Test

[Test] FIFA 16

Notre avis
8 / 10

Par Henri le

Après un FIFA 2015 décevant, Electronic Arts se devait de redresser la barre en ajustant son gameplay, et en affichant de vraies nouveautés. Et la franchise ne s’est pas laissée marcher sur les baskets.

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Si les simulations de football sont particulièrement lucratives pour l’industrie du jeu, elles placent les développeurs dans une position délicate. La sortie d’une nouvelle itération allant de pair avec la nécessité de constamment ajouter des nouveautés. C’est le cas de FIFA, qui a réussi une remontée spectaculaire dans le coeur des joueurs depuis le premier épisode sur last-gen.

FIFA 15 semblait cependant montrer des signes de faiblesse. Malgré une plastique superbe, que l’on retrouve dans le 16 (à quelques détails près), ce dernier opus pêchait parfois à cause d’un gameplay déséquilibré, qui donnait trop raison à l’attaque et à la performance individuelle. Phénomène symptomatique de ce problème : dès l’engagement, il était possible de partir du rond central, de dribbler les joueurs adverses et de tenter sa chance à l’entrée de la surface de réparation. C’était certes l’exemple le plus extrême du problème, mais on pouvait y ajouter une gestion hasardeuse des gardiens ou la trop grande vitesse des joueurs stars (Ronaldo et Giovinco, elle est pour vous celle-là).

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C’est donc avant tout sur le terrain que ce FIFA 2016 devait convaincre. Cette année, la simulation d’EA a clairement décidé de renforcer l’aspect défensif du soft. Les attaquants sont légèrement moins rapides, et il est plus facile de les intercepter. Cela a pour incidence de réduire drastiquement l’efficacité des longues passes aériennes, si omniprésentes dans le jeu en ligne. Mais ce n’est pas tout, on remarque que les tacles glissés bénéficient d’une plus longue portée, alors que rater un tacle debout n’est plus complètement rédhibitoire. Il est parfois possible de tenter deux prises de balle d’affilée, en se relevant rapidement, ce qui oblige les assaillants à bien dribbler ou à lâcher le cuir.

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L’IA a également profité de ce rééquilibrage, et a tendance a rapidement dégager les ballons dangereux, sans qu’une vraie commande n’ait été effectuée. Cette “automatisation” de l’intelligence artificielle est plaisante, même si certaines actions inutiles (tacles, contrôles aériens orientés…) peuvent mener à des CSC parfois rageants. Hélas, l’arbitrage est toujours aussi sévère, et il n’est pas rare de se voir infliger un penalty sans aucune intention de faute. Un désagrément dû à un moteur physique poussé, qui aime voir les footballeurs mordre le gazon. Il suffira d’arriver un peu vite sur un adversaire pour le voir effectuer trois roulades par terre. Et je vous assure que je ne suis pas un boucher.

Les gardiens sont plus durs à tromper (un des principaux problèmes de PES 2016), et profitent logiquement de ces meilleures défenses, malgré quelques bourdes lors des chocs aériens. Ce dernier rempart, plus étanche, nous incite à tenter des frappes. C’est notamment le cas contre l’ordinateur, qui a encore la fâcheuse habitude d’enclencher une ennuyeuse passe à dix, forçant le joueur à courir parfois dix minutes (en jeu) après le ballon. On note cependant un surplus d’inspiration à l’avant, qui devrait étonner ceux qui jouent en “Champion” ou “Légende”. Les écarts de score sont naturellement moins grands, et il est plus difficile de revenir à la marque si on débute mal un match.

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