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Test : No More Heroes : Heroes’ Paradise

Par Rédacteur Invité le

L’une des plus belles réussites de la Wii, menée par un Suda 51 au top de sa forme, se décide à revenir quelques années plus tard sur la console de salon Sony. Exit la Wiimote, faites place à une compatibilité PS Move plutôt bien amenée, et à des graphismes HD nettement plus chatoyants. Après avoir […]

L’une des plus belles réussites de la Wii, menée par un Suda 51 au top de sa forme, se décide à revenir quelques années plus tard sur la console de salon Sony. Exit la Wiimote, faites place à une compatibilité PS Move plutôt bien amenée, et à des graphismes HD nettement plus chatoyants.



Après avoir réussi à séduire les joueurs sur la console de Nintendo, le volet fondateur de la série No More Heroes s’offre un dernier tour de piste sur Playstation 3. Pourtant, depuis, la série de Goichi Suda a hérité d’un second volet (là encore, exclusif à la Wii), qui a su gommer les (quelques) défauts de son prédécesseurs. Mais aussi étonnant que ça puisse paraître, le retour en arrière proposé ici ne déstabilise pas plus que ça. Sans doute grâce à la nouvelle compatibilité PS Move implantée, offrant un rendu bien plus probant que celui sorti par la Wiimote. Mais inutile d’aller trop vite en besogne. Car No More Heroes : Heroes’ Paradise est un jeu très particulier, qui nécessite au moins quelques explications au niveau de son scénario. Débarqué dans la peau de Travis Touchdown (ça ne s’invente pas…), vous allez être amené à devoir faire mordre la poussière aux 10 assassins (enchaînant avec brio les clichés et les références aux mangas, comics, et j’en passe) vous empêchant de prendre la place de numéro 1 dans le milieu. Et ce “à cause” d’une donzelle au charme indéniable, ayant réussi à faire tourner la tête de notre héros de pacotille. Vous voilà donc, sabre laser en main, prêt à vous frotter le temps de quelques heures à des affrontements sanglants. Mais n’allez pas croire que Grasshopper Manufacture s’est contenté de mimer le concept de Shadow of the Colossus. Car il ne sera pas question ici d’aligner les versus. Entre temps, vous devrez réussir à vous frayer un chemin jusqu’à l’assassin ciblé, et éliminer à chaque fois ses nombreux sbires. Pour ce faire, vous devrez vous accommoder d’un gameplay déstabilisant (mais loin d’être désuet), qui vous imposera de placer un “finish” en bonne et due forme à chaque adversaire pour le faire disparaître dans une dernière giclée d’hémoglobine. Pour faire simple, il vous faudra dans un premier temps réduire la barre de vie de vos adversaires à zéro, avant de devoir effectuer au PS Move (ou au pad classique, le jeu étant évidemment jouable à la DualShock) un rapide mouvement amorçant le-dit finish.

Si le tableau semblait idyllique, c’était sans compter sur la manie de Suda 51 à vouloir à chaque fois en faire trop. Ainsi, entre ces phases d’affrontements, il vous faudra écumer les rues de votre ville, à la recherche de jobs d’appoint permettant de financer votre prochaine exécution. Si les mini-jeux en question amusent, ils tendent toutefois à sabrer le rythme du jeu. Un mal pour un bien, car sans ces divertissements d’appoint, la durée de vie du jeu aurait bien eu du mal à demeurer crédible. Et puis, les collectionneurs en herbe prendront sans doute leur pied à accumuler les babioles dénichées à droit à gauche, que notre héros saura à chaque fois placer bien en évidence dans sa petite chambre de bonne (oui, Travis Touchdown a tout les traits du loser de base, c’est un fait indéniable). Mais cet écueil saura se faire oublier grâce à la patte graphique du jeu, unique, mêlant judicieusement cel-shading, décors épurés, protagonistes aux trognes remarquables et références innombrables à la culture du jeux vidéo. Inutile de vous spoiler plus, l’une des forces de No More Heroes : Heroes’ Paradise étant de pouvoir surprendre le joueur à chaque instant, il serait vraiment dommage de vous donner des indices sur ce qui vous attend. Pour finir sur une bonne note, sachez tout de même qu’à contrario de la version débarquée sur la console de Nintendo en 2007, cette mouture n’a pas subit les affres de la censure. Ainsi, libre à nous d’admirer les gerbes de sang provoquées par le sabre laser (sic) de notre héros. On acquiesce, évidemment…

Avec son univers léché, son gameplay nerveux et ses personnages difficilement oubliables, No More Heroes : Heroes’ Paradise semblait disposer de tous les élements en main pour s’afficher comme une franche réussite. Malheureusement, sa répétitivité et ses phases de jeux nous forçant à déambuler dans les rues d’une ville fantôme tendent à hacher le rythme de jeu, et en pousseront sans doute certain à lâcher l’aventure en route.

Le verdict ?


Que signifie cette pastille ?

Les +
Un concept bien pensé
Un gameplay nerveux et évolutif
Une patte graphique marquante
Un casting AAA

Les –
Le rythme de jeu tend parfois à baisser
Un peu répétitif, quand même

L’une des plus belles réussites de la Wii, menée par un Suda 51 au top de sa forme, se décide à revenir quelques années plus tard sur la console de salon Sony. Exit la Wiimote, faites place à une compatibilité PS Move plutôt bien amenée, et à des graphismes HD nettement plus chatoyants.



Après avoir réussi à séduire les joueurs sur la console de Nintendo, le volet fondateur de la série No More Heroes s’offre un dernier tour de piste sur Playstation 3. Pourtant, depuis, la série de Goichi Suda a hérité d’un second volet (là encore, exclusif à la Wii), qui a su gommer les (quelques) défauts de son prédécesseurs. Mais aussi étonnant que ça puisse paraître, le retour en arrière proposé ici ne déstabilise pas plus que ça. Sans doute grâce à la nouvelle compatibilité PS Move implantée, offrant un rendu bien plus probant que celui sorti par la Wiimote. Mais inutile d’aller trop vite en besogne. Car No More Heroes : Heroes’ Paradise est un jeu très particulier, qui nécessite au moins quelques explications au niveau de son scénario. Débarqué dans la peau de Travis Touchdown (ça ne s’invente pas…), vous allez être amené à devoir faire mordre la poussière aux 10 assassins (enchaînant avec brio les clichés et les références aux mangas, comics, et j’en passe) vous empêchant de prendre la place de numéro 1 dans le milieu. Et ce “à cause” d’une donzelle au charme indéniable, ayant réussi à faire tourner la tête de notre héros de pacotille. Vous voilà donc, sabre laser en main, prêt à vous frotter le temps de quelques heures à des affrontements sanglants. Mais n’allez pas croire que Grasshopper Manufacture s’est contenté de mimer le concept de Shadow of the Colossus. Car il ne sera pas question ici d’aligner les versus. Entre temps, vous devrez réussir à vous frayer un chemin jusqu’à l’assassin ciblé, et éliminer à chaque fois ses nombreux sbires. Pour ce faire, vous devrez vous accommoder d’un gameplay déstabilisant (mais loin d’être désuet), qui vous imposera de placer un “finish” en bonne et due forme à chaque adversaire pour le faire disparaître dans une dernière giclée d’hémoglobine. Pour faire simple, il vous faudra dans un premier temps réduire la barre de vie de vos adversaires à zéro, avant de devoir effectuer au PS Move (ou au pad classique, le jeu étant évidemment jouable à la DualShock) un rapide mouvement amorçant le-dit finish.

Si le tableau semblait idyllique, c’était sans compter sur la manie de Suda 51 à vouloir à chaque fois en faire trop. Ainsi, entre ces phases d’affrontements, il vous faudra écumer les rues de votre ville, à la recherche de jobs d’appoint permettant de financer votre prochaine exécution. Si les mini-jeux en question amusent, ils tendent toutefois à sabrer le rythme du jeu. Un mal pour un bien, car sans ces divertissements d’appoint, la durée de vie du jeu aurait bien eu du mal à demeurer crédible. Et puis, les collectionneurs en herbe prendront sans doute leur pied à accumuler les babioles dénichées à droit à gauche, que notre héros saura à chaque fois placer bien en évidence dans sa petite chambre de bonne (oui, Travis Touchdown a tout les traits du loser de base, c’est un fait indéniable). Mais cet écueil saura se faire oublier grâce à la patte graphique du jeu, unique, mêlant judicieusement cel-shading, décors épurés, protagonistes aux trognes remarquables et références innombrables à la culture du jeux vidéo. Inutile de vous spoiler plus, l’une des forces de No More Heroes : Heroes’ Paradise étant de pouvoir surprendre le joueur à chaque instant, il serait vraiment dommage de vous donner des indices sur ce qui vous attend. Pour finir sur une bonne note, sachez tout de même qu’à contrario de la version débarquée sur la console de Nintendo en 2007, cette mouture n’a pas subit les affres de la censure. Ainsi, libre à nous d’admirer les gerbes de sang provoquées par le sabre laser (sic) de notre héros. On acquiesce, évidemment…

Avec son univers léché, son gameplay nerveux et ses personnages difficilement oubliables, No More Heroes : Heroes’ Paradise semblait disposer de tous les élements en main pour s’afficher comme une franche réussite. Malheureusement, sa répétitivité et ses phases de jeux nous forçant à déambuler dans les rues d’une ville fantôme tendent à hacher le rythme de jeu, et en pousseront sans doute certain à lâcher l’aventure en route.

Le verdict ?


Que signifie cette pastille ?

Les +
Un concept bien pensé
Un gameplay nerveux et évolutif
Une patte graphique marquante
Un casting AAA

Les –
Le rythme de jeu tend parfois à baisser
Un peu répétitif, quand même