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Test : Asus EeeSlate EP121

Ordinateurs

Par Anh Phan le

Présentée lors du dernier CES 2011 de Las Vegas en janvier dernier, voici la tablette Windows 7 d’Asus, l’EeeSlate EP121, qui commence à être disponible un peu partout chez nous. À mi-chemin entre la tablette et l’ordinateur portable, Asus et Microsoft présentent l’engin comme la solution pour le meilleur des deux mondes. Il suffit de se remémorer les vidéos de promotion récentes pour avoir une idée de ce que les deux marques ont en tête. Avant le test, je conseille d’aller voir les pubs ICI et ICI qui décrivent justement les visions d’Asus et de Microsoft, et ensuite, revenez sur le test 🙂 Et donc, qu’en est-il vraiment de cette EeeSlate ?


48h

Je ne vous donne toujours pas nos conditions de tests parce que sur le Journal du Geek, on est quand même plus axé expérience utilisateur qu’autre chose. Toujours est-il que malgré la disponibilité de l’appareil, Asus ne nous l’a prêté que le temps d’un week-end et genre on nous a avertis vendredi matin alors vous vous imaginez bien qu’on n’a pas pu tout tester comme l’autonomie ou encore la partie stylet, mais ça a eu le mérite de nous donner quand même une idée générale sur l’appareil. De même, vous vous imaginez bien, on n’a pas eu le temps de faire une vidéo de l’engin.

Caractéristiques techniques

Pour rappel, l’EeeSlate a pour référence EP121 et vous propose un écran de 12,1″ avec une résolution de 1280×800, un processeur dual core Intel Core i5 470UM à 1,33GHz, une partie graphique assurée par Intel, 2Go ou 4Go de RAM, 32Go en SSD (64Go en option), le Bluetooth 3.0, le WiFi b/g/n, 2 ports USB 2.0, une sortie jack, une sortie mini HDMI, deux haut-parleurs avec une puissance de 2x2W, une webcam de 2 Mégapixels, un port mémoire SD/SDHC/SDXC, Windows 7 Home Premium, une batterie 4-Cell, le tout dans une taille de 312×207,2×16,95mm pour un poids de 1,16kg.

Packaging

Même si c’est présenté comme une tablette, l’EeeSlate embarque pour OS Windows 7 donc c’est aussi un ordinateur et donc il faut un clavier. C’est pour cela que vous trouverez dans le packaging un clavier Bluetooth Microsoft. Rien de spécial à dire sur le clavier si ce n’est qu’il est plutôt fin, qu’il fonctionne avec des piles AAA et qui vous propose bien évidemment un bouton de mise sous tension pour économiser de la batterie. Par contre, pas de souris, ce qui est un peu dommage. On en vient ainsi à regretter le fait qu’il n’y ai pas de raccourcis sur le clavier. Quitte à avoir une expérience PC, autant avoir tout ce qu’il aurait fallu, non ? À côté, on retrouve une petite chiffonnette en micro-fibres pour nettoyer l’écran tactile, un étui en faux cuir pour protéger la tablette, mais aussi servir de support, surtout quand on utilise le clavier et enfin la recharge secteur, qui est plutôt fine et qui a l’avantage d’embarquer un port USB pour recharger d’autres appareils, ce qui est pas mal du tout.

Pour ce qui est de l’étui, il faut avouer que ce n’est pas le plus bel étui qui m’a été donné de voir. La finition est plutôt grossière et avec l’usage, ça ne s’améliore pas. Par contre, il a le mérite d’être fonctionnel, même si à long terme, je ne vois pas l’étui survivre aux affres du temps. Il suffit de prendre l’exemple du mode support qui ne tient que par un bout de tissu. Un accident, on appuie trop sur la tablette et hop, je suis sûr que ça se déchire en moins de deux. Alors oui, ça se remplace, mais contrairement à un iPad, allez trouver l’étui de remplacement en dehors d’une commande chez le constructeur.

Le tour du propriétaire

La première fois que vous découvrez la tablette, les 12,1″ de l’écran ne passent pas inaperçu. Elle est grande et d’emblée, vous savez que ce n’est pas un iPad et encore moins une Galaxy Tab. Cette tablette est faite pour être utilisée chez soi. La dalle IPS ainsi que la résolution de 1280×800 sont très agréables à l’utilisation, surtout en mode portrait. En effet, à défaut d’un système de zoom comme sur Android ou iOS, la résolution n’est pas de trop pour naviguer sur internet. Bon, on n’a pas le site en entier, mais 800 pixels de large, c’est pas mal pour n’importe quelle colonne de contenu. La finition globale est plutôt bonne même si on aurait aimé un peu moins de plastique.

Pour la description physique, imaginez la tablette en mode paysage. L’écran est de type capacitif et vous propose deux cadres, le premier noir pour mieux tenir l’écran et le second en alu, sans doute pour mieux protéger l’écran. Du coup, vous vous imaginez bien que la tranche est en alu alors que le dos est en plastique dur. Sur la façade se trouve donc la webcam et un bouton Home. Rien de transcendant, mais très honnêtement, sur la version qu’on a eue, le bouton ne fonctionnait pas, je n’ai pas su trouver comment l’activer, ne serait-ce que pour afficher le bureau par exemple. Un jour, je saurai, oui, un jour ^^.

Sur la tranche haute se trouvent le bouton de mise sous tension, le bouton pour afficher le clavier virtuel Windows 7 et le bouton pour verrouiller l’orientation de l’écran. Sur la tranche droite ne se trouve pas grand-chose si ce n’est un haut-parleur et la trappe pour le stylet qui est plus dans le dos en fait. Cette trappe à stylet est à mon avis un peu serrée et j’aurais aimé un système plus accessible. C’est encore plus flagrant quand vous utilisez l’étui fourni. Le stylet vient de chez Wacom et il est donc sensible à la pression. Je n’ai pas eu le temps d’installer de logiciels dédiés, mais je suis sûr que ça parle à ceux qui utilisent une tablette tous les jours. On notera qu’utiliser vos doigts avec le stylet est tout à fait possible.

En parlant de dos, il est en plastique avec de grandes aérations pour la machine. L’avantage du plastique utilisé, c’est qu’il n’est pas brillant,ce qui ne vous permettra pas d’y laisser vos traces de doigts. Par contre, j’aurais aimé qu’il soit un peu plus “quali”. Sinon, pas de trappes à batterie, mémoire ou autres donc le passage par le constructeur sera obligatoire si vous voulez changer de batterie.
Et enfin sur la tranche gauche se trouve le reste des connectiques, à savoir les deux ports USB 2.0, un bouton de réinitialisation, le micro, le port mémoire SD/SDHC/SDXC, la prise jack, la sortie HDMI, les deux boutons de volumes et la prise chargeur. Les ports USB 2.0 sont protégés par de petites trappes, ce qui n’est pas plus mal et permet d’avoir des lignes plus fluides.

Tout est une question de poids

Quant on y pense, l’EeeSlate n’est pas si lourde que ça, elle fait 1,16kg, ce qui est le poids d’un netbook ou d’un ultraportable dans la même gamme de prix. Le hic, c’est que c’est une tablette et quand on voit que l’iPad est lourde pour son utilisation, inutile de vous dire que 1,16kg à bout de bras, ça se sent tout de suite. De plus, elle n’a pas de clavier donc si vous voulez embarquer le clavier fourni, comptez quelque chose comme 450g en plus. Mais pour utiliser le clavier fournir, il vous faudra aussi l’étui donc un peu plus de 400g encore. Et comme c’est censé être aussi un ordinateur principal, n’oubliez pas le chargeur, même s’il est plat et petit. Au total, on dépasse largement les 2 kg, ce qui ne rend plus l’EeeSlate si portable que ça pour une tablette à la base.

En utilisation

On commence par le bruit, l’EeeSlate n’émet pas de bruit particulier, surtout dans une utilisation bureautique. Par contre, dès lors que vous allez monter en charge, les ventilateurs vont se mettre à fonctionner vraiment et comme n’importe quelle machine nomade, inutile de vous dire que vous allez l’entendre. En parlant de ces ventilateurs, mêmes quand ils ne sont pas sollicités, de la chaleur s’évacuera par les aérations dans le dos. Faites donc attention au cas où.

Disposant d’un accéléromètre, vous pourrez basculer du mode paysage au mode portrait et vice-versa, le tout sans problème. On notera cependant, à cause de Windows 7, un temps de latence pour la bascule. Les haut-parleurs ne s’en sortent pas trop mal et même si ça ne vaut pas des enceintes, on va dire que ça le fait, hein ?

Pour une utilisation en mode tablette, même si tout répondait plutôt bien, Windows 7 n’est pas encore optimisé pour une utilisation aux doigts, typiquement, on ne peut pas faire défiler les photos d’un répertoire avec le doigt par exemple. Du coup, ça s’en ressent dans l’utilisation et on a souvent tendance à faire confiance au stylet pour être précis sur l’écran.

Pour ce qui est de l’autonomie, difficile de se prononcer avec un appareil qu’on a eu à peine deux jours. Par contre, de ce que j’ai pu voir dans mon utilisation, ça doit tenir dans les 4h. À revoir quand on pourra l’avoir plus longuement. Dans tous les cas, inutile de vous dire qu’en mode tablette, c’est plus que limite.

Internet et multimédia

Dans une utilisation bureautique de tous les jours, inutile de vous dire que l’EeeSlate tient parfaitement ses promesses. Utilisateur de Lightroom, le logiciel d’Adobe a fonctionné sans aucun problème. Idem pour Internet, OpenOffice, etc. Pour ce qui est des vidéos, pas de soucis non plus, 480p, 720p, 1080p, l’EeeSlate tient la charge, que cela soit sur l’écran principal ou la sortie mini HDMI.
Par contre, n’oubliez pas que l’EeeSlate ne vous propose que 2Go de RAM, ce qui n’est pas non plus l’idéal pour Windows 7 donc si vous avez des logiciels gourmands, ça va vite ralentir.

Les jeux

Après avoir vu les publicités, inutile de vous dire que c’était ce qui m’intéressait le plus. Avoir une tablette pour surfer sur internet et se lancer tranquillement une petite partie de jeux vidéo quand ça vous chante. Eh bien j’ai vite été désillusionné, j’ai installé Call of Duty : Black Ops et c’était tellement injouable que je me suis rabattu sur un jeu moins gourmand, Super Meat Boy et là, même si ce n’était pas aussi injouable que le jeu d’Activision, ce n’était pas super fluide :/ Du coup, je ne vous cacherai pas que ça m’a un peu beaucoup calmé ! Quant on connaît les avancées chez Nvidia et AMD, Asus aurait dû piocher des composants chez eux plutôt que chez Intel.
Inutile de vous préciser que pour ces jeux, clavier, souris et manette sont indispensables vu que très peu de jeux Windows profitent d’un support de l’écran tactile.

Conclusion

Que penser au final de cette tablette ? Je vous rappelle qu’elle coûte quand même 999€ . Et donc, en mode tablette, si on fait abstraction du poids, le hardware est plus qu’à la hauteur avec un écran digne de ce nom, mais Windows 7 vient plomber toute l’expérience. En mode ordinateur portable, le fait que le clavier soit séparé n’est pas des plus pratiques et en terme de performances, si vous êtes un tant soit peu joueur, il y a bien mieux à ce prix là !

Mais à qui s’adresse-t-il alors ? Et bien à ceux qui pourraient avoir besoin ponctuellement (mais obligatoirement) d’un mode tablette sur leur ordinateur portable de travail. Du coup, je pense que son usage principal risque d’être le mode ordinateur donc n’oubliez pas tous les accessoires qui en découlent. Il est vraiment dommage qu’Asus n’ait pas jugé nécessaire de fournir un peu plus de logiciels pour mettre en avant le côté tablette de l’appareil, surtout quand on sait que Windows 7 n’est pas encore fait pour ça.

Je vous rappelle qu’Asus ne nous l’a prêté que le temps d’un week-end alors vous vous imaginez bien qu’on n’a pas pu tout tester comme l’autonomie ou encore la partie stylet, mais ça a eu le mérite de nous permettre de nous donner quand même une idée générale sur l’appareil.

Présentée lors du dernier CES 2011 de Las Vegas en janvier dernier, voici la tablette Windows 7 d’Asus, l’EeeSlate EP121, qui commence à être disponible un peu partout chez nous. À mi-chemin entre la tablette et l’ordinateur portable, Asus et Microsoft présentent l’engin comme la solution pour le meilleur des deux mondes. Il suffit de se remémorer les vidéos de promotion récentes pour avoir une idée de ce que les deux marques ont en tête. Avant le test, je conseille d’aller voir les pubs ICI et ICI qui décrivent justement les visions d’Asus et de Microsoft, et ensuite, revenez sur le test 🙂 Et donc, qu’en est-il vraiment de cette EeeSlate ?


48h

Je ne vous donne toujours pas nos conditions de tests parce que sur le Journal du Geek, on est quand même plus axé expérience utilisateur qu’autre chose. Toujours est-il que malgré la disponibilité de l’appareil, Asus ne nous l’a prêté que le temps d’un week-end et genre on nous a avertis vendredi matin alors vous vous imaginez bien qu’on n’a pas pu tout tester comme l’autonomie ou encore la partie stylet, mais ça a eu le mérite de nous donner quand même une idée générale sur l’appareil. De même, vous vous imaginez bien, on n’a pas eu le temps de faire une vidéo de l’engin.

Caractéristiques techniques

Pour rappel, l’EeeSlate a pour référence EP121 et vous propose un écran de 12,1″ avec une résolution de 1280×800, un processeur dual core Intel Core i5 470UM à 1,33GHz, une partie graphique assurée par Intel, 2Go ou 4Go de RAM, 32Go en SSD (64Go en option), le Bluetooth 3.0, le WiFi b/g/n, 2 ports USB 2.0, une sortie jack, une sortie mini HDMI, deux haut-parleurs avec une puissance de 2x2W, une webcam de 2 Mégapixels, un port mémoire SD/SDHC/SDXC, Windows 7 Home Premium, une batterie 4-Cell, le tout dans une taille de 312×207,2×16,95mm pour un poids de 1,16kg.

Packaging

Même si c’est présenté comme une tablette, l’EeeSlate embarque pour OS Windows 7 donc c’est aussi un ordinateur et donc il faut un clavier. C’est pour cela que vous trouverez dans le packaging un clavier Bluetooth Microsoft. Rien de spécial à dire sur le clavier si ce n’est qu’il est plutôt fin, qu’il fonctionne avec des piles AAA et qui vous propose bien évidemment un bouton de mise sous tension pour économiser de la batterie. Par contre, pas de souris, ce qui est un peu dommage. On en vient ainsi à regretter le fait qu’il n’y ai pas de raccourcis sur le clavier. Quitte à avoir une expérience PC, autant avoir tout ce qu’il aurait fallu, non ? À côté, on retrouve une petite chiffonnette en micro-fibres pour nettoyer l’écran tactile, un étui en faux cuir pour protéger la tablette, mais aussi servir de support, surtout quand on utilise le clavier et enfin la recharge secteur, qui est plutôt fine et qui a l’avantage d’embarquer un port USB pour recharger d’autres appareils, ce qui est pas mal du tout.

Pour ce qui est de l’étui, il faut avouer que ce n’est pas le plus bel étui qui m’a été donné de voir. La finition est plutôt grossière et avec l’usage, ça ne s’améliore pas. Par contre, il a le mérite d’être fonctionnel, même si à long terme, je ne vois pas l’étui survivre aux affres du temps. Il suffit de prendre l’exemple du mode support qui ne tient que par un bout de tissu. Un accident, on appuie trop sur la tablette et hop, je suis sûr que ça se déchire en moins de deux. Alors oui, ça se remplace, mais contrairement à un iPad, allez trouver l’étui de remplacement en dehors d’une commande chez le constructeur.

Le tour du propriétaire

La première fois que vous découvrez la tablette, les 12,1″ de l’écran ne passent pas inaperçu. Elle est grande et d’emblée, vous savez que ce n’est pas un iPad et encore moins une Galaxy Tab. Cette tablette est faite pour être utilisée chez soi. La dalle IPS ainsi que la résolution de 1280×800 sont très agréables à l’utilisation, surtout en mode portrait. En effet, à défaut d’un système de zoom comme sur Android ou iOS, la résolution n’est pas de trop pour naviguer sur internet. Bon, on n’a pas le site en entier, mais 800 pixels de large, c’est pas mal pour n’importe quelle colonne de contenu. La finition globale est plutôt bonne même si on aurait aimé un peu moins de plastique.

Pour la description physique, imaginez la tablette en mode paysage. L’écran est de type capacitif et vous propose deux cadres, le premier noir pour mieux tenir l’écran et le second en alu, sans doute pour mieux protéger l’écran. Du coup, vous vous imaginez bien que la tranche est en alu alors que le dos est en plastique dur. Sur la façade se trouve donc la webcam et un bouton Home. Rien de transcendant, mais très honnêtement, sur la version qu’on a eue, le bouton ne fonctionnait pas, je n’ai pas su trouver comment l’activer, ne serait-ce que pour afficher le bureau par exemple. Un jour, je saurai, oui, un jour ^^.

Sur la tranche haute se trouvent le bouton de mise sous tension, le bouton pour afficher le clavier virtuel Windows 7 et le bouton pour verrouiller l’orientation de l’écran. Sur la tranche droite ne se trouve pas grand-chose si ce n’est un haut-parleur et la trappe pour le stylet qui est plus dans le dos en fait. Cette trappe à stylet est à mon avis un peu serrée et j’aurais aimé un système plus accessible. C’est encore plus flagrant quand vous utilisez l’étui fourni. Le stylet vient de chez Wacom et il est donc sensible à la pression. Je n’ai pas eu le temps d’installer de logiciels dédiés, mais je suis sûr que ça parle à ceux qui utilisent une tablette tous les jours. On notera qu’utiliser vos doigts avec le stylet est tout à fait possible.

En parlant de dos, il est en plastique avec de grandes aérations pour la machine. L’avantage du plastique utilisé, c’est qu’il n’est pas brillant,ce qui ne vous permettra pas d’y laisser vos traces de doigts. Par contre, j’aurais aimé qu’il soit un peu plus “quali”. Sinon, pas de trappes à batterie, mémoire ou autres donc le passage par le constructeur sera obligatoire si vous voulez changer de batterie.
Et enfin sur la tranche gauche se trouve le reste des connectiques, à savoir les deux ports USB 2.0, un bouton de réinitialisation, le micro, le port mémoire SD/SDHC/SDXC, la prise jack, la sortie HDMI, les deux boutons de volumes et la prise chargeur. Les ports USB 2.0 sont protégés par de petites trappes, ce qui n’est pas plus mal et permet d’avoir des lignes plus fluides.

Tout est une question de poids

Quant on y pense, l’EeeSlate n’est pas si lourde que ça, elle fait 1,16kg, ce qui est le poids d’un netbook ou d’un ultraportable dans la même gamme de prix. Le hic, c’est que c’est une tablette et quand on voit que l’iPad est lourde pour son utilisation, inutile de vous dire que 1,16kg à bout de bras, ça se sent tout de suite. De plus, elle n’a pas de clavier donc si vous voulez embarquer le clavier fourni, comptez quelque chose comme 450g en plus. Mais pour utiliser le clavier fournir, il vous faudra aussi l’étui donc un peu plus de 400g encore. Et comme c’est censé être aussi un ordinateur principal, n’oubliez pas le chargeur, même s’il est plat et petit. Au total, on dépasse largement les 2 kg, ce qui ne rend plus l’EeeSlate si portable que ça pour une tablette à la base.

En utilisation

On commence par le bruit, l’EeeSlate n’émet pas de bruit particulier, surtout dans une utilisation bureautique. Par contre, dès lors que vous allez monter en charge, les ventilateurs vont se mettre à fonctionner vraiment et comme n’importe quelle machine nomade, inutile de vous dire que vous allez l’entendre. En parlant de ces ventilateurs, mêmes quand ils ne sont pas sollicités, de la chaleur s’évacuera par les aérations dans le dos. Faites donc attention au cas où.

Disposant d’un accéléromètre, vous pourrez basculer du mode paysage au mode portrait et vice-versa, le tout sans problème. On notera cependant, à cause de Windows 7, un temps de latence pour la bascule. Les haut-parleurs ne s’en sortent pas trop mal et même si ça ne vaut pas des enceintes, on va dire que ça le fait, hein ?

Pour une utilisation en mode tablette, même si tout répondait plutôt bien, Windows 7 n’est pas encore optimisé pour une utilisation aux doigts, typiquement, on ne peut pas faire défiler les photos d’un répertoire avec le doigt par exemple. Du coup, ça s’en ressent dans l’utilisation et on a souvent tendance à faire confiance au stylet pour être précis sur l’écran.

Pour ce qui est de l’autonomie, difficile de se prononcer avec un appareil qu’on a eu à peine deux jours. Par contre, de ce que j’ai pu voir dans mon utilisation, ça doit tenir dans les 4h. À revoir quand on pourra l’avoir plus longuement. Dans tous les cas, inutile de vous dire qu’en mode tablette, c’est plus que limite.

Internet et multimédia

Dans une utilisation bureautique de tous les jours, inutile de vous dire que l’EeeSlate tient parfaitement ses promesses. Utilisateur de Lightroom, le logiciel d’Adobe a fonctionné sans aucun problème. Idem pour Internet, OpenOffice, etc. Pour ce qui est des vidéos, pas de soucis non plus, 480p, 720p, 1080p, l’EeeSlate tient la charge, que cela soit sur l’écran principal ou la sortie mini HDMI.
Par contre, n’oubliez pas que l’EeeSlate ne vous propose que 2Go de RAM, ce qui n’est pas non plus l’idéal pour Windows 7 donc si vous avez des logiciels gourmands, ça va vite ralentir.

Les jeux

Après avoir vu les publicités, inutile de vous dire que c’était ce qui m’intéressait le plus. Avoir une tablette pour surfer sur internet et se lancer tranquillement une petite partie de jeux vidéo quand ça vous chante. Eh bien j’ai vite été désillusionné, j’ai installé Call of Duty : Black Ops et c’était tellement injouable que je me suis rabattu sur un jeu moins gourmand, Super Meat Boy et là, même si ce n’était pas aussi injouable que le jeu d’Activision, ce n’était pas super fluide :/ Du coup, je ne vous cacherai pas que ça m’a un peu beaucoup calmé ! Quant on connaît les avancées chez Nvidia et AMD, Asus aurait dû piocher des composants chez eux plutôt que chez Intel.
Inutile de vous préciser que pour ces jeux, clavier, souris et manette sont indispensables vu que très peu de jeux Windows profitent d’un support de l’écran tactile.

Conclusion

Que penser au final de cette tablette ? Je vous rappelle qu’elle coûte quand même 999€ . Et donc, en mode tablette, si on fait abstraction du poids, le hardware est plus qu’à la hauteur avec un écran digne de ce nom, mais Windows 7 vient plomber toute l’expérience. En mode ordinateur portable, le fait que le clavier soit séparé n’est pas des plus pratiques et en terme de performances, si vous êtes un tant soit peu joueur, il y a bien mieux à ce prix là !

Mais à qui s’adresse-t-il alors ? Et bien à ceux qui pourraient avoir besoin ponctuellement (mais obligatoirement) d’un mode tablette sur leur ordinateur portable de travail. Du coup, je pense que son usage principal risque d’être le mode ordinateur donc n’oubliez pas tous les accessoires qui en découlent. Il est vraiment dommage qu’Asus n’ait pas jugé nécessaire de fournir un peu plus de logiciels pour mettre en avant le côté tablette de l’appareil, surtout quand on sait que Windows 7 n’est pas encore fait pour ça.

Je vous rappelle qu’Asus ne nous l’a prêté que le temps d’un week-end alors vous vous imaginez bien qu’on n’a pas pu tout tester comme l’autonomie ou encore la partie stylet, mais ça a eu le mérite de nous permettre de nous donner quand même une idée générale sur l’appareil.