et décharger le filament nécessaire selon les instructions du slicer.

D’ailleurs, le séchage en temps réel des filaments est un vrai plus : le boîtier ACE Pro chauffe légèrement et évacue l’humidité pendant l’impression, maintenant ainsi les bobines à un taux d’humidité idéal. D’après nos tests, cela améliore la qualité d’impression, surtout avec des matériaux sensibles à l’humidité comme le nylon ou certains PLA techniques. C’est un atout inédit dans cette gamme de prix, ni Bambu Lab, ni Creality, ni Prusa ne proposent pour l’instant de solution de séchage intégrée dans leurs systèmes multi-matériaux. En utilisation, le mode séchage du ACE Pro émet un léger bruit de ventilation lorsqu’il est actif, mais on peut le désactiver à tout moment si besoin.

Le bruit en fonctionnement est d’ailleurs un point fort de la Kobra S1 Combo. Anycubic annonce un niveau sonore d’environ 46 dB en standard et 44 dB en mode silencieux, ce qui se confirme globalement à l’usage : la machine, une fois la porte fermée, est très discrète. Seuls quelques sifflements des moteurs et déplacements sont perceptibles, les ventilateurs étant presque inaudibles en mode silencieux. Pour un bureau à domicile ou un environnement familial, c’est un avantage réel : on peut lancer une impression sans craindre d’être dérangé, d’autant que l’enceinte fermée étouffe bien le son. À pleine vitesse cependant, en mode performance, les déplacements ultra-rapides peuvent générer plus de bruit et de vibrations ; mais en vitesse recommandée (300 mm/s) le fonctionnement reste stable et relativement calme.

Performances d’impression : qualité, vitesse, précision… et fiabilité

Passons aux performances d’impression, le nerf de la guerre pour une imprimante 3D ! Après plusieurs tests, un constat s’impose : la qualité d’impression de la Kobra S1 Combo est au rendez-vous, et même excellente pour sa catégorie. Les couches sont déposées avec précision et régularité, donnant des pièces nettes aux détails bien définis. En tout cas, nos essais confirment que les impressions en PLA standard sortent impeccables avec les profils par défaut : pas de problème d’adhérence au plateau (ce dernier, en verre carborundum amovible, assure une bonne accroche à chaud et un retrait facile une fois refroidi), et pas besoin de tâtonner dans les réglages pour obtenir un beau résultat dès la première impression test. En un mot, la Kobra S1 fonctionne dès sa sortie de carton, ce qui rassurera les néophytes.

La vitesse est un autre argument phare de cette machine. Anycubic la crédite d’une vitesse de pointe de 600 mm/s, avec une accélération folle de 20 000 mm/s. En pratique, ces valeurs maximales ne sont atteintes que sur de très courts mouvements, mais il est indéniable que la Kobra S1 imprime plus vite qu’une imprimante classique. Sur un petit objet de test (le fameux bateau 3D), elle peut descendre sous la barre des 20 minutes en mode survitaminé, là où une machine ordinaire mettrait plus d’une heure.

Cependant, il faut nuancer : en usage multi-couleur, la vitesse effective chute inévitablement. Chaque changement de filament implique une séquence de purge (pour nettoyer l’extrudeur de la couleur précédente), ce qui ralentit considérablement le processus et génère du déchet. Sur une pièce complexe à 4 couleurs, le temps d’impression peut facilement doubler par rapport à du mono-matériau. La Kobra S1 excelle certes en impression rapide monofilament, mais elle devient bien plus posée en mode multicolore. C’est d’ailleurs un point à retenir : si votre priorité absolue est la rapidité en multimatériaux, cette imprimante (comme ses concurrentes d’ailleurs) ne fait pas de miracles, car la technologie actuelle impose ces contraintes de purge.

Les ingénieurs Anycubic ont toutefois eu la bonne idée de permettre un réglage du volume de purge dans les paramètres du ACE Pro : vous pouvez ainsi ajuster la quantité de filament “flushé” à chaque changement de bobine. En augmentant ce volume, on sécurise la pureté des couleurs (moins de risques de mélange), au prix d’un gaspillage accru ; en le diminuant, on économise du filament et du temps, mais gare au léger mélange de couleurs d’une transition insuffisante. Lors de nos essais, nous avons pu réduire modérément le flush sans conséquence visible, mais en dessous d’un certain seuil, un effet de “bleeding” (teinte résiduelle de la couleur précédente) commençait à apparaître, confirmant qu’il faut doser judicieusement ce paramètre.

En termes de fiabilité, le Kobra S1 Combo s’est montré globalement stable tout au long de nos impressions. Les fonctions de sécurité comme la détection de fin de filament et le redémarrage après coupure de courant fonctionnent comme prévu (elles sont heureusement peu sollicitées au quotidien, mais offrent une tranquillité d’esprit supplémentaire). Le système de détection d’erreurs via la caméra AI nous a réservé des fortunes diverses : à deux reprises, l’impression s’est mise en pause alors qu’aucun problème majeur n’était présent, dans un cas, un simple filament un peu tendu dans sa bobine avait déclenché une fausse alerte. À l’inverse, une autre fois, un gros enchevêtrement de filament (spaghetti) n’a pas été détecté et la machine a continué à imprimer dans le vide. Ce taux de faux positifs/négatifs assez aléatoire ne nous a pas convaincu sur l’AI d’Anycubic qui peut arrêter un print pour un détail insignifiant, et rater un vrai pâté de plastique à d’autres moments. En attendant de possibles améliorations logicielles, on conseillera donc d’utiliser cette fonction avec discernement (très utile pour surveiller une longue impression à distance pendant la nuit, par exemple, mais pas infaillible).

Côté extrudeur et débit de matière, l’Anycubic Kobra S1 ne souffre pas de défaut rédhibitoire. L’extrusion directe à deux engrenages assure une alimentation précise, y compris avec du TPU flexible qui passe sans encombre à vitesse modérée. La hotend tout métal permet d’éviter les bouchages fréquents, d’autant qu’elle se démonte rapidement pour entretien si besoin.

Anycubic jouit d’une réputation correcte sur ses modèles précédents, et la Kobra S1 s’inscrit dans la lignée : une machine plutôt fiable et bien réglée d’usine, mais qui peut nécessiter parfois un peu de patience ou de bricolage en cas d’imprévu (comme ajuster le tube PTFE qui frottait le capot sur notre unité, vite corrigé en ajoutant une petite protection imprimée. Pour un usage quotidien, cette imprimante inspire confiance : nous n’avons pas eu de décalage d’axes, pas de soucis de nivellement, et le calibrage de type Pressure Advance géré en interne lisse efficacement les transitions pour éviter les effets de bourrelets en accélération.

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Compatibilité matériaux et logiciels d’impression

Sur le volet matériaux, on l’a vu, la Kobra S1 Combo est extrêmement polyvalente pour une imprimante grand public. Elle accepte tous les filaments standards de 1,75 mm : PLA et PLA+ bien sûr, PETG, ABS, TPU, ASA… Le fait d’avoir une enceinte close et chauffante ouvre la porte à l’ABS/ASA sans trop de difficulté (pièces moins sujettes au warping), et l’extrudeur direct à haute température autorise même des essais avec du nylon ou du polycarbonate à condition de rester dans les limites de température (320 °C de buse, 120 °C de lit) et de changer de buse si on utilise des filaments chargés en fibre de carbone ou en verre. En effet, la buse fournie est en laiton standard : pour imprimer des filaments abrasifs, il faudra la remplacer par un modèle en acier trempé ou en rubis sous peine de l’user très vite.

La compatibilité multi-matériaux de la S1 Combo ne se limite pas qu’aux couleurs différentes : on peut imaginer combiner, par exemple, du PLA et du TPU dans une même pièce (pour des joints ou des pièces bi-matières rigide/souple) ou utiliser un filament soluble en support d’un filament technique. Tant que ces matériaux impriment dans des conditions proches, le ACE Pro gère leur chargement successif. Attention toutefois aux mélanges exotiques : passer d’un filament haute température à un autre plus fragile peut nécessiter une purge abondante pour nettoyer complètement la hotend. Ce genre de scénario un peu extrême n’est pas la cible première de la machine, mais il illustre les possibilités offertes par un système 4 à 8 bobines.

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En ce qui concerne le logiciels d’impression, Anycubic propose son propre slicer, baptisé Anycubic Slicer Next. Il s’agit d’un logiciel basé sur l’excellent Cura, adapté pour prendre en charge l’ACE Pro et le multi-couleur. L’interface du slicer d’Anycubic permet d’assigner différentes couleurs ou matériaux à un modèle 3D en quelques clics, par exemple en important un modèle découpé en plusieurs parties ou en peignant certaines zones. Les habitués de PrusaSlicer ou Cura s’y retrouveront assez vite, mais les débutants complets devront prévoir un petit apprentissage pour maîtriser le multi-matériaux.

En effet, segmenter un objet en plusieurs couleurs ou insérer des changements de filament à des hauteurs précises sont des opérations un peu plus complexes que de trancher un modèle classique. Anycubic fournit des profils tout prêts pour les principaux filaments (leurs propres marques de PLA, PETG, etc.) et, ces profils sont bien optimisés pour commencer. Lors de nos tests, l’export des fichiers depuis Anycubic Slicer vers la machine s’est fait sans encombre : on peut envoyer le G-code directement en Wi-Fi vers l’imprimante, ou passer par une clé USB.

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Le slicer Anycubic fait le travail, bien qu’il soit un peu moins affûté que Bambu Studio par exemple en termes d’ergonomie. L’application mobile, quant à elle, sert principalement àsurveiller les impressions à distance via la caméra et à lancer des impressions dans le cloud. Lors de nos essais, nous avons constaté quelques bugs de connexion de la caméra sur l’app smartphone. Sur PC via l’interface web, la connexion était plus stable.

Kobra S1 vs Bambu Lab X1 : le match éclair

Impossible de conclure ce test sans la comparer à la Bambu Lab X1, la référence actuelle des imprimantes CoreXY grand public multi-matériaux. Anycubic ne s’en cache pas : la Kobra S1 Combo a été pensée pour offrir une alternative plus économique à la X1 Carbon (avec module AMS) de Bambu. Sur le papier, les deux machines partagent de nombreuses similitudes :*volume d’impression comparable (environ 25 cm³), architecture CoreXY fermée, capacité multi-bobines (4 de base, extensible à 8 pour la Kobra ; 4 de base extensible à 16 pour la Bambu via plusieurs AMS), vitesses très élevées (300 mm/s recommandés de part et d’autre, pics à 500-600 mm/s en mode ultra-rapide) et panoplie de capteurs (fin de filament, reprise sur coupure, détection de bourrage, caméra de surveillance…). Dans les faits, la Bambu Lab X1 conserve une avance sur certains points, ce n’est donc pas encore une Bambu Lab killer, mais on s’en approche.

D’abord, la X1 Carbon dispose d’éléments techniques plus poussés, comme un lidar et une caméra dédiée au calibrage de la première couche et au contrôle de qualité en temps réel. La Kobra S1 se contente d’un nivellement via capteur inductif (LeviQ) très efficace, mais n’a pas l’équivalent du lidar pour vérifier l’extrusion ou mesurer les vibrations du châssis. Bambu a également peaufiné son écosystème logiciel : le slicer Bambu Studio est plus mature et complet que celui d’Anycubic, et l’AMS (système multi-filament de Bambu) est parfaitement intégré au firmware de la X1 dès l’origine, là où Anycubic déploie encore des mises à jour pour affiner son ACE Pro.

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En termes de qualité d’impression, difficile de départager les deux : la Bambu X1 Carbon a fait ses preuves avec des prints d’une qualité remarquable, et le Kobra S1 Combo réussit à s’en approcher très fortement d’après nos observations. D’ailleurs, parfois on distingue à peine une différence de finition entre une pièce sortie de la Bambu et de la Kobra. La précision dimensionnelle et la netteté des détails sont excellentes dans les deux cas.

La Kobra S1 marque cependant des points sur la gestion du filament : son idée de séchage en temps réel des bobines est un plus que la X1 n’offre pas sans ajout externe. Pour qui imprime beaucoup en ABS ou en nylon, avoir un filament toujours bien sec peut éviter bien des tracas de qualité (et de bouchage de buse).

En revanche, la Bambu X1 garde l’avantage d’un matériel éprouvé : sortie depuis 2022, elle a bénéficié de nombreuses mises à jour et retours clients, si bien que son système multi-couleurs est aujourd’hui très fiable et optimisé. La Kobra S1, fraîchement arrivée en 2024, a encore un petit chemin de maturation à parcourir. Les rares problèmes comme les bugs de caméra ou de détection seront probablement résolus via firmware, mais à l’instant T la X1 propose une expérience un peu plus clé-en-main, là où la S1 demandera peut-être un peu plus d’attention (par exemple, vider régulièrement le bac de purge à l’arrière de la Kobra, qui n’est pas aussi pratique que celui du Bambu situé sur le côté, ou bien surveiller la bonne insertion des filaments dans le ACE Pro alors que l’AMS de Bambu est assez infaillible sur ce point).

Enfin, le prix joue clairement en faveur d’Anycubic. Une Bambu Lab X1 Carbon avec son AMS coûte autour de 1 300 à 1 500 € selon les options, quand la Anycubic Kobra S1 Combo se trouve entre 600 et 750 €. Cet écart de près du double fait réfléchir : la Bambu offre certes le top du moment, mais la Kobra S1 propose 80-90 % de ses capacités pour 50 % du prix. Pour un particulier ou un fablab à budget serré, le choix de la raison pourrait être le Kobra S1 Combo, en acceptant de petits compromis. En revanche, les professionnels ou les utilisateurs ultra-exigeants, pour qui chaque minute compte et chaque % de fiabilité en plus vaut l’investissement, continueront probablement de plébisciter la solution de Bambu Lab.

La Anycubic Kobra S1 Combo est actuellement proposée chez Geekbuying au prix de 529 euros grâce au code NNNFRALS1C ou 549 euros avec le code NNNFRS5 et 5kg de PLA !

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Notre avis

En conclusion, l’Anycubic Kobra S1 Combo réussit son pari de démocratiser l’impression 3D multicolore rapide. C’est une machine riche en fonctionnalités, qui offre une expérience aboutie sans exiger d’être un expert en bricolage ou en réglages. Sa prise en main facile, son excellente qualité d’impression en sortie de boîte et sa polyvalence en font un choix de premier plan pour le grand public intéressé par la 3D, du maker débutant qui veut sa première imprimante “future-proof” jusqu’à l’hobbyiste averti qui cherche un second modèle performant. Bien sûr, tout n’est pas parfait : le multimatériau reste complexe par nature et demande un temps d’apprentissage, et quelques défauts de jeunesse (logiciels à peaufiner, petites optimisations mécaniques) rappellent qu’on est sur un produit de première génération dans cette catégorie chez Anycubic. Mais ces écueils sont minimes face à l’apport considérable de la Kobra S1 Combo sur le marché. Proposée à un tarif très attractif, elle permet de goûter aux joies de l’impression multi-couleurs haute vitesse sans se ruiner, là où il fallait jusqu’à présent y consacrer un budget bien plus élevé.
Note : 9  /  10

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