Rapidshare dans le collimateur des ayants-droits

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Par Membre rédacteur le

Alors que la mise à mort de MegaUpload continue, voici que Rapidshare, alter-ego qui souhaite actuellement se faire tout petit, se retrouve dans le viseur du FBI.

Alors que Kim Dotcom a passé un certain temps à résoudre les conflits armés à travers le monde ou encore à s’inquiéter de la taxe carbone en France, son homologue chez RapidShare Christian Schmid s’est lui attaché à dépenser son argent (environ 600 000 dollars en 2010) dans des campagnes de lobbying auprès du gouvernement américain afin de le convaincre que l’activité de son site n’était que le simple hébergement de fichiers et non un repaire de contenus illégaux.

L’avocat de l’individu en question Daniel Raimer souhaite par ailleurs opérer une distinction nette et immédiate entre son client et les frasques de Kim Dotcom :

Schmid est timide et n’aime pas vraiment les autres, il n’est pas très porté sur la conversation.

Bien entendu, de nombreux ayants-droits sont en procès avec le site et Raimer ne s’en cache pas :

Les poursuites nous parviennent et se terminent sans cesse[…]C’est une bataille en cours…

Bien que ces plaintes soient classées et que le site n’est toujours pas été reconnu coupable d’activités contraires aux droits d’auteur, RapidShare figure depuis 2010 sur la Piracy Watch List, sorte de liste noire des sites internet.

Rapidshare dispose d’un système automatisé de vérification des fichiers mis en ligne qui est censé supprimer les fichiers portant atteinte aux droits d’auteurs, les utilisateurs détectés comme étant à l’origine de la mise en ligne de ces fichiers sont ainsi bannis au bout du troisième avertissement.

Bien que l’avocat de Mr Schmid affirme que le site n’a opéré aucun changement dans son fonctionnement général depuis l’affaire MegaUpload, en Fevrier 2010, la société a mis un terme à son programme de rémunération à l’attention des meilleurs uploaders en juin 2010, la société est allée plus loin en cessant toutes ses offres de réduction sous forme d’abonnements gratuits à l’attention des meilleurs uploaders, faits assez atypiques pour une société qui compte 10% d’utilisateurs de comptes payants…

Vous trouverez donc à la fin de cet article quelques documents montrant notamment la baisse du nombre de liens soumis à Rapidshare suite à la suppression successive de ses programmes de fidélité, de là à dire qu’il tombe sous le coup des mêmes chefs d’accusation que MegaUpload et que c’est simplement le demi-million de dollars grassement versé aux personnalités influentes du gouvernement qui lui font garder la tête hors de l’eau…

Voici également (en anglais malheureusement) un lien vers un document fort intéressant sur les différents services de mise en ligne de photos de vacances.

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