Test

[Test] Splatoon

Notre avis
8 / 10

Par Corentin le

Enfin. Enfin une vraie nouvelle licence d’envergure 100% Nintendo. Avec une idée novatrice de game design et un univers unique. Enfin une prise de risque bon sang ! Je ne suis pas sûr d’avoir vu un jeu inédit d’un tel calibre depuis peut-être Pikmin. Certes, il y a bien eu des nouvelles licences depuis, mais rien qui ne soit aussi innovant et frais que ne l’est Splatoon aujourd’hui.

À l’instar d’un Mario Kart qui a repris les codes du jeu de course pour mieux se les approprier, Splatoon s’attaque quant à lui au jeu de tir. Et si dans ce type de jeu il faut d’habitude faire le plus de morts avec son arme, ici, ce sacro-saint objectif devient tout au plus un moyen desservant un tout autre dessein : recouvrir le plus de territoire possible avec de la peinture.

Cela change tout, car si tuer un adversaire ralentit évidemment toute son équipe durant de très longues secondes (en plus de le faire éclater dans une explosion de peinture de la couleur de son assassin), tirer un peu partout sera tout aussi important. Et hop ! En une idée de design extrêmement intelligente, Nintendo parvient à rendre accessible au plus grand nombre un genre qui peut être parfois très rude. Parce qu’après tout, si vous tirez à côté, hé bien au moins, vous aurez recouvert un peu de surface et participé à la construction de la victoire de l’équipe.

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Autre changement d’envergure pour Nintendo, il s’agit de son premier jeu dont la substantifique moelle se trouve dans le multijoueur en ligne. C’est un pari extrêmement risqué pour l’éditeur tant ce dernier a du mal à construire une architecture en ligne digne de ce nom. Tous ceux qui se seront frottés au netcode de Super Smash Bros. sur Wii U en témoigneront : Nintendo et le online, c’est encore loin d’être une grande histoire d’amour.

L’univers est également assez inédit. Très urbain et décalé, il propose des graphismes, un character design et des musiques qui mêlent des références extrêmement modernes. On se bat dans des centres-ville tagués, on croise des ersatz de Starbucks dans les arènes, des idols à la japonaise présentent les informations sur les matchs en ligne et les thèmes du jeu mélangent rock, électro et world music. En gros, si je devais décrire en un mot cette direction artistique complètement fofolle je dirais « contemporain ». Et cela est d’autant plus étonnant venant de la part de Nintendo qui a plutôt tendance à revisiter ses univers plutôt qu’à en créer de nouveaux, ces derniers temps.