Test

[Test] Hatred : Pas vraiment une tuerie

Notre avis
5 / 10

Par Henri le

Après l’excellent The Witcher III, les développeurs polonais sont à nouveau sur le devant de la scène avec Hatred, un jeu qui fait polémique depuis l’annonce de son arrivée sur Steam. Mais la violence ne fait pas tout.

Hatred2

Avant même de tester Hatred, force est de constater que le studio Destructive Creations a réussi son coup : faire connaitre au plus grand nombre un petit shooter en vue isométrique, destiné à quelques milliers d’amateur. Le titre est même arrivé en tête des ventes sur Steam, dépassant The Witcher 3 et Grand Theft Auto V pendant un court instant. Sous couvert de vouloir dénoncer le politiquement correct de l’industrie vidéoludique, la croisade « purificatrice » proposée dans Hatred laisse un gout amer dans la bouche.

Tout ne commençait pourtant pas si mal. Et si, malgré sa morale plus que douteuse, Hatred était un jeu amusant ? La première heure fait d’ailleurs écran aux défauts dont nous parlerons par la suite. Malgré un parti pris esthétique assez sombre, le jeu est beau et fait honneur à l’Unreal Engine 4, qui s’adapte décidément à tous les genres. La destruction des environnements est extrêmement poussée, et tire agréablement parti de la technologie PhysX de Nvidia. Les échanges de coups de feu avec les civils armés et la police proposent quelques bonnes phases d’action, et les deux premiers niveaux s’enchaînent sans déplaisir.

Hatred_Store

Mais les choses se compliquent sérieusement lorsque vos opposants arrivent en nombre, et sont mieux armés. On subit alors les tirs sans savoir précisément d’où ils viennent, ce qui est particulièrement rageant puisque le jeu demande de recommencer l’intégralité du niveau en cas de décès (à moins d’avoir des vies supplémentaires). Il est possible de viser avec plus de précision, ce qui laisse entrevoir l’intérieur des bâtiments, mais l’angle de la caméra écrase le protagoniste et n’arrange rien. Une gêne que l’on aurait pu oublier si le titre de Destructive Creations n’était pas si redondant.