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[Test] Mass Effect Andromeda : Si proche des étoiles [PC, PS4, XBO]

Notre avis
7 / 10
Jeux-Video

Par Pierre le

Le premier contact de Mass Effect Andromeda avec le grand public n’a pas été des plus tranquilles. Lorsque les vidéos de gameplay ont commencé à sortir sur Internet, les joueurs ont raillé le jeu pour ses animations curieuses, ses dialogues étrangement enregistrés et ses animations faciales qui peinent à arriver au niveau du premier Mass Effect (2007). C’est à en oublier qu’il existe un jeu derrière tous ces memes, et un bon jeu, qui plus est.

Vous êtes le Pionnier, dernier espoir de la colonisation d’Andromède

Jet d’initiative

En 2185, soit entre Mass Effect 1 et 2, le projet Initiative est mis en branle par un riche investisseur de la Terre. Le but de l’opération est d’envoyer une mission de colonisation inter-espèces dans la galaxie d’Andromède, à 2,5 millions d’années lumières de la voie lactée. Plusieurs arches sont envoyées à travers l’abîme pour un voyage de plus de 600 ans. Ryder, c’est-à-dire le joueur, devra faire face à différents problèmes, et ce à peine sorti de son sac congélation. Les planètes censées accueillir les colons se montrent plus proches de l’enfer que du paradis, l’espèce alien locale est du genre à tirer avant de discuter et de fortes dissensions agitent les éclaireurs, partis plusieurs mois avant vous. En clair, c’est le bazar et c’est à vous de régler tous les problèmes.

L’écriture a toujours été la grande force de Bioware (à quelques exceptions près comme Dragon Age 2). Le développeur canadien se montre à la hauteur de sa réputation avec une nouvelle histoire bien ficelée, quoique moins prenante que celle de la trilogie Mass Effect. Un soin tout particulier est apporté au contexte de la colonisation, chaque quête (secondaire ou non) mettant en lumière un aspect du projet. De même, les scénaristes de Bioware arrivent à retranscrire parfaitement ce saut dans l’inconnu lointain que représente un voyage dans une autre galaxie. On regrettera tout de même des personnages secondaires un peu en deçà des précédents volets (mais toujours intéressants) et des enjeux qui prennent énormément de temps à se placer sur l’échiquier galactique. L’histoire d’Andromeda récompense avant tout les plus curieux en disséminant la plupart des informations dans les quêtes secondaires ou des objets à lire par-ci par-là. Néanmoins, on sent que l’univers arrive à bout de souffle et qu’il pourrait ne rien n’apporter de plus passé cet Andromeda.

Comme dans les précédents volets, vous incarnez un personnage prédéfini, mais vous pouvez changer son apparence

L’effet Dragon Age

Bioware s’est toujours basé sur la même formule pour construire ses jeux. Une formule qui s’est vue chamboulée avec un Dragon Age Inquisition de haute volée. Des zones ouvertes ont remplacé les HUB étroits et chaque aire de jeu est alors devenue une mine à quêtes secondaires. Pour Andromeda, Bioware a repris la même formule pour l’appliquer à l’univers de Mass Effect. Plusieurs planètes (magnifiques, disons-le) sont ainsi ouvertes à l’exploration, au joueur ensuite d’y faire ce que bon lui semble (accomplir des quêtes secondaires, miner, se débattre avec d’affreuses phases de plate-forme…).

Chaque planète propose un environnement différent et magnifique

Si Andromeda nous fait visiter moins de planètes que les précédents volets, le jeu prend soin de toutes les rendre intéressantes à explorer, en véhicule ou à pied. Nous sommes loin des cailloux vides du premier jeu sorti en 2007, puisque chaque zone grouille de petits secrets à découvrir. Des planètes disposant chacune d’une identité visuelle forte et d’une histoire propre à découvrir… ou non. Le joueur retrouve ainsi les sensations grisantes du troisième Dragon Age, où l’exploration se mêlait à un fil rouge scénaristique toujours très bien tenu. Seul regret de cet aspect open world, les combats se veulent moins tactiques, plus rentre-dedans. Une suite logique dans une série qui s’est tournée vers l’action pure dès le deuxième épisode.

Entre ces phases d’explorations, le jeu revient à ce qui faisait l’identité des trois premiers volets, c’est-à-dire des HUB labyrinthiques et grouillant de vie. Par exemple, le Nexus, sorte de Citadelle 2.0, nous rappelle furieusement les longues heures passées à arpenter les couloirs froids et immaculés de la station spatiale de la première trilogie.

Le NOMAD vous permet de vous déplacer dans ces immenses zones ouvertes

Andromeda est grand. Andromeda est riche, aussi bien en termes d’exploration qu’en termes de scénario.