La Razer Naga V3 Pro est disponible aujourd’hui à 199,99 €. Toujours trois plaques latérales interchangeables, toujours cette montagne de boutons qui tombe sous le pouce. Sur le papier, Razer a tout revu : nouveau capteur, nouveaux switches, molette repensée, poids revu à la baisse. Restait à voir si, souris en main, ça suivait.
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Une prise en main qui ne se discute pas
Rien à redire côté confort. La coque épouse bien la paume et je n’ai ressenti aucune fatigue même après plusieurs heures d’affilée. Détail que j’apprécie et qu’on croise rarement ailleurs, Il y a carrément un espace dédié à l’annulaire. Ça paraît anecdotique, mais ça change le maintien sur la durée. On sent tout de suite qu’on tient une souris pensée pour les longues session avec une prise en palm rest impliquant toute la paume reposant sur cette nouvelle Naga.
Le système de plaques, toujours aussi malin
Le principe reste le même et il reste excellent. On change toute la tranche gauche de la souris pour l’adapter au type de jeu, via un système magnétique doublé d’un petit loquet situé sous la souris. C’est propre, rapide, et ça tient parfaitement en place une fois verrouillé.

La plaque 2 boutons est toute indiquée pour les FPS. Ergonomiquement, c’est du tout bon : les deux boutons tombent pile sous le pouce et le clic est satisfaisant. Rien qui dépasse, rien qui gêne.
La plaque 12 boutons, en revanche, je la trouve légèrement exagérée. On y perd en précision, et à force d’empiler les touches, on finit par appuyer à côté ou ne pas savoir sur quel bouton on va appuyer. Le vrai point fort de cette Naga, c’est la plaque 6 boutons. Les touches sont assez marquées pour qu’on sache, rien qu’aux sensations du pouce, sur laquelle on va appuyer, et ça suffit largement à couvrir la plupart des skills d’un MMORPG sans avoir à se transformer en pianiste du pouce.
Deux boutons en plus près du clic gauche, pour quoi faire ?
Nouveauté de cette V3 Pro, deux petits boutons collés au clic gauche font leur apparition. Honnêtement, ergonomiquement parlant, ils ne tombent pas naturellement sous le doigt et j’ai du mal à voir leur intérêt en jeu. Devant les chercher, ils imposent donc un certain manque de réactivité. Par défaut, ils servent à monter ou descendre les DPI.
Là où ils deviennent malins, c’est plutôt sur le domaine de la productivité. Sur un logiciel d’édition comme Photoshop ou Lightroom, les réassigner à des raccourcis se révèle vite pratique. Un ajout qui parlera plus aux créatifs qu’aux joueurs donc.
Sous le capot, ça envoie
Razer a musclé la fiche technique. On passe au capteur Focus Pro 50K Gen-3, soit 50 000 DPI (contre 30 000 sur la V2 Pro), des switches optiques Gen-4 donnés pour 100 millions de clics, et une molette inclinable avec quatre modes de défilement. Les inscriptions des boutons sont désormais moulées dans la matière plutôt qu’imprimées, ce qui régle complètement le problème des légendes qui s’effacent avec le temps. L’autonomie grimpe à 155 heures également. La Naga V3 Pro fonctionne en sans-fil ajoute aussi le Bluetooth. Un vrai plus pour les adeptes de PC portable ou de jeu mobile, qui peuvent l’appairer sans monopoliser un port USB.
Petit bémol tout de même, la souris est cadencée à 1000 Hz de base, et le vrai 8000 Hz réclame un dock ou un dongle vendus séparément.
La Naga perd du poids, mais est-ce bien suffisant ?
Il faut le dire clairement, la Naga V3 est lourde. Razer l’a pourtant allégée, on passe de 134 g sur la V2 Pro à environ 117 g ici, mais ça reste une souris plutôt massive. Résultat, elle est nettement moins à l’aise sur les FPS nerveux, où chaque gramme compte. Cela dit, c’était à prévoir puisque ce n’est tout simplement pas ce pour quoi elle est faite.
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Lui reprocher son poids en FPS, c’est un peu reprocher à un 4×4 de ne pas gagner sur circuit. Sur les MMO, c’est moins important.
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