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[Test] Dirt Rally : la route ? Mais quelle route ?

Par Djenuwine le

Si vous êtes amateur de rally, vous devez ronger votre frein à main depuis presque une décennie dans l’attente d’une simulation qui vous fera oublier Richard Burns. Avec Dirt Rally, Codemasters a souhaité revenir aux sources en s’inspirant du classique Colin McRae Rally. Ce projet est d’ailleurs intéressant et osé à plus d’un titre. Jeu de niche (simulation auto ultra ciblée d’un sport auto loin d’être le plus populaire) il a été lancé sur Kickstarter, puis disponible en early access sur Steam pendant presque un an. Les améliorations ont été nombreuses et l’avancée du projet régulière. Cet ensemble a-t-il donné le résultat escompté ? Autant le dire de suite : la réponse est oui et nous allons vous expliquer pourquoi.

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Difficile oui, mais jouissif !

Le rally est une course contre la montre. L’objectif est de grappiller des secondes en anticipant au mieux ce qui arrive, grâce aux indications du copilote. Dirt Rally exploite à merveille cette idée et il vous faudra beaucoup de concentration pour gérer les infos primordiales de votre partenaire, tout en domptant la route sur votre destrier de métal. Au passage, les indications sont symbolisées à l’écran, aide que l’on peut désactiver histoire de rendre l’immersion un peu plus réelle. Piloter au rythme d’une voix dans Dirt, c’est autre chose que de suivre les indications de Waze !

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La conduite est exigeante (des assistances aideront les débutants), très axèe simulation malgré la légèreté de certaines caisses et une inertie parfois un peu surprenante. Le retard est difficile à combler, transformant la moindre erreur en véritable handicap. On se plait à enchaîner les trajectoires aux cordes tout en contrôlant les transferts de masses.

Toutefois, si le jeu permet de prendre plaisir au pad, il n’en est pas moins taillé pour être joué au volant, dans un siège baquet. C’est là que Dirt excelle tant le retour est réaliste et l’effort demandé constant. A la fin d’une spéciale, on est fatigué et on a la dalle. Le gameplay est de fait, aussi exigeant qu’excitant. Chaque départ apporte son lot d’adrénaline dont la concentration augmente au fur et à mesure que l’on avance dans la spéciale, avec la peur de tout foutre en l’air pour un léger manque d’élan au départ d’un appel contre appel. Une sensation également liée à l’excellente impression de vitesse, parfaitement rendue.

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A noter qu’un crash trop fort met fin à la course. Là encore, tout dépend de l’impact, de la vitesse et de l’angle au moment du choc. Qui veut voyager loin ménage sa monture, un proverbe qui prend tout son sens quand on voit le temps que peuvent prendre certaines réparations.

Et pour vous donner un aperçu de ce qui vous attend, voici une petite compliation de quelques séquences du jeu, capturées sur Xbox ONE.

[nextpage title= »Le concept de la quintessence de contenu »]

Dans Dirt, nous disposons de 30 caisses, des plus récentes WRC aux bonnes vieilles classiques des familles (T16, Stratos, Delta, Sierra Cosworth, etc). Elles ont toutes des comportements différents, selon leurs empâtement, puissance ou type de motricité. Ce qui est plutôt un bon chiffre.

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Les réglages sont de la partie et ont une réelle influence sur la conduite et donc vos résultats. Malheureusement, les modes de jeu sont assez limités. On peut :

– Réaliser les championnats du mode carrière, avec pour objectif de gagner des sous afin d’embaucher du personnel pour améliorer nos voitures, les réparer plus rapidement et en acheter de nouvelles.
– Jouer en ligne en Rally (sans les départs à intervalles ou simultanés sans contact) ou Rally Cross
– Créer un championnat personnalisé en ligne ou offline

Côté épreuves, on retrouve le fameux Rally Cross, l’ascension de Pikes Peak et le classique Rally. Le Rally Cross permet d’affronter d’autres véhicules en même temps sur des tracés courts, selon les règles de la discipline (tour jocker, avancée par qualification, etc). Mais il faudra faire avec 3 circuits seulement.

Pour le rally, ce sont 6 environnements de 2 grosses spéciales. Si maîtriser toutes les spéciales ne sera pas aisé, on en fera toutefois assez vite le tour.

L’épreuve de Pikes Peak, elle, est divisée en 3 sections mais également faisable d’une seule traite. On pourra cependant manger tout types de surfaces et de météo. De la terre bien aride aux joies de la glissade sur neige, en passant par de l’asphalte un peu usé ou de la boue bien dégueu. Autant d’environnements que l’on découvrira de jour comme de nuit, sous un soleil radieux ou une bonne pluie normande.

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Le jeu ne dispose pas de mode 2 joueurs sur écran splité. Dommage, un petit Rally Cross en versus aurait été sympa. En ligne, on pourra affronter jusqu’à 7 autres joueurs.
Codemasters étant à l’écoute de la communauté, on peut espérer voir le contenu gonfler dans les mois à venir, via des DLC.

Dirt Rally sera disponible dès le 5 avril 2016 sur Xbox One, PS4 et PC.

Notre avis

La simulation de rally a enfin un nouveau représentant. Si vous aimez affronter le chrono sur des terrains variés, au rythme des indications vocales, en ayant l’impression d’être un Loeb en puissance, alors Dirt Rally est fait pour vous. Le jeu vise juste sur tous les plans et tient sa promesse. Il réussit à ne pas être difficile et chiant, mais délicat et prenant, tout en gardant le réalisme nécessaire à ce type de simulation. Cerise sur la chantilly au sommet du gâteau, l’équipe de développement est à l’écoute de sa communauté, ce qui assure une certaine pérennité au jeu. Mais n’oubliez pas, s’il est totalement jouable au pad, il n’en reste pas moins jouissif avec un ensemble volant – pédalier – baquet. Une bonne grosse surprise pour un joli projet risqué au départ.

8.5 / 10
stopwatch 4 min.
Test : Lima