Dès qu’on attache la monte à son poignet, on comprend que la Galaxy Watch 8 a changé de silhouette. Fini le boîtier rond épais qui faisait “bulle” sur le bras : place à une forme « squircle » (entre le cercle et le carré) plus plate et plus moderne. Résultat, la montre se cale mieux au poignet et gagne en confort, surtout quand on la garde la nuit pour le suivi du sommeil.
Disponible en 40 et 44 mm, avec un écran qui grimpe jusqu’à 3 000 nits de luminosité, elle reste parfaitement lisible même en plein soleil. La Classic, le modèle le plus imposant (46 mm), est dotée en plus d’une lunette rotative qui fait toute la différence : naviguer dans les menus sans recouvrir l’écran de traces de doigts est un vrai plus, surtout en plein effort. Pour notre part, nous avons testé la version standard, fine et légère, idéale pour un port quotidien en toute discrétion.
Interface fluide et intelligence artificielle au poignet
Côté logiciel, la Galaxy Watch 8 tourne sous One UI Watch (sur la base Wear OS 6). L’interface est fluide, les tuiles répondent sans accroc et la navigation reste intuitive. Un appui long sur le bouton supérieur permet d’activer Gemini, l’intelligence artificielle de Google. On dicte un rappel de rendez-vous, on lui demande la météo du lendemain ou de jouer une playlist. La réponse s’affiche quasi instantanément à l’écran, avec des cartes contextualisées.
Nous avons joué le jeu pendant plusieurs jours en passant par la montre plutôt que de sortir notre smartphone. Trouver l’horaire d’ouverture d’un magasin, lancer un minuteur pour des œufs coque, envoyer un message… La fonction répond correctement à la plupart des questions mais avec néanmoins une petite latence gênante (on ne sait pas si une réflexion est en cours ou s’il y a un bug). Et la taille de l’écran fait néanmoins qu’on reste parfois frustré par des réponses un peu génériques. Bien, mais peut mieux faire.
Santé et sport : des capteurs toujours plus nombreux
Samsung a voulu enrichir encore la partie santé. En plus du suivi cardiaque, du stress ou de l’oxygène sanguin, deux nouvelles métriques font leur apparition : « l’index antooxydant » et la « charge vasculaire ». Le premier se mesure en posant son pouce sur le capteur à l’arrière de la montre (il faut donc la décrocher du poignet). Résultats ? Les résultats sont variables selon l’éclairage, la couleur de peau, la pression… Amusant donc, mais pas encore un indicateur fiable. Le second, en revanche, reflète assez bien la charge cardiovasculaire après une séance sportive. Un bon point.
Sur le terrain, la Watch 8 s’en sort bien. Lors d’un footing de 6 km, les mesures GPS étaient dans la marge de 1 à 2 % par rapport à une montre spécialisée. La fréquence cardiaque suit correctement, avec seulement un léger retard lors de changements de rythme brutaux. On ne lui fera donc pas confiance sur une séance de fractionné 30/30 par exemple. Quant au “Running Coach”, il adapte un plan d’entraînement en fonction d’un test de 12 minutes : pratique pour se motiver à progresser sans se perdre dans les réglages.
Autonomie : un talon d’Achille toujours présent
C’est le point qui fâche. En usage quotidien, notifications, suivi santé, un peu de sport, quelques requêtes Gemini, la Galaxy Watch 8 tient entre 28 et 32 heures. Aux max, sans sport ou presque, on peut atteindre presque deux jours d’utilisation. À contrario, avec l’écran Always On activé, on descend à environ 24 heures. En usage intensif, il est même possible de vider la batterie avant la fin de la journée… À noter que la version Classic, plus massive, fait légèrement mieux grâce à sa batterie plus grande, mais pas au point de changer la donne.
La recharge, magnétique, n’arrange pas les choses. Comptez une demi-heure pour remonter à 50 %, environ 1h30 pour un plein complet. Il faut être relativement patient. Pas de charge Qi universelle, et pas de bond générationnel en comparaison de la Galaxy Watch 7. Si l’on veut porter la montre la nuit pour analyser son sommeil, il faut penser à la recharger en soirée ou tôt le matin — un petit rituel qui finit par agacer. D’autant plus que nombre de montres concurrentes ont fini par trouver la solution.
Prix et disponibilité
La Samsung Galaxy Watch 8 démarre à environ 380€ pour la version 40 mm Bluetooth, et grimpe selon la taille, la connectivité LTE ou la finition Classic (celle-ci démarre à 520€). Les tarifs restent compétitifs face à la concurrence haut de gamme, même si certains modèles plus orientés endurance (Garmin, Coros, Suunto, etc.) gardent une nette avance sur la batterie.

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