Disponible depuis cette semaine, Doom The Dark Ages nous propose de repartir en enfer pour découvrir les origines du Doom Slayer avec un opus qui fait office de prequel à Doom (de 2016) et Doom Eternal (de 2020).
Lors de notre preview en mars, les équipes d’id Software nous disaient que c’était l’opus parfait pour découvrir la saga. Que pouvons-nous en dire après avoir foulé les terres de l’Enfer pour faire chuter un démon impitoyable ? On fait le point.
Doom : les origines du Slayer

Avec cet opus de Doom, les équipes d’id Software ont voulu proposer un jeu bien plus accessible aux néophytes et ceux qui n’avaient jamais osé franchir le pas. L’accent est mis sur la narration et le titre s’ouvre sur une horde de démons qui attaque le village de Khalim. Les Sentinelles du Roi Novik avec le soutien des Maykr tentent de retenir l’assaut des démons, dirigés par le Prince Ahzrak et la Sorcière.
Pour espérer avoir une chance de survie, la Commandante Thira fait appel à Kreed Maykr pour lui demander de libérer le Slayer. Les fans de la licence découvrent donc les origines de ce héros mythique, qui n’était, à la base, rien d’autre qu’une arme détenue par les Maykr.
Bien entendu, pour éviter tout spoil, nous n’irons pas plus loin dans l’intrigue. Doom The Dark Ages nous permet de découvrir l’histoire du Doom Slayer, à travers une campagne bien plus narrative et scénarisée que les précédents jeux, avec quelques retournements de situations.
Pour faire simple, l’histoire de Doom The Dark Ages reste assez classique et ne propose rien de révolutionnaire. Si toute la première partie du jeu semble assez maîtrisée, on reste un peu moins convaincu par la seconde moitié du jeu, qui tire un peu en longueur. Le final en reste néanmoins bien réussi et permet de dynamiser le jeu sur sa dernière partie, afin de finir avec une note positive.
Le Doom très accessible

C’était l’une des promesses d’id Software : faire un jeu accessible à tous. Force est de constater que c’est réussi. Dans un premier temps, grâce au scénario puisque le jeu est un prequel. Vous n’avez pas besoin de connaitre les bases et le Lore, vous allez découvrir les origines de la licence.
L’autre point, c’est au niveau du gameplay. Le jeu propose une pléthore de tutoriel pour vous aider à avancer pas à pas et maîtriser l’ensemble de vos armes, compétences et gadgets (comme le bouclier). En plus de nombreux modes de difficultés avec une grande possibilité au niveau des ajustements de la difficulté, des points de dégâts que vous allez infliger et recevoir, etc…

Grâce à cela, Doom The Dark Ages propose une expérience ultra complète, qui proposera un challenge extrêmement élevé aux joueurs qui aiment souffrir et qui ne veulent pas avoir le droit à la moindre erreur. Et, à l’inverse, un challenge inexistant avec simplement la satisfaction de foncer dans le tas et de shooter à tout va pour les joueurs qui ne veulent pas se prendre la tête.
On peut parler également de l’arbre de compétences qui a été grandement simplifié dans cet opus, permettant de le rendre, là aussi, bien plus accessible. Globalement, vous pouvez améliorer vos armes, votre bouclier et vos armes de corps à corps. À chaque fois, vous disposez de quelques améliorations qu’il sera possible d’installer en échange d’or ou de pierres précieuses à trouver dans les différentes zones du jeu.
Une belle prouesse technique et visuelle

L’intégralité du test a été réalisé sur une version PS5 de Doom The Dark Ages. Le jeu est impressionnant techniquement. Les 60 FPS sont stables, on ne subit aucune baisse de framerate, même légère, que ce soit dans les moments calmes ou dans les séquences très intenses où cela shoot dans tous les sens.
Graphiquement, le jeu est très propre, on fait face à une direction artistique bien particulière, que les fans de démons et d’enfer sauront apprécier, mais néanmoins très qualitative, bien recherchée et variée. Le jeu se comporte de 22 chapitres qui sont tous différents et proposent des panoramas assez sublimes visuellement.
Rien à signaler du côté des bugs, avec un jeu bien fini, sans soucis au niveau des objectifs, et aucun crash à déplorer. Cela devient assez rare de nos jours pour ne pas le souligner.

Pour rester sur le côté technique parfaite, abordons rapidement la bande-son et le sound design du jeu qui, là encore, sont impeccables. Sur la partie soundtrack, Doom The Dark Ages vous propose une sélection de morceaux heavy metal, comme à son habitude, qui plairont aux passionnés du genre. À titre personnel, j’ai pu trouver la bande-son assez redondante et répétitive surtout au bout d’une quinzaine d’heures de jeu.
Concernant le sound design, rien à redire sur le titre qui montre, là encore, de très belles choses. Que ce soit dans le son de l’environnement, des démons, le bruit de vos pas et de nos armes, tout est vraiment bien retranscrit. Petit point bonus pour la VF qui est, elle aussi, de grande qualité. Dans ce Doom The Dark Ages, on en prend plein les yeux et plein les oreilles.
L’immense variété de l’arsenal médiéval

Doom The Dark Ages se déroule au Moyen-Âge. Ainsi, les décors, les costumes et bien entendu les armes sont tous inspirés de cette époque. Et, comme toujours dans Doom, l’arsenal est nombreux, varié, loufoque et assez jouissif.
Nous retrouvons les traditionnelles armes du Slayer avec le Shootgun ou le double Shootgun. Mais, les équipes d’id Software nous offrent également des armes plus chevaleresques avec le Tir à la chaîne qui permet de tirer avec un boulet de canon. Vous avez aussi le Concasseur vous pouvez tirer avec des os humains qui vont se disperser de partout et toucher plusieurs ennemis en même temps.
Au total, vous disposez de six types d’armes à distance avec cinq variantes. Sachez qu’à aucun moment le jeu ne vous force à utiliser telle ou telle arme. Vous êtes libres de faire l’intégralité de l’aventure avec votre arme favorite, sachant que vous pouvez trouver des munitions assez facilement.

Comme tout bon chevalier, vous avez aussi des armes au corps à corps qui vont se marier parfaitement avec votre bouclier. On retrouve ainsi un gantelet, un fléau et une massue qui auront tous leurs propres spécificités.
Sans oublier le bouclier qui vous permettra de vous protéger des tirs ennemis et qui sera un véritable couteau suisse. Ce bouclier vous permet d’attaquer, de parer, mais aussi d’activer de mécanismes, ou encore de débloquer des passages secrets. C’est clairement l’objet qui est au centre du jeu et qui vous sera indispensable tout au long de votre aventure.
Open-World, dragons et Mecha, les nouveautés de ce Doom The Dark Ages

Parmi les principales nouveautés de ce titre, nous retrouvons des niveaux bien plus ouverts que les précédents opus. Certaines zones proposent carrément des minis open-world dans lesquels vous pouvez vous balader, résoudre des énigmes pour accéder à des passages secrets, collecter des pages de codex, d’autres collectibles, trouver des caches d’or et des pierres précieuses pour améliorer votre arsenal.
Très honnêtement, les zones ouvertes sont sympathiques et nous permettent de réaliser les objectifs dans l’ordre que l’on veut. Au-delà de ça, elles sont assez anecdotiques et permettront de gagner quelques heures de jeu supplémentaires pour ceux qui souhaitent faire les niveaux à 100%. Sinon, elles n’apportent pas grand-chose à l’aventure.

Certaines séquences vous demanderont de chevaucher un dragon pour plusieurs séances aériennes. Comme on le craignait déjà dans notre preview de mars, ces passages du jeu ne sont pas les plus marquants. La maniabilité du dragon est assez approximative, les séquences de shoots simplistes avec un système de verrouillage automatique, en soi, rien de catastrophique ni de révolutionnaire. Ces séquences ne sont pas extrêmement nombreuses et viennent apporter un peu de diversité dans le gameplay, mais elles ne resteront pas comme les moments forts du titre.

Enfin, nous avons également des séquences en robot Mecha. Parmi les hordes de démons du Prince Ahzrak, nous retrouvons de gigantesques titans. Pour lutter face à eux, la seule solution, c’est de monter à bord de robots Mecha géants. Si sur la partie gameplay, il n’y a rien de bien incroyable, avec là encore, comme avec les dragons, quelque chose d’assez approximatif et redondant dans les combats, on a tout de même beaucoup apprécié le côté spectaculaire. Les séquences en Mecha nous donnent vraiment cette impression de grandeur et de puissance folle qui sont extrêmement bien retranscrites. Cela nous donne des séquences marquantes, surtout en cinématiques.

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