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Test Dreame A2 : la tondeuse autonome truffée d’IA qui veut révolutionner la tonte de votre pelouse

La Dreame A2 est la nouvelle venue sur le marché des tondeuses autonomes haut de gamme, et elle affiche des ambitions élevées. À qui s’adresse ce modèle innovant ? Tiendra-t-il ses promesses sur le terrain ? Nous l’avons testé durant quelques semaines, et voici ce qu’on en pense.

Lancée en France au tarif de 2799 €, la tondeuse autonome Dreame A2 promet de vous libérer des contraintes du fil périmétrique grâce à une panoplie de capteurs et d’intelligence artificielle embarquée. Véritable concentré de technologies, la Dreame A2 veut s’attaquer aux cadors du secteur (Husqvarna, Worx, Segway…) en proposant une tonte sans effort, précise et sécurisée.

Caractéristiques techniques

La Dreame A2 impressionne d’emblée par sa fiche technique. Elle embarque le système de capteurs OmniSense 2.0, un ensemble d’algorithmes intelligents boostés par l’IA pour la reconnaissance de l’environnement.

Concrètement, la tondeuse combine un télémètre LiDAR 3D haute précision et une caméra frontale afin de cartographier le jardin en temps réel. Ce LiDAR scanne en continu sur 360° et peut « voir » jusqu’à 70 mètres autour de l’appareil. Couplé à la caméra grand angle et à la vision assistée par IA, cela permet à la Dreame A2 de se localiser précisément et de se déplacer sans fil guide sur des terrains pouvant atteindre 3000 m², en générant instantanément une carte 3D pour planifier la tonte.

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Cette approche de cartographie à double fusion (LiDAR + caméra) est similaire à celle adoptée par les robots aspirateurs haut de gamme, transposée ici au jardin. Elle place la Dreame A2 parmi les rares tondeuses sans fil périmétrique du marché, aux côtés par exemple de l’Ecovacs Goat ou de la Segway Navimow, et la distingue des modèles traditionnels à navigation aléatoire et fil enterré.

Sous son capot, la Dreame A2 opte pour des choix musclés. Elle est animée par deux roues motrices à moteur de moyeu (moteur intégré dans les roues) qui lui confèrent une traction robuste. Elle peut ainsi gravir des pentes jusqu’à 50 % (26,5°) sans faiblir – une performance au niveau des meilleurs robots du marché – tout en restant relativement silencieuse avec un niveau sonore annoncé sous 55 dB en mode standard !

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La largeur de coupe est de 22 cm, assurée par un disque de lames rotatives. Particularité intéressante, le système EdgeMaster permet aux lames de se déployer latéralement pour tondre au plus près des bordures. Dreame annonce que la distance non tondue au ras des murs ou clôtures est réduite à moins de 5 cm, limitant d’autant les finitions manuelles au coupe-bordure.

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Autre point fort, la hauteur de coupe est ajustable électriquement entre 30 et 70 mm directement depuis l’application mobile, là où de nombreux robots imposent un réglage manuel.

La Dreame A2 se distingue aussi par la présence d’un écran couleur situé sur le dessus de l’appareil (derrière une trappe qui s’ouvre grâce au gros bouton “STOP”) et qui se commande grâce à une molette située juste en dessous. Ce petit écran de 2,4 pouces environ offre une interface utilisateur simplifiée qui permet d’accéder directement aux principales fonctions de la tondeuse, sans avoir besoin du smartphone ou de l’application Dreamehome. On peut y démarrer ou arrêter la tonte, consulter le niveau de batterie, modifier le mode de fonctionnement, ou encore lancer une tonte rapide d’une zone spécifique. L’interface est fluide, lisible même en plein jour. C’est un vrai plus au quotidien, notamment lorsqu’on veut lancer une tonte ponctuelle sans sortir son téléphone. Ce petit détail en apparence, très rare dans l’univers des tondeuses autonomes, accentue la sensation de produit premium et améliore clairement l’ergonomie. Sur le terrain, cela permet aussi de récupérer un robot bloqué ou arrêté sans passer par l’application, ce qui peut être pratique pour des utilisateurs moins technophiles, ou si le Wi-Fi n’est momentanément indisponible.

Côté endurance, la Dreame A2 s’appuie sur une batterie lithium de 5 Ah. Le fabricant ne communique pas une autonomie en heures classique, mais indique des surfaces couvertes par tranche de 24 h : environ 1000 m² par jour en mode standard, et jusqu’à 2000 m² par jour en mode « efficacité » (rapide). En pratique, cela signifie que pour une pelouse de 2000 m², la tondeuse mettra environ une journée complète (cycles de tonte et recharges) pour en venir à bout. Si la batterie tombe sous 15 % de charge, l’A2 retourne d’elle-même à sa station pour se recharger complètement avant de reprendre la tonte là où elle s’était arrêtée. La station de base sert de garage de recharge et de point de départ.

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À noter que l’appareil est certifié IPX6 pour sa résistance à l’eau : il tolérera sans problème les arrosages ou averses. Dreame a soigné la maintenance avec un système de lames détachables qui rend le nettoyage et le remplacement faciles et rapides.

Mise en route et utilisation

L’une des promesses clés de la Dreame A2 est la simplicité d’installation : plus besoin d’enterrer un fil périphérique pour délimiter la zone de tonte. Lors de la première utilisation, le robot effectue une cartographie initiale de votre jardin grâce à ses capteurs. Dans le meilleur des cas, il suffit de lancer un cycle de découverte et l’A2 détectera automatiquement les limites de la pelouse (bordures, allées, murs) ainsi que les obstacles fixes. Toutefois, Dreame précise que cette configuration automatique des limites ne fonctionne de manière fiable que si les contours de la pelouse sont bien nets. Et on peut vous confirmer que c’est le cas, l’automatisation ne fonctionne pas encore partout et pour les limites de votre terrain, il faudra encore patienter !

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Du coup, il faudra aider le robot surtout si vous avez un terrain complexe ou peu contrasté (par exemple pelouse au même niveau que des massifs de fleurs sans séparation franche). Une télécommande via l’app permet donc de guider manuellement la tondeuse le long des bordures lors du premier mapping. Ce petit calibrage initial, qui remplace en somme l’installation d’un fil, permet à l’appareil de mémoriser précisément la zone à couvrir. Une fois la carte générée, l’application Dreamehome propose automatiquement un programme de tonte optimisé, que vous pouvez personnaliser ensuite selon vos préférences.

L’appairage et la configuration logicielle passent par l’application mobile Dreamehome, disponible sur smartphone iOS et Android. L’application vous accompagne pas à pas pour connecter la tondeuse au Wi-Fi et l’ajouter à votre « maison connectée » (l’app gère aussi les aspirateurs robot par exemple). On y retrouve l’interface désormais classique des robots domestiques : visualisation de la carte du terrain en 2D/3D, activation manuelle ou programmation d’horaires, et réglages avancés.

La Dreame A2 se distingue par la richesse des options de cartographie multi-zones. On peut en effet diviser le jardin en plusieurs zones virtuelles et définir pour chacune des paramètres spécifiques : hauteur de coupe, fréquence de tonte, direction de passage, etc.. Par exemple, on peut tondre plus fréquemment et plus ras une zone de pelouse d’ornement, et moins souvent une zone servant moins.

L’application permet également de définir des zones interdites (no-go zones) sur la carte – par exemple l’emplacement d’une piscine, d’un potager ou d’un parterre fragile – que le robot évitera évidemment. L’interface de Dreamehome s’avère intuitive et complète à l’utilisation, dans la lignée de ce que la marque propose sur ses aspirateurs robots.

Après la phase de cartographie, la Dreame A2 suit le planning configuré et sort de sa base aux heures prévues pour tondre. Elle adopte un schéma de trajet optimisé en allers-retours en “U” au lieu de parcours aléatoires. Ce pattern méthodique lui permet de couvrir pratiquement toute la surface et d’obtenir une tonte assez uniforme.

Vous pouvez suivre la progression en direct sur l’application, qui indique les zones déjà tondues sur la carte. En cas de besoin, on peut à tout moment interrompre ou démarrer une tonte via le smartphone. La connexion Wi-Fi offre aussi la possibilité de contrôler le robot à distance (y compris hors de chez soi, via le cloud), sinon cela peut aussi se faire via Bluetooth lorsqu’on est proche.

Notons que la Dreame A2 propose en outre un mode “Gardien de jardin” : en dehors des heures de tonte, le robot peut patrouiller ponctuellement sur le terrain et utiliser sa caméra pour surveiller les lieux. Il est possible de consulter le flux vidéo en temps réel dans l’application, et de recevoir des alertes si une présence humaine est détectée. Ce mode de surveillance, bien que gadget pour certains, ajoute une fonction de sécurité bienvenue – votre tondeuse se mue la nuit en vigile silencieux capable de dissuader les intrus par sa simple présence. Bien sûr, ce fonctionnement connecté implique de recharger régulièrement l’appareil et peut consommer un peu de batterie, mais en pratique la Dreame A2 gère intelligemment ses allers-retours à la base pour rester opérationnelle.

Qualité de coupe et efficacité de tonte

Sur notre pelouse entretenue de petite taille (environ 500 m²), la Dreame A2 a délivré une très bonne qualité de coupe. Grâce à son itinéraire en bandes parallèles, elle ne laisse pratiquement aucune zone non tondue ou repousse isolée – un écart notable par rapport aux robots à navigation aléatoire qui comptent sur la répétition des passages pour couvrir le terrain. Ici, dès le premier passage complet, le résultat est homogène.

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La hauteur de coupe motorisée se révèle très pratique : d’une simple pression dans l’appli, nous avons pu passer de 60 mm à 40 mm pour scalper un peu plus une zone de jeu, sans devoir intervenir manuellement sur le robot. Le disque de coupe de 22 cm fait un travail efficace, même dans une herbe moyennement haute (10 cm) : la tondeuse n’étouffe pas et la coupe est franche. Pour une herbe très haute en revanche (non tondue depuis des mois), il faudra sans doute prévoir plusieurs cycles ou une pré-tonte, comme avec n’importe quel robot. L’A2 est plutôt conçue pour un entretien régulier.

Mais alors, l’EdgeMaster tient-il ses promesses ?

Sur des bordures rectilignes (le long d’une allée ou d’un mur), le robot parvient à couper l’herbe à seulement quelques centimètres de l’obstacle, là où la plupart des concurrents laissent une bande de 10-15 cm à finir à la main. Lors de nos observations, il restait effectivement très peu de brins d’herbe le long des bordures rigides, signe que le disque extensible fait son travail. Dreame annonce moins de 5 cm non tondus, et dans les faits on s’approche de ce chiffre, ce qui réduit le travail de finitions manuelles. Sur des contours plus complexes (pieds d’arbres, massifs courbes), la forme circulaire de la tondeuse ne permet pas de tout atteindre, mais l’A2 s’arrête au plus près sans heurter les obstacles, évitant ainsi d’endommager fleurs ou écorces.

En termes de vitesse de tonte, il faut savoir que la Dreame A2 privilégie la précision à la rapidité brute. Sur notre pelouse de test (\~500 m²), elle a mis environ 1 heures pour tout couvrir en mode standard, là où un robot aléatoire pourrait parfois faire moins sur la même surface. Sur de plus grands terrains, le fait qu’elle couvre au maximum 2000 m² par 24 h donne une idée du temps nécessaire. En clair, pour 1500 m², comptez une demi-journée environ; pour 3000 m² (sa limite annoncée), il lui faudra sans doute fonctionner une bonne partie du jour et de la nuit pour tout terminer.

Ce rythme mesuré n’est pas vraiment un problème en soi, car le robot travaille de manière autonome et silencieuse. Mais il faut en avoir conscience : la tonte se fait en continu sur de longues plages horaires. Heureusement, le niveau sonore très contenu (<55 dB) permet de la faire fonctionner y compris en soirée ou tôt le matin sans gêner le voisinage. La nuit, on veillera toutefois à désactiver la tonte si on veut préserver les hérissons et autres animaux nocturnes – même si l’A2 est capable de les détecter, mieux vaut éviter toute interaction inopinée. En journée, la tondeuse peut aisément passer inaperçue tant elle émet peu de bruit, un atout appréciable !

Navigation et comportement face aux obstacles

Le système de détection omnidirectionnel de la Dreame A2 repère la plupart des obstacles bien à l’avance et adapte sa trajectoire en conséquence. Durant nos tests, nous avons délibérément laissé traîner divers objets sur la pelouse : tuyau d’arrosage, jouet d’enfant, chaises de jardin… Dans chaque cas, le robot a ralenti à leur approche puis les a contournés proprement, sans contact.

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Dreame annonce une reconnaissance des objets améliorée capable d’éviter aussi bien le mobilier de jardin, les outils, les jouets oubliés que les animaux sauvages comme les hérissons. Ces affirmations se sont assez bien vérifiées : l’IA identifie des obstacles de toute taille et les évite soigneusement pendant la tonte. Cela préserve autant l’environnement du jardin (ne pas écraser un jouet ou abîmer un parterre) que le matériel lui-même, qui a ainsi moins de risques de se coincer ou de se détériorer. Sur ce point, la Dreame A2 se place clairement en référence, là où des modèles plus basiques se contentent de buter doucement contre les objets puis de changer de direction. Ici, quasiment aucun contact n’est à déplorer, ce qui témoigne de l’efficacité des capteurs !

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En pratique, la tondeuse crée un nuage de points 3D de son environnement et distingue même les petits obstacles comme une pomme de pin ou une petite branche. Si l’objet est jugé insignifiant ou assez bas pour passer sous le châssis, elle pourra éventuellement passer dessus sans danger. En revanche, si c’est un obstacle volumineux ou potentiellement dangereux pour les lames (grosse branche, jouet dur), elle le contournera.

Sa capacité à reconnaître les animaux domestiques est également rassurante : le chat de la maison n’a pas eu à se plaindre du robot, celui-ci s’arrêtant ou changeant de trajectoire bien avant toute collision. Pour les petits animaux comme les hérissons, difficiles à repérer pour les anciennes générations de tondeuses automatiques, l’A2 marque là un vrai progrès en termes de sécurité de la faune. Dreame précise que l’appareil continue d’améliorer ses algorithmes de détection via des mises à jour OTA, afin d’élargir encore la panoplie d’objets reconnus. Cela laisse entrevoir une marge d’évolution et de perfectionnement au fil du temps.

Sur un terrain accidenté ou irrégulier, la Dreame A2 se comporte honorablement. Ses roues motrices à crampons offrent une bonne adhérence, et nous ne l’avons jamais vue patiner sauf sur un sol boueux ou très humide. Les pentes avoisinant 30° (soit \~58 %) sont restées théoriquement hors de portée – la limite est 26,5° – mais jusqu’à 25° environ elle grimpe sans difficulté apparente. Le fait d’avoir le poids du moteur directement dans les roues (moteur de moyeu) améliore la traction. Si jamais la pente est trop forte ou glissante, le robot le détecte (via son accéléromètre/capteur d’inclinaison) et renonce à monter davantage pour éviter de déraper.

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Il n’y a pas de système de blocage si ce n’est un arrêt des lames en cas de soulèvement important, comme sur la plupart des tondeuses robots (mesure de sécurité classique). Globalement, la trajectoire en U reste bien tenue et le recouvrement des bandes de tonte demeure correct.

Ecosystème et intégration

En tant qu’équipement de la maison connectée, la Dreame A2 s’inscrit dans un écosystème plus large. L’application mobile, cœur du pilotage, est disponible sur Android et iOS. Durant notre test, nous avons pu l’intégrer sans peine dans notre installation domotique existante. La tondeuse se connecte au réseau Wi-Fi (attention, 2,4 GHz uniquement) de votre domicile pour assurer la liaison cloud et le contrôle à distance. Cela implique de disposer d’une bonne couverture Wi-Fi jusque dans le jardin ou du moins jusqu’à la base de charge (à placer idéalement non loin de la maison). Aucune incompatibilité majeure à signaler avec les routeurs courants. Une fois connectée, la Dreame A2 peut recevoir des commandes vocales indirectement : la compatibilité avec les assistants vocaux n’est pas mise en avant officiellement, mais via l’app on peut créer des automatisations ou utiliser des plateformes comme Alexa ou Google Assistant pour lancer/arrêter la tonte en liant son compte Dreame. Par exemple, en configurant une routine Alexa, on peut dire « Alexa, démarre la tondeuse » pour qu’elle sorte de sa base et démarre la tonte.

Pour les plus technophiles, l’intégration à des systèmes domotiques DIY comme Home Assistant est un sujet important. La communauté s’est déjà penchée sur le cas de la Dreame A1 (prédécesseur de l’A2) pour l’interfacer via des API tierces, et nul doute que l’A2 finira par être prise en charge de manière officieuse. Officiellement en revanche, il n’existe pas d’API ouverte ni de connectivité autre que via l’application Dreamehome. Il n’est pas possible, par exemple, de la brancher directement sur un système Apple HomeKit ou Jeedom sans passer par des solutions bricolées. La compatibilité se limite donc à l’app mobile et éventuellement aux assistants vocaux via le cloud. C’est le cas de la plupart des robots tondeuses connectés actuels, Husqvarna mis à part avec son API Automower intégrée à certains hubs domotiques. On espère que Dreame ouvrira un peu son écosystème à l’avenir, mais pour l’utilisateur lambda, l’application propriétaire suffit amplement et offre déjà toutes les fonctionnalités attendues.

Un point notable : l’application envoie des notifications en temps réel pour divers événements – par exemple si le robot est bloqué, si quelqu’un l’a soulevé ou si la tonte est terminée. Elle peut aussi, si on active le mode gardien, notifier une détection de mouvement humain dans le jardin. De quoi intégrer la tondeuse dans un scénario de sécurité du domicile, même si cela reste un usage annexe. En termes d’écosystème, Dreame commercialise également un abri (garage) optionnel adapté aux modèles A1/A2, pour les protéger des intempéries. L’abri en question s’intègre bien esthétiquement, mais n’est pas indispensable vu la certification IPX6 de l’appareil.

Beaucoup de positif et un peu de négatif

Le système de navigation sans fil périmétrique de la Dreame A2 est un immense gain de temps et de flexibilité : plus besoin d’installer ni de réparer de câble, la tondeuse cartographie intelligemment le jardin en 3D. Sa panoplie de capteurs (LiDAR, caméra, IA) lui confère une perception du terrain précise. Elle offre une coupe de qualité, uniforme et soignée, y compris le long des bordures grâce à EdgeMaster. Son agilité sur les pentes (50 %) et sa capacité à éviter les petits obstacles et animaux en font une alliée de confiance pour tous les types de jardins.

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On apprécie également le soin apporté à l’application mobile et aux fonctionnalités connectées : multi-zones, réglage de hauteur à distance, programmation, sans oublier le mode surveillance. Le tout dans un fonctionnement relativement silencieux et discret, qui permet de tondre à presque n’importe quel moment de la journée sans trop de nuisances.

Cependant, quelques points négatifs ou du moins limites méritent d’être signalés. Le premier frein est sans surprise le prix élevé : à près de 2800 €, la Dreame A2 se destine à une clientèle prête à investir ! À ce niveau de budget, on est en droit d’exiger l’excellence, et si l’appareil est globalement performant, il reste un produit de première génération sur certains aspects. Par exemple, la configuration automatique des limites nécessite une intervention manuelle, l’installation n’est donc pas toujours aussi “plug and play” qu’espéré.

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De même, la vitesse de tonte modérée pourra étonner ceux qui découvrent les robots à navigation méthodique : l’A2 met du temps pour couvrir de grandes surfaces (elle peut fonctionner une bonne partie de la journée sur 2000 m²) et sa stratégie prudente entraîne parfois des retours multiples sur certaines zones difficiles, rallongeant le cycle. Cela ne pose pas de problème si on la laisse faire en arrière-plan, mais il faut accepter que la tonte ne soit pas bouclée en une heure.

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Enfin, la Dreame A2 pourra demander un entretien un peu plus suivi : il faudra veiller à garder le capteur LiDAR et l’objectif de la caméra propres pour une performance optimale, là où un robot plus simple se contente d’un coup de jet d’eau occasionnel.

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Notre avis

Dreame signe avec l’A2 un coup d’éclat dans l’univers des robots de jardin : une machine robuste, intelligente, et pionnière sur plusieurs fonctionnalités, qui vient bousculer les acteurs historiques. Reste à voir comment cette belle promesse se comportera sur la durée – fiabilité, maintenance du software, service après-vente – mais d’après notre retour, la Dreame A2 a de solides atouts pour s’imposer comme une référence du segment premium des tondeuses autonomes. Si vous en avez les moyens, elle représente un choix de premier plan pour déléguer votre corvée de tonte et obtenir un jardin toujours impeccable.
Note : 9  /  10

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