Test

Test : PES 2010

Par Rédacteur Invité le

Après des PES 2008 et 2009 franchement moyens, Konami a annoncé cette année s’être enfin donné les moyens de ses ambitions (démesurées ?) : reprendre sa place de numéro 1 dans la cour des jeux de foot sur consoles. Tâche ô combien difficile face à un FIFA 10 au top de sa forme, il faut bien le dire. Mais dans le sport, on est jamais à l’abri d’un exploit…

test_PES_2010_6

A chaque fois qu’un PES débarque à la rédac’ depuis le fameux volet 2008, impossible de ne pas appréhender. Mais cette fois, Konami nous a promis qu’on aurait droit à du mieux. Premier constat : la firme a clairement mis les petits plats dans les grands cette année du côté de la réalisation graphique de son soft, en offrant un rendu très chiadé, aussi bien du côté du terrain que du côté des tribunes et en se parant d’effets de lumière de toute beauté. Là ou c’est amusant d’ailleurs, c’est quand on s’aperçoit que PES surclasse complètement FIFA au niveau des modélisations des joueurs, et plus particulièrement de leurs visages, au point de proposer bien souvent de véritables sosies faits de pixels. C’est dire. Dommage que les efforts n’aient pas été aussi importants au niveau de la physique des footballeurs, bien moins naturelle que celle proposée par EA Sports. Du coup, on a parfois l’impression de se retrouver avec un terrain investi par des joueurs handicapés par une rigidité frustrante au possible, chassant toute notion de naturel. Enfin, impossible de ne pas noter du mieux par rapport à la mouture de l’an passé, mais c’est toujours loin d’être la panacée. On se consolera comme on peut en se disant que le jeu dispose d’un duo de commentateurs composé par Grégoire Margotton et Christophe Dugarry, tous 2 œuvrant actuellement sur Canal +. Bien pensé, même si on ne pourra qu’être parfois déçus par le manque de répondant de nos 2 hommes. Enfin, dans l’ensemble, c’est quand même dans la bonne moyenne…

Mais inutile de tourner autour du pot : ce qui nous intéresse vraiment, c’est la façon dont le gameplay a été modifié (et amélioré). Et malheureusement, ce n’est pas encore cette fois qu’on va pouvoir sauter au plafond. Car si l’I.A. s’est cette fois décidée à adopter un jeu plus probant et si les développeurs ont décidé de ralentir considérablement le rythme du jeu, on ne peut s’empêcher de tiquer sur bien des points. A commencer par une gestion des duels assez fade, ne tirant pas ou peu parti des gabarits des joueurs, et donnant souvent lieu à des chocs frontaux peu techniques. En plus de ça, si on peut saluer les efforts réalisés pour offrir aux défenseurs des réactions plus “équilibrées”, on ne pourra que pester sur l’obligation de monter le niveau de difficulté pour commencer à ressentir un véritable challenge digne de ce nom (et éviter de claquer 3 buts en 20 minutes dans le même temps…) Et puis, que dire de l’impossibilité de déclencher de façon manuelle des appels de balle ? Parce que l’obligation de se calquer sur les envies de l’I.A., franchement, ça va 5 minutes, mais bon… Reste que la physique de la balle proposée par le soft est une nouvelle fois au top, et frapper au but est un véritable plaisir, tant on “sent” partir le pied dans le ballon… On notera quand même au rayon des nouveautés l’apparition d’un système basé sur des cartes, et vous permettant d’attribuer (ou de retirer, mais honnêtement, qui le fera ?) des caractéristiques bien précises à chacun de vos joueurs. A côte de ça, la gestion de la stratégie est désormais un peu plus poussée, un peu plus calquée sur la méthode FIFA aussi, même si le jeu de Konami conserve un petit avantage en permettant de réaliser des changements stratégiques directement sur le terrain (pressing offensif, repli en défense…)

Sur la question des modes de jeu par contre, on sent que les développeurs ont travaillé certains points, mais en ont laissé d’autres de côté. Ainsi, impossible de ne pas accrocher à la nouvelle Ligue des Masters, cette année encore un peu plus peaufinée, entrecoupée par les Ligue des Champions et Europa League, et mettant encore un peu plus l’accent sur l’aspect gestion, histoire de couper la poire en 2 et ravir aussi bien les fans de jeu pur que les amateurs de gestion éclairés. Par contre, on passera rapidement sur le mode Deviens une Légende, vous permettant de contrôler un seul et unique joueur sur le terrain, pas immersif pour un sou et globalement raté, il faut bien le dire (on n’évoquera même pas la concurrence, qui atomise directement cette pâle copie réalisée par Konami…) Enfin, impossible de ne pas conclure ce test en déplorant le manque de licences injectées au soft. Difficile en effet de prendre son pied en dirigeant des joueurs et des équipes fictives (pas de Bundesliga par exemple, ça fait mal…) En plus de ça, certains transferts sont loin d’être à jour, et vous serez obligés de les réaliser manuellement pour disposer d’une base de données actualisée. Un comble.

Ah, si seulement ce PES 2010 était aussi agréable à regarder qu’à jouer ! Parce qu’on doit bien le dire : si Konami a réalisé des efforts au niveau du gameplay, le tout reste quand même bien loin d’un FIFA, qui lui semble avoir tout compris depuis plusieurs années déjà… Bref, si cette nouvelle mouture pose de bonnes bases, on attendra que les développeurs les peaufinent de la façon la plus efficace qui soit pour être convaincus…

Le verdict ?


Que signifie cette pastille ?

Les +
Des joueurs modélisés à la perfection
L’ambiance des matchs
Du mieux dans le gameplay…

Les –
…mais on est encore loin du but..
Collisions souvent frustrantes
Le jeu en ligne peu exhaustif
L’I.A. parfois à l’ouest

Après des PES 2008 et 2009 franchement moyens, Konami a annoncé cette année s’être enfin donné les moyens de ses ambitions (démesurées ?) : reprendre sa place de numéro 1 dans la cour des jeux de foot sur consoles. Tâche ô combien difficile face à un FIFA 10 au top de sa forme, il faut bien le dire. Mais dans le sport, on est jamais à l’abri d’un exploit…

test_PES_2010_6

A chaque fois qu’un PES débarque à la rédac’ depuis le fameux volet 2008, impossible de ne pas appréhender. Mais cette fois, Konami nous a promis qu’on aurait droit à du mieux. Premier constat : la firme a clairement mis les petits plats dans les grands cette année du côté de la réalisation graphique de son soft, en offrant un rendu très chiadé, aussi bien du côté du terrain que du côté des tribunes et en se parant d’effets de lumière de toute beauté. Là ou c’est amusant d’ailleurs, c’est quand on s’aperçoit que PES surclasse complètement FIFA au niveau des modélisations des joueurs, et plus particulièrement de leurs visages, au point de proposer bien souvent de véritables sosies faits de pixels. C’est dire. Dommage que les efforts n’aient pas été aussi importants au niveau de la physique des footballeurs, bien moins naturelle que celle proposée par EA Sports. Du coup, on a parfois l’impression de se retrouver avec un terrain investi par des joueurs handicapés par une rigidité frustrante au possible, chassant toute notion de naturel. Enfin, impossible de ne pas noter du mieux par rapport à la mouture de l’an passé, mais c’est toujours loin d’être la panacée. On se consolera comme on peut en se disant que le jeu dispose d’un duo de commentateurs composé par Grégoire Margotton et Christophe Dugarry, tous 2 œuvrant actuellement sur Canal +. Bien pensé, même si on ne pourra qu’être parfois déçus par le manque de répondant de nos 2 hommes. Enfin, dans l’ensemble, c’est quand même dans la bonne moyenne…

Mais inutile de tourner autour du pot : ce qui nous intéresse vraiment, c’est la façon dont le gameplay a été modifié (et amélioré). Et malheureusement, ce n’est pas encore cette fois qu’on va pouvoir sauter au plafond. Car si l’I.A. s’est cette fois décidée à adopter un jeu plus probant et si les développeurs ont décidé de ralentir considérablement le rythme du jeu, on ne peut s’empêcher de tiquer sur bien des points. A commencer par une gestion des duels assez fade, ne tirant pas ou peu parti des gabarits des joueurs, et donnant souvent lieu à des chocs frontaux peu techniques. En plus de ça, si on peut saluer les efforts réalisés pour offrir aux défenseurs des réactions plus “équilibrées”, on ne pourra que pester sur l’obligation de monter le niveau de difficulté pour commencer à ressentir un véritable challenge digne de ce nom (et éviter de claquer 3 buts en 20 minutes dans le même temps…) Et puis, que dire de l’impossibilité de déclencher de façon manuelle des appels de balle ? Parce que l’obligation de se calquer sur les envies de l’I.A., franchement, ça va 5 minutes, mais bon… Reste que la physique de la balle proposée par le soft est une nouvelle fois au top, et frapper au but est un véritable plaisir, tant on “sent” partir le pied dans le ballon… On notera quand même au rayon des nouveautés l’apparition d’un système basé sur des cartes, et vous permettant d’attribuer (ou de retirer, mais honnêtement, qui le fera ?) des caractéristiques bien précises à chacun de vos joueurs. A côte de ça, la gestion de la stratégie est désormais un peu plus poussée, un peu plus calquée sur la méthode FIFA aussi, même si le jeu de Konami conserve un petit avantage en permettant de réaliser des changements stratégiques directement sur le terrain (pressing offensif, repli en défense…)

Sur la question des modes de jeu par contre, on sent que les développeurs ont travaillé certains points, mais en ont laissé d’autres de côté. Ainsi, impossible de ne pas accrocher à la nouvelle Ligue des Masters, cette année encore un peu plus peaufinée, entrecoupée par les Ligue des Champions et Europa League, et mettant encore un peu plus l’accent sur l’aspect gestion, histoire de couper la poire en 2 et ravir aussi bien les fans de jeu pur que les amateurs de gestion éclairés. Par contre, on passera rapidement sur le mode Deviens une Légende, vous permettant de contrôler un seul et unique joueur sur le terrain, pas immersif pour un sou et globalement raté, il faut bien le dire (on n’évoquera même pas la concurrence, qui atomise directement cette pâle copie réalisée par Konami…) Enfin, impossible de ne pas conclure ce test en déplorant le manque de licences injectées au soft. Difficile en effet de prendre son pied en dirigeant des joueurs et des équipes fictives (pas de Bundesliga par exemple, ça fait mal…) En plus de ça, certains transferts sont loin d’être à jour, et vous serez obligés de les réaliser manuellement pour disposer d’une base de données actualisée. Un comble.

Ah, si seulement ce PES 2010 était aussi agréable à regarder qu’à jouer ! Parce qu’on doit bien le dire : si Konami a réalisé des efforts au niveau du gameplay, le tout reste quand même bien loin d’un FIFA, qui lui semble avoir tout compris depuis plusieurs années déjà… Bref, si cette nouvelle mouture pose de bonnes bases, on attendra que les développeurs les peaufinent de la façon la plus efficace qui soit pour être convaincus…

Le verdict ?


Que signifie cette pastille ?

Les +
Des joueurs modélisés à la perfection
L’ambiance des matchs
Du mieux dans le gameplay…

Les –
…mais on est encore loin du but..
Collisions souvent frustrantes
Le jeu en ligne peu exhaustif
L’I.A. parfois à l’ouest