Test

Test : Gran Turismo 5

Par Rédacteur Invité le

On ne va pas vous le cacher : lorsque l’on a arraché Gran Turismo 5 de son boîtier, à la rédaction, on est resté dubitatifs devant la galette 5 bonnes minutes. Comprenez-nous : depuis des mois, Sony jouait avec nos nerfs, et était à 2 doigts de faire passer son jeu pour le Duke Nukem Forever du 21ème siècle… Enfin, l’attente à finalement pris fin, et nous avons pu tester le jeu en long, en large et en travers des heures durant. Verdict !

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Il était temps : Polyphony Digital s’est finalement décidé, après des années passées à nous teaser, et après un Gran Turimo : Prologue certes efficace mais plutôt qualifié -à raison- de démo payante par les joueurs, à lâcher son Gran Turismo 5. 5 comme 5 années de développement, serions-nous tentés de dire. Et justement, ont-elles vraiment été mises à profit, ces années passées à peaufiner « les moindres détails du jeu » dixit Kazunori Yamauchi ? En toute honnêteté, nous serions tenté de répondre par la négative. Déjà parce qu’il est difficile d’imaginer que les développeurs n’aient pas eu la décence de corriger les failles redondantes des précédents volets, pourtant pointées du doigt maintes et maintes fois, aussi bien par les gamers que par la presse spécialisée. Gestion des dégâts à pleurer de rire, I.A. souvent dans les fraises, gestion de la météo parfois loufoque, ect. C’est d’ailleurs complètement irréaliste de prendre le pad en main et de constater non seulement qu’il faudra franchement y aller sur la pédale pour voir apparaître les premiers dégâts sur son véhicule (Premium uniquement d’ailleurs, mais je reviendrais plus bas sur cet autre écueil), mais qu’en plus de ça, il est toujours possible de s’appuyer comme un bourrin de première sur les voitures adverses (de toutes façon bien peu entreprenantes en général) et sur les barrières délimitant la piste pour négocier plus rapidement ses virages. Pour ne rien arranger, cette fois, on a également droit à des véhicules séparés en 2 classes : une classe Premium, renfermant des montures modélisées à la perfection, bénéficiant de la gestion des dégâts et d’une vue intérieure bluffante, et une classe Standard, nettement moins reluisante, n’ayant droit ni à la gestion des dégâts, ni la modélisation « de luxe » (on a pour tout vous dire l’impression de se retrouver face à des versions polishées des véhicules de GT 4), et encore moins à une vue interne. Quand on sait qu’environ 200 véhicules sont estampillés Premium et que plus de 800 sont marqués comme Standard, on aurait presque envie de lâcher un petit rire nerveux. Et de la même façon, la partie customisation plastique ne sera là encore véritablement intéressante que sur les véhicules Premium, jouissant par exemple de coques secondaires, de jantes supplémentaires, ect. Bon…

Mais n’allons pas directement placer le jeu au bucher. Il offre à côté de ces quelques aberrations un mode Carrière une fois n’est pas coutume bien rempli, décliné sur des épreuves A-Spec (classiques, où vous contrôlez votre véhicule) et B-Spec, qui vous proposeront là de former des pilotes, et de leur donner des ordres en pleine course (freine, accélère, sort toi les doigts, ect…) tout en prenant garde de ne pas faire grimper en flèche leur agressivité et de faire flancher leur concentration. Tout un programme. Dans le but bien entendu de leur faire gravir doucement mais surement les marches qui les mèneront vers la gloire. Pour en revenir aux épreuves A-Spec, vous ne serez pas étonné d’apprendre qu’elles reposent une fois de plus sur l’acquisition de permis, toujours obligatoires pour avancer dans le jeu (mais moins importants). Toujours construits selon le même squelette (5 permis de 10 épreuves), ils sont cette fois épaulés par un système d’expérience, qui déterminera vos autorisations d’entrée à la fois chez certains concessionnaires, mais également au sein de certaines courses. Concrètement, rien de révolutionnaire : vous enchainez les championnats, remportez une caisse, la boostez un peu, et en prenez le volant pour enquiller sur le championnat qui suit, et ce jusqu’à ce que vous amassiez assez de crédits pour commencer à gérer votre garage comme vous l’entendez. Là où Polyphony Digital a bien négocié son virage si je puis dire, c’est en implantant des épreuves spéciales, qui vous permettront de disputer des courses de Nascar, de rallye (bof par contre niveau sensations de conduites pour celles-ci), de karting, de modèles spéciaux préparés, et j’en passe. De quoi vous changer efficacement de la routine des championnats plus classiques en somme. Et puis, si tout ce programme ne vous suffisait pas encore, un mode de jeu en ligne a été mis en place. Pour le moment peu convaincant, s’il permet d’organiser des courses à 16 participants, il pèche par contre par ses temps de chargement très lourds, qui en décourageront plus d’un… En parlant de temps de chargement justement, j’espère pour vous que vous en êtes dotés, puisque même une fois le jeu installé sur votre disque dur, vous allez devoir patienter de longues secondes avant chaque course avant d’être en mesure de presser la pédale d’accélération. Passons également rapidement sur l’inébranlable mode Arcade, qui vous proposera en plus de nombreuses courses simples qu’il vous sera possible d’effectuer à 2 joueurs en écran splitté, mais aussi sur le fameux (fumeux plutôt…) éditeur de pistes, assisté comme c’est pas permis, qui découragera en quelques minutes les plus créatifs, et qui figure au final on ne sait pas trop pourquoi sur la galette du jeu. Mais pourquoi pas, après tout…

Mais je vous vois vous agacer. Oui, je vais traiter le point épineux du gameplay. Inutile de faire durer le suspense des heures durant. Gran Turismo 5 propose toujours cette prise en main si spéciale, qui mélange sans aucun complexe arcade et simulation, et qui a été calquée en grande partie sur le volet Prologue. Pour faire simple, si pour ma part j’avoue avoir ressenti quelques différences au niveau de la gestion du freinage des véhicules, pour le reste, je n’ai pour ainsi dire pas été bouleversé. On avance en terrain conquis, et les novices y trouveront sans doute leur compte grâce à la relative tolérance vis-à-vis des erreurs de pilotage en course, tandis que les joueurs plus chevronnés ne perdront pas de temps pour sortir le volant du placard, désactiver les quelques aides au pilotage intégrées, et se lancer dans des réglages pointilleux, qui changeront du tout au tout le comportement des véhicules. En plus de ça, cette fois, la gestion du transfert de masse à vraiment été optimisé comme il se doit, et on pourra d’ailleurs le vérifier à chaque prise de virage un peu trop serré, ou à chaque freinage de dernière minute. Du beau boulot sur ce pan, c’est indéniable. Alors de l’arcade, oui, mais pas trop non plus… Et que serais Gran Turismo 5 sans sa plastique irréprochable ? Je vous le demande. Longtemps défini comme le mètre étalon graphiquement parlant, chaque nouvel épisode de Gran Turismo éblouissait par sa façon de faire cracher les tripes de la bécane sur laquelle il débarquait. Enfin, ça, c’était il y a quelques années encore, car cette fois, si Gran Turismo 5 n’a pas à rougir face à la concurrence sur le sujet, il ne peut pas vraiment non plus se pavaner. La faute à une modélisation des véhicules bien trop inégale, à des dégâts réservés uniquement à une certaine catégorie de véhicules ou bien encore à l’apparition aléatoire sur les circuits de textures mal finalisées, d’un public immobile et sans relief et d’ombres à l’aliasing très prononcé. C’est beau, et c’est à certain moment même très beau, mais c’est tout de même en dessous de ce qu’on était en droit d’espérer après autant d’annonces fracassantes de la part de l’équipe de développement sur le sujet. Annonces bien souvent tenues à moitié seulement… Et ce n’est pas la compatibilité du jeu à la 3D (720p max…) qui viendra nous faire oublier tous ces écueils frustrants…

Si il y a quelques années encore, il était impensable d’imaginer la série Gran Turismo inquiétée par la concurrence, il est clair que ces derniers temps, la donne a changé. Alors oui, effectivement, Gran Turismo 5 se classe sans aucun souci dans le trio de tête des jeux de voitures sur Playstation 3. Mais après autant d’attente, il est clair que nous étions en droit d’espérer un peu plus, notamment en terme d’I.A et de gestion des dégâts. Toujours est-il que si Polyphony Digital a encore une fois rempli son contrat, il ne l’a pas tout à fait rempli comme on l’espérait. Et mine de rien, ça fait quand même une différence…

Le verdict ?


Que signifie cette pastille ?

Les +
Une prise en main toujours aussi efficace
Des épreuves spéciales bien trouvées
Plus de 1000 véhicules quand même
La pléthore de réglages disponible est bluffante (une fois de plus…)

Les –
Des modèles Standard et Premium ? O RLY ?
Gestion des dégâts toujours aussi perfectible
Une I.A toujours aussi sage et prévisible
Un mode de jeu en ligne encore perfectible
Des temps de chargement immondes, même une fois le jeu installé…

On ne va pas vous le cacher : lorsque l’on a arraché Gran Turismo 5 de son boîtier, à la rédaction, on est resté dubitatifs devant la galette 5 bonnes minutes. Comprenez-nous : depuis des mois, Sony jouait avec nos nerfs, et était à 2 doigts de faire passer son jeu pour le Duke Nukem Forever du 21ème siècle… Enfin, l’attente à finalement pris fin, et nous avons pu tester le jeu en long, en large et en travers des heures durant. Verdict !

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Il était temps : Polyphony Digital s’est finalement décidé, après des années passées à nous teaser, et après un Gran Turimo : Prologue certes efficace mais plutôt qualifié -à raison- de démo payante par les joueurs, à lâcher son Gran Turismo 5. 5 comme 5 années de développement, serions-nous tentés de dire. Et justement, ont-elles vraiment été mises à profit, ces années passées à peaufiner « les moindres détails du jeu » dixit Kazunori Yamauchi ? En toute honnêteté, nous serions tenté de répondre par la négative. Déjà parce qu’il est difficile d’imaginer que les développeurs n’aient pas eu la décence de corriger les failles redondantes des précédents volets, pourtant pointées du doigt maintes et maintes fois, aussi bien par les gamers que par la presse spécialisée. Gestion des dégâts à pleurer de rire, I.A. souvent dans les fraises, gestion de la météo parfois loufoque, ect. C’est d’ailleurs complètement irréaliste de prendre le pad en main et de constater non seulement qu’il faudra franchement y aller sur la pédale pour voir apparaître les premiers dégâts sur son véhicule (Premium uniquement d’ailleurs, mais je reviendrais plus bas sur cet autre écueil), mais qu’en plus de ça, il est toujours possible de s’appuyer comme un bourrin de première sur les voitures adverses (de toutes façon bien peu entreprenantes en général) et sur les barrières délimitant la piste pour négocier plus rapidement ses virages. Pour ne rien arranger, cette fois, on a également droit à des véhicules séparés en 2 classes : une classe Premium, renfermant des montures modélisées à la perfection, bénéficiant de la gestion des dégâts et d’une vue intérieure bluffante, et une classe Standard, nettement moins reluisante, n’ayant droit ni à la gestion des dégâts, ni la modélisation « de luxe » (on a pour tout vous dire l’impression de se retrouver face à des versions polishées des véhicules de GT 4), et encore moins à une vue interne. Quand on sait qu’environ 200 véhicules sont estampillés Premium et que plus de 800 sont marqués comme Standard, on aurait presque envie de lâcher un petit rire nerveux. Et de la même façon, la partie customisation plastique ne sera là encore véritablement intéressante que sur les véhicules Premium, jouissant par exemple de coques secondaires, de jantes supplémentaires, ect. Bon…

Mais n’allons pas directement placer le jeu au bucher. Il offre à côté de ces quelques aberrations un mode Carrière une fois n’est pas coutume bien rempli, décliné sur des épreuves A-Spec (classiques, où vous contrôlez votre véhicule) et B-Spec, qui vous proposeront là de former des pilotes, et de leur donner des ordres en pleine course (freine, accélère, sort toi les doigts, ect…) tout en prenant garde de ne pas faire grimper en flèche leur agressivité et de faire flancher leur concentration. Tout un programme. Dans le but bien entendu de leur faire gravir doucement mais surement les marches qui les mèneront vers la gloire. Pour en revenir aux épreuves A-Spec, vous ne serez pas étonné d’apprendre qu’elles reposent une fois de plus sur l’acquisition de permis, toujours obligatoires pour avancer dans le jeu (mais moins importants). Toujours construits selon le même squelette (5 permis de 10 épreuves), ils sont cette fois épaulés par un système d’expérience, qui déterminera vos autorisations d’entrée à la fois chez certains concessionnaires, mais également au sein de certaines courses. Concrètement, rien de révolutionnaire : vous enchainez les championnats, remportez une caisse, la boostez un peu, et en prenez le volant pour enquiller sur le championnat qui suit, et ce jusqu’à ce que vous amassiez assez de crédits pour commencer à gérer votre garage comme vous l’entendez. Là où Polyphony Digital a bien négocié son virage si je puis dire, c’est en implantant des épreuves spéciales, qui vous permettront de disputer des courses de Nascar, de rallye (bof par contre niveau sensations de conduites pour celles-ci), de karting, de modèles spéciaux préparés, et j’en passe. De quoi vous changer efficacement de la routine des championnats plus classiques en somme. Et puis, si tout ce programme ne vous suffisait pas encore, un mode de jeu en ligne a été mis en place. Pour le moment peu convaincant, s’il permet d’organiser des courses à 16 participants, il pèche par contre par ses temps de chargement très lourds, qui en décourageront plus d’un… En parlant de temps de chargement justement, j’espère pour vous que vous en êtes dotés, puisque même une fois le jeu installé sur votre disque dur, vous allez devoir patienter de longues secondes avant chaque course avant d’être en mesure de presser la pédale d’accélération. Passons également rapidement sur l’inébranlable mode Arcade, qui vous proposera en plus de nombreuses courses simples qu’il vous sera possible d’effectuer à 2 joueurs en écran splitté, mais aussi sur le fameux (fumeux plutôt…) éditeur de pistes, assisté comme c’est pas permis, qui découragera en quelques minutes les plus créatifs, et qui figure au final on ne sait pas trop pourquoi sur la galette du jeu. Mais pourquoi pas, après tout…

Mais je vous vois vous agacer. Oui, je vais traiter le point épineux du gameplay. Inutile de faire durer le suspense des heures durant. Gran Turismo 5 propose toujours cette prise en main si spéciale, qui mélange sans aucun complexe arcade et simulation, et qui a été calquée en grande partie sur le volet Prologue. Pour faire simple, si pour ma part j’avoue avoir ressenti quelques différences au niveau de la gestion du freinage des véhicules, pour le reste, je n’ai pour ainsi dire pas été bouleversé. On avance en terrain conquis, et les novices y trouveront sans doute leur compte grâce à la relative tolérance vis-à-vis des erreurs de pilotage en course, tandis que les joueurs plus chevronnés ne perdront pas de temps pour sortir le volant du placard, désactiver les quelques aides au pilotage intégrées, et se lancer dans des réglages pointilleux, qui changeront du tout au tout le comportement des véhicules. En plus de ça, cette fois, la gestion du transfert de masse à vraiment été optimisé comme il se doit, et on pourra d’ailleurs le vérifier à chaque prise de virage un peu trop serré, ou à chaque freinage de dernière minute. Du beau boulot sur ce pan, c’est indéniable. Alors de l’arcade, oui, mais pas trop non plus… Et que serais Gran Turismo 5 sans sa plastique irréprochable ? Je vous le demande. Longtemps défini comme le mètre étalon graphiquement parlant, chaque nouvel épisode de Gran Turismo éblouissait par sa façon de faire cracher les tripes de la bécane sur laquelle il débarquait. Enfin, ça, c’était il y a quelques années encore, car cette fois, si Gran Turismo 5 n’a pas à rougir face à la concurrence sur le sujet, il ne peut pas vraiment non plus se pavaner. La faute à une modélisation des véhicules bien trop inégale, à des dégâts réservés uniquement à une certaine catégorie de véhicules ou bien encore à l’apparition aléatoire sur les circuits de textures mal finalisées, d’un public immobile et sans relief et d’ombres à l’aliasing très prononcé. C’est beau, et c’est à certain moment même très beau, mais c’est tout de même en dessous de ce qu’on était en droit d’espérer après autant d’annonces fracassantes de la part de l’équipe de développement sur le sujet. Annonces bien souvent tenues à moitié seulement… Et ce n’est pas la compatibilité du jeu à la 3D (720p max…) qui viendra nous faire oublier tous ces écueils frustrants…

Si il y a quelques années encore, il était impensable d’imaginer la série Gran Turismo inquiétée par la concurrence, il est clair que ces derniers temps, la donne a changé. Alors oui, effectivement, Gran Turismo 5 se classe sans aucun souci dans le trio de tête des jeux de voitures sur Playstation 3. Mais après autant d’attente, il est clair que nous étions en droit d’espérer un peu plus, notamment en terme d’I.A et de gestion des dégâts. Toujours est-il que si Polyphony Digital a encore une fois rempli son contrat, il ne l’a pas tout à fait rempli comme on l’espérait. Et mine de rien, ça fait quand même une différence…

Le verdict ?


Que signifie cette pastille ?

Les +
Une prise en main toujours aussi efficace
Des épreuves spéciales bien trouvées
Plus de 1000 véhicules quand même
La pléthore de réglages disponible est bluffante (une fois de plus…)

Les –
Des modèles Standard et Premium ? O RLY ?
Gestion des dégâts toujours aussi perfectible
Une I.A toujours aussi sage et prévisible
Un mode de jeu en ligne encore perfectible
Des temps de chargement immondes, même une fois le jeu installé…